CHAP. III. — Ï-A. BANQUE EN GÉNÉRAL I9I
Elles méritent, non pas seulement K
quelles tiennent, par ‘’‘î"fnt^fu’elles
jouent parmi les autres banques, qu on leur consacre une étude particulière.
•' CHAPITRE m
' LES BANQUES d’ÉMISSION (i)
j — Conditions générales de leur fonctionnement :
j les opérations d’une banque d’émission comparées à
I celles d’une banque ordinaire.
Pour bien comprendre le fonctionnement d'une banque d’émission, il convient tout d’abord de déterminer en quoi l’émission des billets différencie lefonctionij nement d’une banque d’émission de celui d’une banque
'1 Une banque d’émission accomplit les opérations de
j! banqucjes plus simples : celles d’une modeste banque
i de dépôt. Elle reçoit, en effet, des dépôts de fonds
J ouvre des comptes à ses clients et procède aux paiements,
, virements, encaissements et recouvrements que ces ou-
vertures de comptes comportent. D'autre part, elle escompte des effets de commerce, fait des avances sur I titres et sur diverses autres garanties. En somme, en ce
I qui concerne la nature des opérations, la banque d’émis-
j (i) Ce^ chapitre a été publié précédemment sous le titre : Les
j hanqites d'ennssior. et leur évolution contemporaine, dans la Revue éco-
nomique internationale, de juin 1911), à l'occasion du récent ouvrage I de M. R. G. Lévy, Banques d'émission et Trésors puldics. ^
CHAI', ni. — l-ES lîANQl'KS II KMISSIOM IQ^
,ion ne sort guère du c.idre de celles qu'accomrlit le
Mluréionrionf lans lesquelles elle les accomplit som essentiellement diftérentes, et les difleiences essen tielles que nous allons analyser résultent du meeanisme
C’est en effet, grâce au billet que la banque d émission peut ; accumuler dam ces caisses des naie Imidérahks ; 2“ faire, avec^ un même chj re heaucouP plus d’opérations actives (escomptes et aiam J
(PZbaiciue ordLire. cl r /« 0"^^ T Tiu'
Lies spéciales de sécurité, dont peuvent d ailleurs heneficu
en partie les antres banques. . nlnc
a) La première proposition est de beaucoup la plus
évidente.^1 vaut cependant la peine d analyser en que qu:l mots le mécanisme de l’émission - dont le pub c se tait généralement une idée confuse — et le mec. nisme corrélatif de la constitution Ce 1 ,
Lors de sa création une banque ' "ie plf
riiypothèse simple et Æ
miel établissement de ce genre, reçoit des ^
pèces métalliques. Par contre, elle fait ses ^
moyen de billets; sans doute, ceux-ci sont g' sables à vue, donc immédiatement; et, en droit au remboursement immédiat, le., ^ banque qui ont recours à son escompte ou a . ■ •
peuvent demander qu’une partie somme avancée le soit en monnaie. Mais, cette F' ^ Généralement minime, les sommes de quelque imp fance étant beaucoup plus Ladies à emporter o s la forme L billets. Derbillets acceptés à -
opération d’émission peuvent, il est erai, au remboursement dans la suite. Mais, en g ‘ ’ public, trouvant les billets beaucoup plus commodes que le métal pour le maniement des grosses sommes.
FART. II. — CIRCULATION
conserve volontiers, pour cette raison toute matérielle. Et même, lorsque les clients de la banque lui rapportent des fonds en dépôt, ils lui portent de préférence lamon-
encombre, au lieu de lui rendre ses billets. De cette façon, lesdits billets circulent fort longtemps avant de revenir ci Rétablissement émetteur j et, comme, par suite de cette préférence du public pour un instrument d échangé commode, ils figurent dans une proportion moins grande dans les entrées que dans les sorties, la circulation fiduciaire tend à s’accYoîlre, par le fonctionnement normal de l’émission, tandis que l'encaisse métallique s’élève corrélativement.
Il suffit, pour vérifier ce phénomène, de consulter un bilan comme celui de la Banque de France ; on constate immédiatement ces deux faits : premièrement, le montant de 1 émission est très supérieur au total actuel des escomptes et avance^ de toute sorte — preuve qu^une partie de cette émission est restée en circulation à la suited opérations antérieures — . Secondement, Rencaisse métallique est très supérieure au montant actuel des dépôts, -- preuve qu’elle résulte également de l’ensemble des opérations antérieures, (i)
h) Un autre trait caractéristique du fonctionnement de la banque^ d’émission est, avons -nous dit, que, avec un même chifFre de dépôts, elle peut faire heaucoiip plus a opérations^ actives — escomptes et avances — quune banque ordinaire. — En effet, considérons deux banques, une pourvue du privilège d’émission et l’autre non, qui disposent — en faisant abstraction du capital qui joue un rôle tout à fait accessoire — de la m.ême somme de dépôts. Admettons que le montant moyen des dépôts, dans l'année envisagée, est de cent millions pour chacune.
(i) Voir le tableau, à la lîn de ce chapitre,
les banques d’émission 195
La Banque de dépôt -dinaire^doit, ^