LE MÉCANISME DU CREDIT
CHAP. II
valeurs de chemins de jer ti aux actions des granas nuis. Les bourses de Bruxelles et d Amsterdam jouent également un rôle appréciable grâce à 1 abondance des capitaux sur ces deux places.
Quant aux marchés de Saint-Pétersbourg, Vienne, Rome, Madrid, etc, ils détiennent seulement une partie de leurs fonds nationaux, mais ils tendent à rapatrier nrouressivement leurs rentes souscrites à l etranger.
:atégories, depuis les fonds d'Etat, jusqu’à de très modestes indusries. \oir sur ce point R. -G Lévy. La physiouonue des ifiatcbés lanciers dans le congrès des valeurs mobilières, ^900, t. IV. Rapport, n>J 55. et I^es grands marchés financiers dans la Rev. écon. inter n. >ept. 1905. Voir aussi la conférence de M. Armagnac dans Les Grands marchés financiers, un vol. Paris, Alcan, 1912.
(1) Les valeurs cotées au marché de Paris représentent un total le 160 milliards environ. Les émissions annuelles atteignent acuellement environ 5 milliards, dont plus des 4/5 appartiennent à a bourse officielle, le reste à la coulisse. II est vrai que les émislions résultent, pour une part, de fusions ou de transformations de ociétés déjà existantes ; d’ailleurs, il se produit chaque année des imortissements que M. Paul Leroy-Beaulieu évalue à environ )00 millions par an pour le marché de Paris ; enfin, une partie des itres introduits à Paris sont rachetés à l’étranger. On peut réduire .insi à environ 3 milliards par an l'appel que la bourse de Paris fait 1 Pépargne française.
(2 La prédominance des fonds d’Etat, et surtout des valeurs mo- )ilières étrangères, sur les valeurs industrielles françaises a donné
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§ 1. — Les échanges internationaux et l’idée de nation considérée au point de vue économique.
C’est une vieille tradition que de faire au problème du commerce international, ou plus généralement des échanges extérieurs, une place à part et mêriie une place d’honneur, dans les livres d’économie politique. Les vieux auteurs concevaient, en effet, la science economique comme l’étude de l’économie nationale, et ils attachaient une importance toute particulière au commerce entre nations ; ce lut même longtemps, pour beaucoup d’entre eux, l’objet presque exclusif de leurs ouvrages ; d’où la qualification de mercantilistes qui leur a été attribuée — non sans dédain — par leurs successeurs.
L’école classique, tout en protestant contre les opi-
nions emises par les mercantilistes (i) ne contribua pas
moins par les théories destinées à justifier les opinions nouvelles, à taire au commerce extérieur une larçe part Jans le domaine de l’économie politique.
Enfin, la réaction de l’interventionnisme historique, m discutant à son tour les doctrines classiques, vint lui :onsacrer encore une attention particulière ; et les publinstes de nos jours continuent, comme par le passé, à considérer les échangés avec l’étranger, comme l’un des
cléments les plus caractéristiques de l’état économique de chaque nation.
Ces précédents ne suffiraient pas à justifier l’ouverlured un chapitre spécial sur ce sujet, si les échanges ( ntre nations ne présentaient certains caractères qui les < istinguent objectivement des échanges intérieurs, et si 1 notion même de nation, quoique étant, pour une irge part, u ordre extra-économique, n’était cependant ce nature à influer très sensiblement sur les conceptions economiques et, par là, sur les manifestations de l’acti- ^ ite économique elles-mêmes.
