CHAP. II. — CRÉDIT A LA CONSOMMATION I9I
Mine : et la somme annuelle des prêts effectués par eux
atteint environ Sommions. => par eux
comme leur nom l'indique, ont été a 1 origine, et sont encore parfois, dans une certaine mesure, des institutions charitables. Il en existe encore qui font des prêts gratuits (notamment en France, ceux de Montpellier, Grenoble Nice et Lille, qui datent du xta siecle) ; d autres, en Italie, perçoivent un intérêt moins eleye pour les petits prêts, quoique les frais de garde et d expertise soient relativement beaucoup plus ele\^s que pour les prêts importants (i). ^
ne autre fornie de crédit à la consommation, d’un développement plus récent, consiste dans l’organisation prêts sur l honneur. Cette modalité du crédit à l’en-
P.'-'^^fdente, exclut toute idée de gmantie réelle , il s agit d un crédit purement personnel, le prêteur n ayant et ne voulant avoir d’autre garantie que la conscience de 1 emprunteur. Quoiqu’un crédit de ce genre ait pu e.xister de tout temps dans les relations d’individu a individu, le prêt sur l’honneur, sous la forme
ystematique qu il prend aujourd’hui, suppose tout d abord que le prêteur est unsassociatim agissant dans un esprit de charité, ou plus souvent de soUrité. Cette
association a d ailleurs un caractère piofessionml ou local ■ car. pour prêter sans autre garantie qu’un engagenien't
l’emprunteur. Constituées ns ces conditions, les associations qui consentent des prêts sur 1 honneur ne subissent, le plus souvent, que des pertes assez minimes. On cite comme un cas ex-
treme et très exceptionnel, une société qui a dû subir
un déficit de éo o/o sur les sommes prêtées ; mais, par
niji d’intérêt est généralement
-levé (6 a 7 o/oy et majoré de droits fixes, qui pèsent plusTm lément sur les petits prêts que sur les gros.