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CHAP. V. — L ETAT ET LES ASSURANCES

joration annuelle sur les fonds de l’Etat, égale à la moitié des versements effectués, jusqu’à concurrence d'un maximum de 100 francs — ou de iio francs pour les assurés ayant élevé au moins trois enfants jusqu’à l’âge de seize ans — (i).

En cas d' invalidité prématurée^ mais seulement d'invalidité absolue, entraînant une complète incapacité de travail, l’assuré reçoit une indemnité proportionnelle à ses versements, majorée d’une bonification de l’Etat, de 100 francs au maximum; et qui ne peut, en tous cas, excéder le triple de la somme à laquelle les versements donnent droit : soit un assuré obligatoire dont les versements fournissent 30 francs de rente annuelle, il lui sera attribué par l’Etat une rente de 90 francs qui porte à 120 francs le montant de la pension.

Enfin, la loi de 1910-1912 contient l’amorce d’une assurance au décès ; elle accorde, en effet, à la veuve et aux enfants de l’assuré obligatoire, décédé avant d’être pourvu d’une pension, un secours qui est, pour la veuve, de 50 francs par mois pendant trois mois, et, pour les enfants, de 50 francs pendant 4 mois s’il n’y en a qu’un, pendant 5 mois s’il y en a deux, pendant 6 mois s’il y en a 3 ou plus.

Quant au mécanisme financier, la loi française des retraites est basée sur le système de la capitalisation (2),

(1) Sur les conditions d’application de la loi, ainsi que sur les dispositions transitoires destinées à fournir une retraite aux salariés déjà trop âgés lors de la promulgation de la loi pour pouvoir se constituer une retraite normale, consulter les ouvrages de législation industrielle déjà cités, l’ouvrage de M. Pic sur les Assurances sociales, et les ouvrages spéciaux sur les retraites ouvrières, notamment celui de MM. A. Métin et Merklen.

(2) L’organisation financière des retraites peut se faire selon deux modes principaux : la capitalisation et la répartition.

Le premier système consiste à placer les cotisations de chaque

CONSOMMATION

ei ce qui concerne les versements ouvriers et patronaux • nuis depuis réforme de 191., l’Etat pour'^sa™è

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le nombre des assujettis effectifs n'était que de

S !• — Les origines de la pensée économique.

Le spectacle de la vie économique, toujours plus complexe avec les progrès de la civilisation, n a pu manquer d’attirer l’attention des penseurs ; la pensée économique est en quelque sorte un phénomène économique au second degré; et un enseignement économique serait incomplet, s’il ne contenait au moins un aperçu sommaire de sa formation et de son évolution (r).

On rencontre d’abord une longue période, où la vie économique pt déjà très développée, et où son étude, sans faire l’objet de recherches spéciales, se trouve mêlée néanmoins à des recherches philosophiques, morales ou politiques, ou encore à des écrits relatifs aux

(i) Sur ce point, voir l’article de M. A. Deschamps dans la Revue de V enseignement , 15 mars 1900. — Beaucoup d’ouvrages d’économie politique commencent d’ailleurs par un exposé sommaire des écoles et des méthodes en Economie politique. Il nous a semblé que cet exposé pourrait être un peu plus développé et d’ailleurs mieux compris du lecteur en le plaçant à la fin de ce volume.

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