LITRE I
de la gravitation ou les aflinitcs chimiques, par exemple, s'imposent à Thomme comme au reste de l'univers.
Il doit s'efforcer de les connaître, pour en jirçr parti, ainsi qu'il le fait déjà dans la plupart des industries et notamment dans l'emploi de la vapeur et de l'électricité.
Mais les lois dont s'occupe spécialement l'économie politique ne sont pas les lois de la nature; ce sont celles qu'édicté le législateur.
Il tire-parti des premières en y obéissant, des secondes en les améliorant.
Les unes échappent à la volonté de l'homme, les autres en émanent.
Telle est bien la façon dont Adam Smith a compris l'économie poUtique, quand il dit que « considérée comme une branche de la science de l'homme d'État ou du législateur, elle se propose deux objets : enrichir en même temps le peuple et le souverain. »
« La distribution des richesses, dit Stuart Mill (Principes d'Écon* poL, 1. II, c. n, g 1), dépend uniquement des lois et des coutumes de la société. »
« L'économie politique, dit M. P.-E. Levasseur dans son Précis, est l'art d'administrer la richesse dans les sociclés. L'administration économique de la polis, c'esth dire de l'État, est évidemment affaire de législation. »
Au sein de la nature règne la violence : la proie est an plus Tort. Au sein de la société doit régner la justice ; cuifjne suum.