LIVRE Vf
contre les risques de mer, les voyageurs contre les accidents, les hommes contre la mort.
En payant cinquante centimes par mille francs de la valeur réelle de ma maison, je puis acquérir le droit de recevoir celte valeur, si elle vient à brûler.
En versant chaque année une certaine somme, on peut obtenir pour ses héritiers un certain capital. L'annuité à payer dépend du capital stipulé et des chances de mort de l'assuré. Plus il est jeune, moindre est Tannuité, parce que plus grande est la probabilité qu'il la payera longtemps.
Les assurances sont basées sur le calcul des probabilités et des moyennes. Leurs avantages sont grands.
Elles affranchissent l'individu des chances mauvaises du sort. Elles lui inspirent le sentiment de la sécurité. Elles développent l'esprit d'épargne et de prévoyance dont elles émanent. Elles donnent une base solide au crédit personnel ou réel, car l'assurance constitue un gage pour le prêt. Elles propagent l'habitude de s'associer. Elles favorisent la reconstitution du capital.
Les associations de secours mutuels et les caisses de pension et de retraite reposent sur le même principe. Au moyen d'un prélèvement hebdomadaire ou semestriel, sur le salaire des ouvriers ou sur le traitement des fonctionnaires, on forme un fonds, au moyen duquel on paye une indemnité en cas d'accidont, ou une \>cwfiion pour la vieillesse.