‹ Éléments d'archéology chrétienneChapitre 61 sur 334 · Suét., Nero · texte numérisé non relu

Suét., Nero

20 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

certain Gaudentius, qui aurait été l'architecte du Colisée et que \^espasien aurait fait mettre à mort (').

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Mais cette inscription, conservée dans la crypte de l'église de Ste-Martine, est certainement fausse : tout le prouve, et la forme des caractères, et les signes de ponctuation, et le texte même. Les acclamations à l'empereur sont absolument inusitées dans les inscriptions authentiques. Il ne faut voir dans celle ci qu'une falsification du XVI^ ou du XVI I^ siècle. On sait que le célèbre Pirro Ligorio se fit un jeu de fabriquer un grand nombre d'inscriptions, qui ont été réunies dans le Corpus inscriptio}iiiin latinarum et sont connues sous le nom de Pestis ligoriana. C'est sans doute à lui ou à quelqu'un de son école que doit être attribuée l'inscription de Ste-Martine. Aringhi et plusieurs autres auteurs l'ont crue

I. Le Colisée ou Amphithéâtre Flavien, commencé par Vespasien, fut continué par Titus et dédié solennellement en l'an 80. Trajan, Commode, Alexandre-Sévère, Elagabale, y firent des embellissements ou des réparations. Deux inscriptions, placées près de l'entrée actuelle, rappellent les travaux qui y furent encore exécutés au Ve et au VI^ siècle. Au moyen âge, il subit de grands ravages par suite des invasions Normandes, des guerres entre grandes familles romaines et des tremblements de terre. Il fut pendant plusieurs siècles exploité comme une carrière de pierres ; il aurait été encore plus dévasté, si Benoit XIV ne l'eût, comme le Panthéon et bien d'autres monuments, consacré par la religion. Des médailles anciennes nous donnent l'idée de ce qu'il était primitivement. Elles le représentent entre le portique des Thermes de Titus, la « meta sudans » et la statue colossale de Xéron sous les traits d'.-\pollon. L'aspect extérieur est celui d'une ellipse. Le mur offre, dans sa hauteur, trois ordres d'architecture, surmontés de l'attique. .'\u milieu de chaque arc était placée une statue; des écus de bronze formaient le couronnement. Les arcs étaient au nombre de 80, dont 47 se sont écroulés. A l'intérieur, on distingue 1' « arena » ou partie centrale, soutenue par des constructions de diverses époques ; le « podium », réservé aux personnages distingués ; et les degrés, où prenaient place les autres spectateurs. Dans ces amphithéâtres on donnait deux sortes de spectacles : les combats de gladiateurs et les chasses de bêtes fauves. Beaucoup de chrétiens durent y être immolés, notamment ceux dont les Actes mentionnent le martyre « in theatro, in amphitheatro, juxta simulacrum Solis ». Le nom de Colisée fait probablement allusion à la masse du monument. On connaît le mot attribué au Vén. Bède : « Quamdiu stat Colisaeus, stat et Roma ; quando cadet Colisaeus, cadet et Roma ; quando cadet Roma, cadet et mundus. > Excerpliones Patrum, Collectanea {P. L., t. XCIV, col. 543). Cf. Marangoni, Délie memorie sacre e profane delT amfiteatro Flavio.

PERSÉCUTION DE DOMITIEN

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L'AMPHITHEATRE FLAVIEN.

vraie ; il est plus surprenant de trouver la même opinion dans quelques ouvrages récents (^).

I. D'autres inscriptions apocryphes se rattachent à l'histoire des persécutions ; ainsi l'inscription, rapportée par Pérez ( Histoire d' Espagne)., qui relate la destruction du christianisme sous Dioclétien : « Nomine chrisiianorum ubique deleto.,. » 11 faut en dire autant de la suivante, consacrée à la mémoire d'un prétendu martyr :

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