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II. — Rentes viagères

Ce mode, très fréquemment usité sous l’ancien régime, comme nous le verrons plus loin, est à peu près abandonné. L’Angleterre rachète cependant des rentes perpétuelles contre des rentes viagères, et elle y trouve un moyen d’amortir sa dette perpétuelle.

Ce type d’emprunt présente pour l’Etat l’avantage de renfermer en lui-même son amortissement, grâce aux sacrifices plus lourds qu’on impose au présent et que les années diminuent d’ailleurs assez vite. Mais, au point de vue de l’épargne et de la prévoyance, il a le grand défaut d’engager les particuliers à manger leur fonds

* «Les partisans des emprunts contractés au-dessous du pair sont généralement des banquiers .. Or, Ton peut dire que les banquiers sont généralement les hommes qui, pour la conduite des finances publiques, méritent le moins de confiance. Ils sont A la fois remplie de préjugés professionnels et n'ont en vue que leurs intérêts particuliers. L'intérêt des banquiers est d’embrouiller autant que possible les finances des Etals, de recommander les combinaisons les plus compliquées, afin de se réserver des commissions, des primes, des occasions d’arbitrages « (P. Leroy-Beaulieu, 0/3. cit., t.II, p.338), 2 Jusqu’en 1780, les emprunts anglais avaient été émis presque toujours au pair. En revanche, dans les guerres suivantes avec la France, l’Angleterre abusa, comme nous, de la faculté d’abaisser les prix d’émission.

LE CRÉDIT PUBLIC BT LES EMPRUNTS 7i3

avec leur revenu, ce qui est en soi une cause d’appauvrissement pour un pays.

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