‹ Éléments d'archéology chrétienneChapitre 60 sur 334 · Z^ APOSTOLO M ART · texte numérisé non relu

Z^ APOSTOLO M ART

Grégoire XVI eut la pensée d'ouvrir le sarcophage : l'exemple d'Urbain VIII l'en détourna.

Après l'an Gj, la persécution dura encore une année

I. « Tametsi integritas cognominis a Turrigio traditi ( LIN VS) justa dubkatione non careat, ei tamen fa vent indicia, quae suadentidem nomensepulcroinscriptum eodem loco, saeculo IXo, lectum notatumque esse. » De Rossi, Inscript, christ., vol. II, p. l^, p. 237. Cf. Bullettin., 1864, p. 50.

PERSÉCUTION DE DOMITIEN. I9

environ. Ni les Martyrologes ni les catacombes ne nous permettent d'en connaître toutes les victimes. On peut présumer qu'elles furent souvent réunies dans ces polyandres dont parle Prudence, oià parfois on inscrivait le nombre des martyrs, sans y joindre les noms, « que Jésus-Christ seul connaît » (i).

Mais sous la pression même de la pitié populaire, les cruautés de l'an 64 ne s'étaient pas prolongées, les chrétiens se voyaient plutôt condamnés aux travaux publics nécessités par la transformation de la ville de Rome. Néron bâtit alors sa Maison dorée, qui s'étendit du Palatin à l'Esquilin. Il avait projeté de réunir ces deux collines à l'Aventin et au Vimînal, afin, disait-il, d'être logé comme un homme. Impuissants à empêcher ces folies, les Romains s'en vengeaient par des épigrammes comme celle-ci :

Roma domus fiet : Veios migrate, Quîrites, Si non et Veios occupât ista domus (2).

Les ruines de la Maison dorée existent encore sur l'Esquilin, au-dessous de S. Pietro in Vincoli ; c'est de là que vient la statue du Laocoon,

Les grands travaux entrepris par Néron furent suspendus après lui. Ses successeurs, plus modestes, se contentèrent d'habiter le Palatin. La persécution cessa en 69. Pendant 30 ans, sous Galba, Othon, Vitellius, Vespasien et Titus, les chrétiens de tout l'Empire furent en paix.

§ II. Persécution de Domitien.

Quelques écrivains supposent qu'il y eut une persécution sous Vespasien ; parmi les victimes qu'elle aurait faites, on nomme, sur des indications vagues et douteuses, S. Apollinaire de Ravenne. On s'appuie aussi sur l'inscription d'un

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