‹ Éléments d'économie politiqueChapitre 66 sur 136 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

DES PRINCIPES QUI DÉTERMINEKT LA RÉPàRTITIOIl»

La répartition est déterminée, d'abord, par des institutions civiles réglantTétat des personnes, racquisition des biens et la succession ; en second lieu, et sous l'empire de ces institutions, par l'autorité, par la coutume ou par les conventions libres obéissant à la concurrence.

L'influence des institutions civiles est évidente. Si la terre, les grandes usines et los chemins de fer appartiennent au souverain, comme en Egypte; si le sol de chaque commune est la propriété collective de toutes les familles du village, comme dans la Grande-Russie; ou si les aines, dans chaque famille, héritent de tous les biens fonciers, comme en Angleterre, la répartition sera très différente de ce qu'elle est dans un pays où les héritages se partagent également, comme en France et en Belgique.

Sous l'empire des institutions, la part de l'un ou de l'autre des facteurs de la production peut être réglée par la coutume, comme les honoraires de l'avocat et du médecin ; par l'autorité, comme le traitement des fonc-

tionnaires, ou par la convention et la concurrence, comme les salaires et le fermage.

Autrefois, la répartition était, en très grande partie, réglée parla coutume et l'autorité ; ainsi, dans l'Egypte et dans llnde anciennes, de même que dans nos pays occidentaux au moyen âge, le salaire, les prestations en nature et le fermage étaient fixés, par l'usage et la tradition. Le métayage, qui pâi'Ikge les produits par moitié, entre propriétaire et tenancier, n'a pas changé depuis l'antiquité. Aujourd'hui, au contraire, la répartition est réglée presque uniquement par la convention et la concurrence.

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