SECT. I I. RÉPARTITION DES REVENUS GLOBAUX
<lont le traitement variede 2.500 francs à 10.000 France,
e le s élève chez ceux dont le traitement dépasse ce ■chiffre. ^
De ces données assez complexes, on peut tirer des conclusions un peu plus précises. La natalité paraît bien, ■d une façon assez fréquente, s’abaisser à mesure que les revenus s’élèvent, puisqu’elle est la plus forte dans les classes les pluspauvres. Cependant, au delà d’un certain niveau, pour les hauts fonctionnaires, pour les patrons de I industrie, elle tend à se relever avec le revenu luimême , et ce, malgré les habitudes mondaines, qui peuvent faire obstacle à la fécondité des mariages.
Aussi paraît-il plus exact de dire que la natalité serestreint là surtout où au désir du conforter à l’ambition vient s’ajouter une autre considération : h déjaut d’élasiîcîtédes moyens d'existence. La natalité est faible surtout chezle petit employé ou fonctionnaire à revenu fixe et très modeste ; chez le petit propriétaire rural, dont le revenu et le capital sont très limités. Lt sans doute est-ce à la prépondérance de ces deux éléments dans la population française que la France doit en grande partie d’avoir devancé les autres nations dans la diminution de la natalité. Au contraire, la natalité se maintient à un taux assez élevé chez les individus, moins prévovants peut-être, mais dont le débouché ç\uo\<\\jit parfois modeste, m paraît nullement limité : chez les marins qui ont pour eux la vaste mer, chez [es ouvriers de l’industrie qui voient chaque jour surgir de nouvelles usines, et chez Ip patrons de 1 industrie eux-mêmes, qui savent que 1 avenir de leurs enfants n est pas borné par les murs ■de leur fabrique, et que la fortune s’acquiert plus par le travail que par un capital oisif.
Quoi qu’il en soit, le phénomène de la baisse de la natalité est actuellement un phénomène général chez tous les peuples civilisés de race blanche. Mais si, par suite de