‹ Éléments d'archéology chrétienneChapitre 210 sur 334 · TOC • GN 0GU) V · texte numérisé non relu

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(Mi4s. VacJ

222 ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

Les qualificatifs MAKAPIOC et surtout rATKTTATOC sont fréquents. L'expression TPeniOC , TPeUAMENOC ,

traduit le latin « Alumnus ». Une formule assez commune est celle de MMDIHC XAPIN, « en souvenir ».

lOrCTGIMH CÏMBKO AGIMNIICTCU 6PMIIC MMIMHC XAPIN

(Mus. Val.J

A]VBIIA^'LU TCO AAeA(I>LO MeNGKAHC MNHMHC GNeKeN

(flrtis. Val.J

eN IPHNH IKOIMHCIC NMCIMOC ICeKOÏMAHC

(St-Hermès. )

IvA • tpiAcoTA rAÏKVTATU) 'vAGA'lXxi ©eOALOPU) ZcoMGX

tGM eGLo €::^r-^

(Cim. de Priscille.)

0 nATHP TU)N EANTloN • OVC • GnOlIICGC . K n^PGAABHC • GIPHNHN • ZOHN • k • MAPKGAAON

COI AOZA • ex \^ 1

(Cim. de Priscille.)

LES INSCRIPTIONS GRECQUES

La formule OYAEIC A0ANAT 0 C (<{ Nemo inmortalis»), fréquente sur les monuments païens, se rencontre quelquefois sur les inscriptions chrétiennes.

eAPOIA CKMG OYAIC A0A NATOC

(Rhis. Vat.)

On a déjà pu remarquer qu'il y a parfois des inscriptions latines écrites en lettres grecques, et réciproquement des inscriptions grecques en caractères latins.

Ces quelques observations générales seront complétées par les inscriptions que le lecteur trouvera dans la description détaillée des Catacombes. Plusieurs inscriptions grecques chrétiennes ont été publiées dans le Corpus ïnscriptioimin graecarwn ; plus récemment on a décidé de les grouper à part et de former un Corpus inscriptiotmin graecarujn christianaruni, recueil très utile que le monde savant attend avec une légitime impatience.

Cl)apitre neuvième.

LES INSCRIPTIONS HISTORIQUES

LES inscriptions historiques fornnent dans l'épigraphie chrétienne un groupe très important. Celles qui ont pour auteur S. Damase méritent d'être étudiées à part ; nous commencerons par elles, et nous parlerons ensuite des inscriptions postérieures.

§ I, Inscriptions damasiennes (').

Saint Damase naquit au commencement du IV^ siècle, sous la persécution de Dioclétien. Il mourut en 384. Or S. Jérôme (2) nous dit : « Prope octogenarius sub Theodosio principe mortuus est. » C'est donc à l'année 304 environ qu'il faut rapporter la date de sa naissance. Le Liber ponti- Jîcalis, Baronius, Ciaconio, Ferez, le font naître en Espagne. Sa famille était en effet d'origine espagnole ou portugaise. Mais lui-même était Romain, comme l'ont reconnu Tillemont et Merenda. Son père faisait partie du clergé attaché aux archives de l'Eglise romaine près du théâtre de Pompée, et remplit successivement les fonctions de greffier, de lecteur, de diacre, de prêtre :

Hic Pater, excepter, lector, levita, sacerdos... (^).

Damase exerça les mêmes charges. Il semble qu'il ait été de l'opposition sous le pape Libère. Quand, à la mort de Libère, lui-même fut élevé au souverain pontificat, un antipape, Ursin, lui fut opposé. Mais Damase triompha du schisme, et fut dès lors tout dévoué au culte des martyrs, attribuant à leur intervention la fin des divisions qui avaient attristé l'Église :

1. Cf. de Rossi, Bulleltino di archcol. crist., passim, spécialement 1884, p. 8-31 ; — Rom. soit., t. I, p. 118122; — Palrol. lat., t. XIII ; — Max. Ihm, Damasi epigrammata, Leipzig, 1895.

2. De icriptoribtis eccles.y CIII. {P. L., t. XXIII, col. 701).

3. Carin. XXX V [P. L., t. XIII, col. 409). — Les « e.xceptores » étaient, dans l'Église primitive, des notaires chargés de recueillir les actes des mart) rs et les délibérations des assemblées ecclésiastiques.

LES INSCRIPTIONS DAMASIENNES. 225

Pro reditii cleri Christo praestante triumphans Martyribus sanctis reddit sua vota sacerdos (').

Dans leur ardeur à protester contre le schisme, ses partisans déclaraient qu'il était né pape : « Natus qui antistes sedis Apostolicae » (2).

S. Damase déploya un grand zèle pour la conservation, l'embellissement et la restauration des tombeaux des martyrs. Il les fit rechercher, les dégagea des décombres, élargit les galeries importantes, agrandit les lucernaires, en ouvrit de nouveaux, construisit des escaliers, etc. On pourrait presque l'appeler le premier archéologue chrétien. Il fut aussi le poète des martyrs, poète élégant, au jugement de S. Jérôme : « Elegans in versibus scribendis » (3), historien consciencieux, qui cite ses témoignages :

Percussor retulit Damaso mibi cum puer essem (•*)

Fama refert (=),

et ne craint pas de faire des réserves sur les événements dont il ne connaît pas avec certitude l'authenticité :

Haec audita refert Damasus, probat omnia Christus (^). Il dut faire des recherches historiques, que lui facilitait d'ailleurs son expérience des archives de l'Eglise, et prit soin de recueillir ce qu'on savait des martyrs (7).

Son ouvrage De Virginitate est perdu. Nous ne possédons même pas toutes ses poésies. Les anciens recueils épigraphiques nous ont conservé le texte d'environ 40 inscriptions, qui ont été publiées par Rivinus (XVII^ siècle), Fabricius, Ubaldini (1630), Sarazani (1671), Merenda (8), Migne et dernièrement par M. Ihm. Elles sont en vers hexamètres ; les règles prosodiques n'y sont pas toujours rigoureusement

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