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antérieurement la capitalisation et nous en avons analysé le mécanisme’. Une forte partie du capital étant incessamment détruite par la production, il faut que le personnel de l’industrie s'occupe à le réparer, à le reconstituer, à l’accroitre. Ce personnel, il faut qu'il vive, son travail doit être rémunéré : c’est-à-dire qu'une partie des richesses produites doit être réservée pour sa consommation.
4° Il ne suffirait même pas de continuer à entretenir le personnel de l’industrie comme par le passé. Lorsqu'une société s'enrichit, il est naturel, il est juste que chacun, dans la mesure de sa coopération, voie son sorls’améliorer. Le progrès social serait donc incomplet si l'accroissement des richesses n’était en partie consacré à lPélévation du salaire et à l’allégement de la tâche de l’ouvrier. La hausse du salaire est nécessaire pour que l’augmentation du bienêtre soit générale; c’est elle aussi qui permet à la classe laborieuse d'éliminer de sa vie, d’atténuer tout au moins (à l’aide de combinaisons que nous étudierons dans le prochain chapitre) les risques de mort, de vieillesse, de maladie, d'accident, etc. Quant au loisir permettant l'étude et la réflexion, il est, nous l’avons dit, une condition essentielle du perfeclionnement intellectuel.
Mais, si désirables que soient de pareilles améliorations, on sent aisément combien il est nécessaire qu’elles ne dépassent pas certaines limites. L'abus du bien-être dans la classe ouvrière rendrait impossible l’atténuation des risques, et, poussant aux désirs insatiables, provoquerait des jalousies qui compromettraient la paix sociale. Quant au loisir, outre que le goût n’en doit pas dégénérer en paresse, comme ses effets dépendent de la façon dont on l’emploie, il serait dangereux que l'augmentation n’en füt pas proportionnée aux progrès des intelligences et des mœurs.
0° Jl n’est pas nécessaire d'insister longuement pour démontrer qu'une part de la richesse doit aussi être consacrée à l'assistance, au soulagement des infortunes. Outre l'intérêt social, qui ne permet pas de laisser sans secours ceux que le désespoir pourrait porter au crime, un senli-:.
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