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CHAPITRE I

NOTION DE lA SCIENCE ÉCONOMIQUE § 1. Définîtîen et olijei de réoonomîe politique.

liC terme « économie politique », employé d'abord par Aristote dans le second livre de ses Économiques et ensuite par Antoine de Montchrétien, auteur d'un Traité de VÈconomie politique (Rouen, 1615), vient de trois mots grecs : Oikos c maison >, nomos c loi », et polis c cité » ; il signifie, par conséquent, la loi ou les lois qui dolvSm pl^Ml^à Fadmimstration \/ytf1|^n| dans la cité, c'est-à-dire dans la société. Tel ^est en ^flet l'objet de la science économique.

Les hommes ont des besoins, et, réunis en société»

s ELËUE^TS 0'ÊCONOMIE POLITIQUE.

i/' ils obéissen t à des coutumes ou à des lois. Pour satis-

faire ces besoins, ils ont leurs bras et leur intelligence , qu'ils mettent en œ^^e en produisant des choses utiles. ,

Comment doivent-ils s'organiser, ou^ en d'autres termes, quelles lois doivent-ils adopter pour arriver, par le travail, à la satisfaction la plus complète et la plus rationnelle de leurs besoins : voilà le problème dont l'économie politique cherche la solution.

L'économie politique est affaire de législation. Elle "^poimrsuit un idéal i^me ta morale, le droit et la politique.

Toutes les questions économiques que l'on discute sont] des questions de législation : réforme des lois douanières, des lois agraires, d^^ois^ sur la monnaie, le crédit, la banque, lesysocieïes, le travail dans les manufactures, les chemins de fer, les impMs, etc.. On lesrésSmpar l'étude du droit, sous le rapport du juste, et par l'étude des faits historiques et statistiques, sous le rapport de l'utile.

Le père de l'économie politique, Adam SmithS l'a bien définie, quand il a dit: c qu'elle se ^fdposait deux objets distincts : le premier de mettre le peuple en état de se procurer lui-même une subsistance abondante; le second, de fournir à l'État un revenu suflisant pour le service public^ »

1. Adam Smith, né en Ecosse en 1723, mort en 1790. Professear de philosophie morale à Glasgow, il publia d'abord une Théorie de* Sentiments moraux^ et, en 1776, ses Recherches sur la nature et les cause* de la richesse des nation». Ce livre était un fragment d'un ouvrage plus vaste sur le droit et la politique, qu'il n'eut pas le temps d'achever liusi qu'i^ l'a leconuu» Smilû doit beaucoup aux économislea Crantais de

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