partie employés à constituer une réserve. Par contre
Malgré cette analogie croissante dans leurs procédés il tef luef '« sociétés^ apka
stes et les mutuelles ont des domaines en grLdp
des assurances sur la vie et
Slènient n®,’ “ f P=>«agent. elles n'assurent
^eneralement pas contre les mêmes risques. Les sociétés capita istes assurent contre les risses les plus nombreux, les mieux connus, les plus disper S le
plus « fortuits », en d'autres termes contré Ko ues
les plus propres à 1 assurance, tels que l'incendie^ les
la'navigat“n m’alî!
ime, aux accidents personnels et matériels résultant travail, à la responsabilité civile (i). Leur tâche ssentielle consiste à grouper les intéressés, très nom-
diffidlésh'réMk^’l^^^ donc très assurables, mais aussi uiinciiesa reunir, et souvent indifférents.
Au contraire, les sociétés mutuelles assurent nlus * peciajement contre des risques tels que la maladie e chômage, la mortalité du bdail, où de petits grou^’
ént tnTérêî des indivfdus qui
mieux constater la fortuité des sinistres et peuvent nJeux aussi tenter, en Lîtonnant, l'assurance de risques encore insuffisamment dénombrés. Il est vrai que ces houT
oreux pour égaliser le risque ; mais, ils peuvent en se
qui 0^^710 org.anisme central
nsques entre eux. reassurance, et égalise les
raicé-^rief 'idétéf SueUe? T et l’assu-
capitalistes nouvelles disputent le terrain aux sociétés
Il semble ainsi que les sociétés mutuelles assurent contre les risques les plus difficiles à atteindre. D’autre part, il semble aussi que, par les principes de leur fonctionnement, les sociétés capitalistes soient plus onéreuses ► aux assurés que les mutuelles. On doit ajouter, que, dans plusieurs pays, en France notamment, les grandes compagnies capitalistes se syndiquent pour établir des conditions identiques : de telle sorte qu’elles imposent aux assurés un véritable monopole, tout en continuant à poursuivre la conquête de la clientèle, et à subir ainsi les^ frais considérables de réclame et de représentation qu’implique la concurrence (i). Toutefois, si l’assurance par les sociétés capitalistes est onéreuse, le capital accumulé par elles constitue une garantie pour les assurés : et il faut reconnaître que ces sociétés ont très largement contribué à répandre la pratique de l’assurance, et à organiser ainsi un meilleur aménagement de la dépense, en : substituant, en bien des cas, la dépense fixe et prévue
^ d’une prime à un préjudice pécuniaire éventuel, mais souvent ruineux.
(i) De toutes les catégories de valeurs cotées à la bourse de Paris, les actions de sociétés d’assurances sont celles dont le cours s’est le plus élevé ; ce qui atteste l’importance de leurs bénéfices. (Le capital nominal des 44 compagnies d’assurances françaises étant de 107 millions, et leur valeur d’émission de 155 millions, le cours coté en 1900 atteignait 777 millions). M. Paul Leroy-Beaulieu, dans son Traité d'Economie politique, tome IV, estime que près de 500/0 des primes versées passent aux frais généraux et aux dividendes des actionnaires ; et il évalue à 500 millions, l’excédent des sommes versées par les assurés des grandes compagnies françaises sur les indemnités reçues, entre 1880 et 1897.