‹ Éléments d'économie politique [microform]Chapitre 154 sur 161 · fr · texte numérisé non relu

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rendra 786 millions de plus qu’il n'a reçu, soit très sensible-

ment 24 o/o.

en 3 o/o perpétuel, le premier pour ,)00 millions de capital souscrit et au prix d émission de 79 fr. 80 le second pour 889 millions et au prix d’émission de 92 fr. 55.

de la conversion décrétée par la loi du 17 janvier 1894 la dette flottante reconnue et constatée n’est pas inférieure à un milliard, si l’on y comprend « les services spéciaux du Trésor » ; enfin, sans compter la dette viagère pour les pensions et retraites liquidées, il y a toute une dette clandestine, à laquelle correspondent les annuités à servir aux Compagnies de chemins de fer pour les obligations que les conventions de 1883 leur ont fait émettre, et nombre d’autres articles.

La dette de la France est supérieure à celle de la Triple-Alliance tout entière. Avec ses 18 milliards, l’Angleterre ne vient que bien loin derrière nous. 11 est bien probable que l’explosion d’une guerre européenne où la France serait mêlée, rendrait impossible 1 exécution des engagements contractés, en même temps que, selon toutes les probabilités, les complications extérieures seraient le signal d’une explosion du socialisme révolutionnaire.

Si nous sortions de l’économie politique pour faire quelques pas sur un autre terrain, nous n’aurions pas de peine à montrer

que les bonnes finances ne peuvent pas accompagner la mauvaise politique.

Souvenons-nous plutôt du sujet que nous avons entrepris de traiter, et terminons en faisant observer que les réformes sociales, les dégrèvements sérieux, le bon marché de la vie et l’élévation fructueuse du salaire réel sont inconciliables avec l’accroissement systématique et indéfini des consommations publiques, tout aussi bien qu’en France le soulagement des misères et le développement des institutions économiques destinées au bien -être des masses sont inséparables d’un relèvement de la moralité publique et d’un respect sincère de toutes les libertés — y compris la première et la plus essentielle de toutes, la liberté religieuse.

1 Au budget de 1894, la loi du 26 juillet 1893 porte : pour les arrérages du 4 1/2 ('aujourd’hui 3 1/2) 305.540.275 fr.

— du 3 o/o perpétuel 456.12d.943

— ( et prime d’amortissement , de

24.914.500 fr.) du 30/0 amortissable. 144.130.383 pour la dette viagère 221. 632.071

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