LIVRE m
2^ Us permettent de compter rapidement de grandes sommes.
3^ Ils échappent au a frai », c'est-à-dire à Tusure, qui diminue peu à peu le poids des espèces.
4** Ils s'expédient facilement au loin.
5® Quelques-uns peuvent être faits de telle sorte que celui qui les volerait ne puisse en obtenir le paycmcnl.
Tous les instruments d'échange fiduciaire reposent sur la monnaie métallique, puisqu*ils donnent droit à toucher des sommes en espèces. Mais tant qu'ils circulent ils remplissent TofQce de la monnaie.
§ 3. Les încwnvémenU du «rédH.
La mère dit à son fils : N'achète rien qu'argent comptant ; le crédit» c'est la ruine.
Le père dit : Le crédit, c'est la vie de l'industrie; s'il se refuse, c'est la ruine.
Tous deux ont raison. La mère parle du crédit qui active la consommation improductive : il est funeste.
Le père parle du crédit qui active la production : ce crédit est bienfaisant.
Malheureusement les grands emprunteurs, les États, ont i*ecours au premier plus qu'au second. Ils dévorent les capitaux improductivement, dans la guerre et dans les préparatifs de guerre.
Le crédit permettant d'acheter, non seulement avec ce que l'on a, mais aussi avec ce que l'on espère avoir, favorise les spéculations hasardeuses et la sm*excitation excessive de Tindustrie et du commerce.
226 ÉLÉÎIENTS D'ÉCONOMIE POLITIQUE.
§ 4. Let nstmmeiitf de orédît*
Les instruments de crédit consistent tous dans un litre qui constate les droits des créanciers à Tégard d'un débiteur.
1" La reconnaissance. Paul reconnaît devoir 1000 fr. à Jacques et promet de les lui payer.
2** Le billet au porteur et à vue. Paul promet de payer 1 000 francs à toute personne qui lui présentera le billet, et à l'instant de la présentation; tel est le billet de banque. Accepté en payement, il éteint la dette, comme la monnaie. Il remplit donc exactement l'ofiice de celle-ci dans la mesure où il est reçu.
3** Le billet à ordre. Paul a acheté pour 1000 fr, de marchandises à Jacques. Au lieu de payer comptant, il donne à ce dernier un billet ainsi conçu :
Je payerai à Jacques ou à son ordre la somme de mille francs, payable le V^ juillet 1882.
Ce billet est transmissible. Jacques doit 1000 francs à Pierre. Si Pierre y consent, il le payera, en lui remettant le billet signé par Paul et en Vendossant, c'està-dire en écrivant au dos de ce billet : Payez à Pierre ou à son ordre.
Chaque fois que le billet passe ainsi de l'un à l'autre, par voie d'endossement, il opère un payement provisoire, qui ne devient définitif que si le billet est payé à l échéance. Le jour de l'échéance, le dernier porteur doit présenter le billet au débiteur primitif qui l'a créé. Si le débiteur ne paye pas, le refus doit être constaté, au phis tard le second jour après l'échéance, par un acte