‹ Éléments d'art et d'histoire militairesChapitre 23 sur 91 · RÈGNE DR NAPOLÉON II · texte numérisé non relu

RÈGNE DR NAPOLÉON II

auront besoin plus larJ pour remplir les fondions d'ailjudantmajor ou d'ofiicier supérieur.

Conséquemment à cette institution. l'Ecole de cavalerie de Saumur borne aujourd'bui sa mission à former des ofliciers d'instruction, dessous-officiers d'instruction et des brigadiersélèves instructeurs.

§ 11. Armées. — L'armée française d'Orient, qui a paralysé les progrès des Russes contre la Turquie et détruit l'immense place de Sébastopol, comprenait à sa première organisation (mars 185/i) 2 divisions et un corps de réserve; ce dernier avait à sa tète le prince Napoléon et devint bientôt la 3* division, composée de deux brigades commandées par les généraux comte de iMonet et Thomas. Successivement augmentée, l'armée expéditionnaire compta, sous le commandement du maréchal de Saint-Arnaud et avant la victoire de l'Aima (20 septembre 185/i) , jusqu'à 5 divisions d'infanterie et 1 division de cavalerie ; à la fin de l'année 1854, le nombre de ses divisions d'infanterie montait à 8.

Dans les premiers jours du mois de février 1855, l'armée, commandée par le général Canrobert depuis la journée de l'Aima , fut organisée en deux corps d'iirmée de li divisions d'infanterie chacun et une réserve de 2 divisions, dont une d'infanterie et une de cavalerie : le général Pélissier commandait le premier corps , le général Bosquet le second ; la réserve de l'armée restait sous le commandement du général en chef. Cette organisation subsista presque intacte jusqu'à la fin de la guerre , môme après la prise de Sébastopol, sous la direction suprême du maréchal Pélissier, qui devait, à sa rentrée en France, recevoir comme dernière récompense de ses services et de ses succès le titre de duc de Malakoiï.

Chacune des divisions de l'armée française d'Orient était formée de 2 brigades, la brigade comportant 2 régiments auxquels se joignait quelquefois, dans l'infanterie, 1 bataillon de chasseurs à pied.

L'effectif de cette armée s'est élevé, dans le cours de l'année 1855, jusqu'à 150,000 hommes, et malgré ce chiffre,

les approvisionnemenls de loute espèce ne lui ont jamais fait défaut, grâce à un ensemble de mesures dont l'adoption fait honneur au maréchal Vaillantet àradministralion de la guerre.

§ 12. luslilulions honorifiques. — Les aumôniers attachés à l'armée d'Orient portaient, pendant l'expédition, comme marque distinctive des fonctions qu'ils remplissaient, une croix d'argent avec liséré bleu, entourée d'une couronne de feuilles de laurier de couleur verte, surmontée d'une étoile, et suspendue au cou par un cordon vert: la croix des aumôniers supérieurs était en émail blanc et s'attachait à un cordon vert et argent.

L'Empereur voulant honorer, par une distinction spéciale, MÉDAILLE DE SAINTE-HÉLÈNE. ^^^ militaircs Iraucais et

étrangers qui ont combattu sous les drapeaux de la France dans les grandes guerres de 1792 à 1815, a institué en leur faveur, par décret du 12 août 1857, la Médaille de Sainte-Hélène.

Cette médaille commémorative est de bronze et de même module à peu presque la médaille militaire. Elle offre d'un côté l'effigie de Napoléon I", et de l'autre cette légende : Campagnes f/el792 ^M815. — ^ ses compagnons de gloire sa dernière pensée. Sainte - Hélène, 5 mai 1821 . Elle se suspend à la boutonnière par un ruban vert rayé verticalement de lignes rouges assez rapprochées; un ordre formel interdit de porter ce ruban sans la médaille.

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