‹ Éléments d'économie politique [microform]Chapitre 90 sur 173 · LES CRISES · texte numérisé non relu

LES CRISES

d'entreprises dont la production reste inférieure aux besoins, ou, au contraire, les excède ; il y a des capitaux qui se perdent, ou qui sont insuffisamment utilises, et des individus qui chôment d’une façon plus ou moins complète (i). En résumé, si les activités productives tendent, d’une façon générale, à se coordonner par le jeu spontané des échanges libres, leur coordination n est cependant pas parfaite.

<2 Inîiuence des relations techniques et du

cràit sur la généralisation des perturbations économiques. — Les crises.

On comprend aisément que la ruine ou la situation difficile de certaines entreprises ait une répercussion sur d’autres entreprises, et que les perturbations qui se produisent, par suite d’un accident quelconque, dans certaines branches de l’activité économique tendent a se généraliser plus ou moins. Ainsi, lorsque, par suite d une restriction du débouche ou d une évaluation trop opti miste de son accroissement, une industrie manufacturière se trouve atteinte, le malaise qu elle éprouvé rejaillit sur les producteurs de matières premières ^ et aussi sur les entrepreneurs de transports, — à moins qu’ils ne trouvent une compensation par ailleurs. La généralisation des perturbations de la production sex^ plique donc tout d’abord par les liens techniques qui

existent entre les diverses industries. , , ,•

Mais il y a un autre facteur essentiel de genéralisauop

des perturbations économiques, c est le crédit, et princi

(i) Sur les arguments tirés de cet état de choses par les critiques sodahstes, voir^le dernier livre Le développement de la pensee ccono-

niiquc.

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