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P.ÈGNÈ DE NAPOLÉON III

vils; parmi les employas militaires figurent des (jardienu de batterie^ dont le nombre serca porté ultérieurement de 100 à 300 (1), sous-offîciers chargés de la garde de postes secondaires, confiés auparavant à des gardes d'artillerie de 2* classe, et qui, ayant à veiller sur des fortifications et des bâtiments en même temps que sur du matériel d'artillerie, se trouvent à la fois sous les ordres du commandant de rartillerie et du commandant du génie.

§ 7. Génie. — Le décret du 3 mai 1855 fixe le nombre des officiers de l'état-major du génie à /i60, dont 160 officiers supérieurs et 300 capitaines ou lieutenants.

En 1853, le nombre total des gardes du génie avait été réduit à 570, dont 100 gardes principaux , proportion supérieure aux précédentes.

§ 8. Slaison de rEnipereur. — L'escadron des Cent-Gardes à cheval, créé en 185/i, réorganisé en 1856, fort aujourd'hui de 10 officiers et 138 sous-officiers et gardes, compose la maison de l'Empereur ; il est destiné à la garde de la personne de l'Empereur, de l'Impératrice et des Enfants de France.

§ 9. Garde impériale. — La Garde impériale acte rétablie, le !*'■ mai 185/i, comme corps d'élite formant pour Tarmée française une réserve permanente; les avantages concédés aux troupes qui la composent sont d'avoir la droite sur les régiments des autres armes, de jouir d'une solde relativement plus élevée et de porter un uniforme spécial. Son existence, suivant les termes du Rapport à l'Empereur qui a précédé son rétablissement, « assure une carrière honorée et un avenir aux sous-officiers et aux soldats qui ne peuvent prétendre, malgré de vieux et bons services, à une position plus élevée dans l'ordre hiérarchique. »

Réorganisée par un décret du 20 décembre 1855, la Garde impériale, outre son état-major, comprend : 2 divisions d'infanterie, l'une de 16 bataillons, l'autre de 17 bataillons;

(1) Alors le nombre des employés militaires de l'artillerie montera à 833. Les gardiens de batterie sont une création de la nouvelle organisation ; ils ont rang de maréchal des logis chef.

d28 PRÉCIS DRS INSTITUTIONS MILITAIRES.

1 division de cavalerie de 37 escadrons; 1 brigade d'artillerie de 18 batteries, soit à pied, soit à cbeval ; 1 division du génie de 2 compagnies; 1 escadron du train des équipages.

Toutes les armes de l'armée de terre y sont représentées : l'artillerie, le génie, le train des équipages, comme nous venons de l'énoncer ; la gendarmerie par 1 régiment à pied et 1 escadron; l'infanterie, par des régiments de grenadiers et de voltigeurs, par 1 régiment de zouaves, par 1 bataillon de chasseurs à pied ; la cavalerie par des cuirassiers , des dragons (dragons de rimpératrice), des lanciers, des chasseurs, des guides.

La Garde impériale s'est distinguée sous les murs de Sébastopol.

§ 10. Elablissonienls. — En vertu de la corrélation existant entre nos écoles militaires, il fallait jusqu'alors, pour devenir sous-lieutenant dans un régiment de cavalerie, passer deux ans à l'Ecole spéciale de Saint-Cyr et deux ans à l'Ecole de cavalerie de Saumur : quatre années, au total, étaient employées à former un officier de cavalerie, tandis que deux ans suffisaient pour former un officier d'infanterie. Cette différence pouvait devenir fâcheuse en temps de guerre, puisquealors la nécessité jetterait souventdans nos régiments comme officiers de cavalerie des jeunes gens n'ayant pas puisé à Saumur l'instruction hippique et achevant à peine leurs deux années d'études à Saint-Cyr. Le décret impérial du 30 septembre 1853 a remédié à cet état de choses, en instituant à TEcole impériale spéciale militaire une section de cavalerie, oh les élèves qui se destinent à la cavalerie et possèdent l'aptitude physique nécessaire pour celte arme, reçoivent directement, outre l'instruction scientifique et militaire donnée dans l'établissement, une instruction théorique et pratique qui les met à même d'être placés, immédiatement après leur sortie de cette Ecole, dans un régiment de cavalerie.

L'existence de cette section permet en outre, et c'est un progrès réel, de faire contracter aux élèves qui se destinent à l'arme de l'infanterie, l'habitude de l'équitation dont ils

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