LIVRE II
laboratoires ou le cabinet du savant, partout où Topératiou industrielle ne permet pas d'interruption et où l'activité de la vie moderne ne supporte pas de retards !
Comme le dit Uamlet : « Quel est le but de cette hâte dévorante qui fait de la nuit la compagne de tra* vail du jour? » (Acte I, se. i.)
L'homme est surnaené, dévoré par ces infatigables serviteurs d'acier auxquels il commande, mais qu'il doi servir à son tour. Un premier remède à cet excès serait de conserver, le plus scrupuleusement possible, au moins un jour, par semaine, de plein repos à ceux que le travail quotidien occupe sans relâche. Plus tard, quand les besoins rationnels seront satisfaits, ce qu'il laudra demander à la machine, c'est, non pas toujours et toujours plus de produits, mais plus de loisir pour la véritable vie humaine, qui est, comme l'ont si bien compris les Grecs, la vie de l'esprit.