‹ Éléments d'économie politique [microform]Chapitre 135 sur 173 · SECTION II · texte numérisé non relu

SECTION II

En Allemagne, où l’assistance publique est, d’une \ façon générale, obligatoire, la généralisation du système ! dit à'Elberfeld a permis à la fois de réduire dans les | villes le nombre des assistés et de leur fournir des secours suffisants (1). Ce système consiste tout simplement à charger de la répartition des secours, non pas un petit nombre d’administrateurs comme en France, mais un grand nombre de citoyens^ tenus d’accepter ce service public, et qui se trouvent ainsi n’avoir à s’occuper que d’un très petit nombre de pauvres, dont la situation et les besoins momentanés ou permanents leur sont parfaitement connus.

Enfin, dans les pays anglo-saxons, des associations charitables se chargent non seulement, comme nous l’avons vu plus haut, de coordonner les efforts de la bienfaisance privée, mais encore de les combiner avec l’action de l'Etat, de manière à éviter à la fois les lacunes de l’assistance et le cumul des secours, exploité parfois par les « professionnels de l’indigence ».

Cependant, même en reliant ainsi d’une façon systématique les services de l’assistance f»ublique aux œuvres f de la bienfaisance privée, on ne parvient pas encore à

fournir un revenu suffisant à tous ceux qui n’ont pu s’en procurer un par leurs propres moyens pour résoudre complètement le problème de la misère. Celle-ci doit taire l’objet d’une lutte préventive, qu’on réalise en amenant les intéressés à opérer i'Mr leur propre revenu tn temps . normal, le prélèvement qui leur permettra de faire face

aux risques de la vie : Y assurance {2) apparaît de plus en

de 2 millions de personnes âgées de 70 ans et plus, ce qui supposerait que plus du quart sont indigents. Voir Gide, Econ. soc.^ p. 452.

' (i) A. Leroy, L' Assistance publique en Allemagne.

(2) Voir plus loin, 5® partie, ch. iv et v.

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