En effet, les nations sont bien, avant tout, des entités fontiques, et leur étude appartient surtout an droit public et à 1 histoire politique. Mais leur existence n’est rullement indiflérente aux conditions de la vie économique. En nous [)laçant d’abord à un point de vue purement objectif, nous constatons que, si la nation n’est pas une unité économique fermée et se suffisant à elle seule,
E s habitants d’une même nation n’en sont pas moins p.acés dans des conditions d existence économique qui, dms une large mesure, leur sont propres. Ainsi la nition, tout d’abord, suppose un certain et une C( rtame population. Or, le territoire d’une nation est
(i) Voir plus loin, livre IV, Le clèvehppement de la pensée écononc mtque, ^
CHAP. 1. — LES ÉCHANGES INTERNATIONAUX 3o7
plus OU moins grand que celui des nations voisines, et la population plus ou moins nombreuse. Ainsi, il apparaît tout d’abord, qu'une nation peut-être plus ou moins puissante, et jouir plus ou moins de 1 indépendance et de la sécurité nécessaires au développement de 1 activité économique de ses habitants. En outre, les ressources du sol sont plus ou moins abondantes et variées, hn effet, quoique les aptitudes à la production varient d une région à une autre à l’intérieur d’un même pays, un pays possède, souvent dans son ense-i ble, un climat plus chaud ou plus tempéré que le voisin, un relief plus ou moins favorable à l’établissement des voies de communications, des cotes plus ou moins étendues, des richesses minérales plus ou moins considérables, etc. Quant à la population, elle présente généralement des traits à la fois communs aux habitants du pays, et dis tinctifs par rapport aux autres nations : une certaine communauté de langue, de coutumes, de traditions, un certain degré moyen de richesse et d’instruenon, un certain régime juridique, administratif et politique, etc. Et même lorsque l’unité politique ne correspond pas exactement à des affinités de race ou de culture, U existe toujours, une certaine conscience de la communauté d intérêts matériels. — Ainsi, on prend l’habitude, dans chaque pays, déconsidérer la vie économique d un point de vue national. Cette conception conduit à une politique économique, propre à la nation, et cette politique econo mique aboutit à la création d’institutions qui, comme nous 1 allons le voir, tendent généralement, en fait, à faciliter les échanges à l’intérieur du pays et à restreindre es échanges avec l’extérieur. Si bien que. finalement, les caractères subjectifs de la nation considérée au point de vue économique, se traduisent objectivement par de nouveaux éléments constitutifs de l’économie nationale.
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^ 2. — Les principaux éléments des échanges interlationaux : mouvements de marchandises (commerce nternational proprement dit) ; mouvements de capiaux; mouvements de population. — La notion de )alance des comptes.
Avant d examiner de plus près le problème des '.‘changes internationaux, il convient d’en analyser les )rincipaux éléments. Les échanges internationaux, en cdet, ne portent pas seulement sur les marchandises proprement dites. Si 1 on veut tenir compte des diverses ( irconstances qui rendent un pays créancier ou débiteur de ses voisins, il faut envisager non seulement les ventes (le marchandises mais aussi leur transport — et par conîé(:|uent les frets maritimes ou les frais àe transit sur des ^ ferrees étrangères, les comtnissions dues aux intermédiaires, négociants, courtiers ou banquiers, etc.
Il faut aussi envisager les diverses opérations d’ordre / nancier qui donnent naissance à un mouvement de capitaux monnayés i) : souscription d’emprunts extérieurs ou achat de titres étrangers; paiement de couf ons ; disponibilités ménagées à l’étranger, en vue d’un \oyage, ou au contraire économies renvoyées au pays ci 'origine, etc...
Aussi peut-on, lorsque l’on dresse le bilan, ou autre-
(i) Bien entendu, le transfert des capitaux monnayés, c’est-à-dire d i sommes de rnonnaie, ne se fait pas nécessairement sous la forme d espèces métalliques. Nous avons vu plus haut, p. 241 et suiv., comment se font les transferts de sommes d’argent dues pour une c. use quelconque. Dailleurs, le pays emprunteur achète souvent de r mtillagedans le pays prêteur ; ces achats viennent en déduction de la somme transférée, et ainsi l’emprunt en capital monnayé se
trmsforme, pour une somme plus ou moins grande, en emprunt en n iture.