ORDRE DE BATAILLE DE L'INFÂNTERIE
100 mètres de la première hgne, mais rarement au delà. L'éloigner à plus de 300 mètres ôterait son appui à la première ligne ; on ne dépassera donc pas cette distance, mais si la seconde ligne, même à 300 mètres en arrière, souffre trop de Tartillerie de l'adversaire, on la déployera afin que
(1) La (lislaace des deux ligues attciat doue le double du frout d'uu bataillon.
les projectiles frappant sur une formation mince, y causent moins de ravage. 11 est d'usage que la seconde ligne déborde la première, afin de protéger les flancs de celle-ci.
L'ordonnance de 1831 sur les manœuvres de l'infanterie s'occupe d'abord des évolutions sur une ligne, puis des évolutions sur deux lignes. Au surplus, la seconde ligne se trouve dans la dépendance de la première, en ce sens qu'elle devra eifectuer les mêmes mouvements pour conserver la même position relative; mais les deux lignes exécutent leurs mouvements séparément, et, dans la pratique, il ne peut guère en être autrement, puisque la différence des terrains qu'elles occupent peut apporter des modifications dans les détails d'exécution.
§ 6. Formations de marche. — L'infanterie a quatre formations de marche :
1° La marche en bataille ; .
2° La marche de flanc ;
3' La marche en colonne ;
h° La marche en carré.
La marche en bataille d'un bataillon (et à fortiori d'une réunion plus considérable de troupes) ne peut durer longtemps, sans qu'en raison de l'étendue de son front et de son peu de profondeur, il ne s'y produise des ruptures nuisibles, soit par l'effet de la marche même, soit par la rencontre d'obstacles divers : d'ailleurs il est peu de terrains assez vastes et assez dénudés, pour qu'elle puisse s'y effectuer sans inconvénient. Aussi un bataillon ne marchera en bataille que pour charger à la baïonnette, ou lorsque, étant aux prises avec l'infanterie ennemie, il aura besoin de s'avancer ou de rétrograder progressivement de quelques centaines de pas.
La marche de flanc permettrait à un bataillon de passer par les chemins les plus étroits ; mais, dans cette sorte de marche, dès que l'emboîtement du pas se néglige, et cela arrive promptement, les distances se perdent et la colonne s'allonge, de telle sorte que si elle était subitement obligée