‹ Éléments d'économie politique pure [microform]Chapitre 32 sur 53 · Toutes ces opérations effectuées · texte numérisé non relu

Toutes ces opérations effectuées

t = bt (/M , /» P, V k ••• /» b, Pc/' Il ■■■) »

et ce tpi’il faut établir, c’est que cette offre 0"t est plus près d’être égale à la demande l)"t que l’offre O't ne l’était d’être égale à la demande DP Or cela semblera probable si l’on considère que la variation de p't en p"i, qui avait ramené l’offre et la demande à l’égalité, avait eu son effet directement et, au moins en ce qui concerne la demamle de (T ), tout entier dans le même sens, tandis que les variations de pp, pP... en //'p, //'k ... qui ont éloigné cette offre et cette demande de l’égalité, ont eu leurs effets indirectement et, au moins en ce qui concerne la demande de (T), en sens contraire et se compensant jusqu’à uu certain point les uns les autres. Le système des nouveaux prixp"t, //'p, p\... est donc plus voisin de l’équilibre que le système des anciens prix p't, /»'p,pk... et il n’y a (ju’à continuer suivant la même méthode pour l’en rapprocher de plus en plus.

Or ce tâtonnement se fait naturellement, sur le marché des services, sous le régime de la libre conc-urrence, puisque, sous ce régime, on fait la hausse du pi ix des services quand la demande est supérieure à l’offre, et la baisse quand l’offre est supérieure à la demande.

218. Supposons qu’on soit arrivé à l’èquililjre, on a les prix des produits

les quantités l)"b, l)"c, n"d ... satisfaisant d’ailleurs aux équations de demande des produits (B), (C), (D) ... et les quantités l)"i=0"t, D"p = 0"p, D"k = 0"k... aux équations d’offre des services (T), (P), (K)... dans lesquelles p"t, p"p, /A... /A, /A, /A ... sont variables indépendantes. On tire des deux systèmes ci-dessus l’équation

D'a />"„ = D", //'t + D"pp"p -p l)"ki>"k + ...

— (J)"b/i"b + D"cp"c -P D"d p"a + ...).

Or on demande alors une quantité l)"a de (A) suivant l’équation

- (D"b/i"b -P D''cp"c -P D"d / A + ...).

Puisque l)"t = 0"t , D"p = 0"p, D"k = 0"k ... on a donc

Par où l’on voit que l’on a satisfait à toutes les équations du problème sauf à l’équation du prix de revient de la marchandise numéraire d’où résulterait l’égalité de l’offre et de la demande, ou à l’équation de demande de cette même marchan-

dise numéraire d’où t'ésulterait l’égalité du prix de vend prix de revient soit à l’unité. Ainsi, si l’on avait (>ar lias on aurait aussi I3'a= l)"a, ou si l’on avait par ha: Da = l)"a, on aurait aussi /)"a= 1, et le problème seraitei rement résolu. Mais, généi-alenient, on aura, après les va lions lie /»'t, p\,, /» k ••• en //'i , p'\,, p"u ... effectuées cornu a été dit plus haut.

et, par conséquent ,

219. Pour achever la résolution du système des équations de la production, on devrait reprendre encore tout le tâtonnement en déterminant p"\, p"\,, //"k ... d’après l’équation

c’est-à-dire en faisaid p t

Ion qu’on aur-ait p a ^1.

En partant de ce nouveau point, on arriverait d’ahoi-d, durant la première pha.-^e, sur le marché des [iroduits, à une dé termination de l)'"a suivant l’équation

- (l)'"b //"b + I)'"c p'%. -f I)"4 //"ci 4- ...) ;

et ensuite, durant la seconde phase, sur le marché des servi ces, à une détermination de l)‘'’a suivaid l’équation

et ce qu’il faut établir, c’est que /)*'a est plus près de runité que ne l’était //'a. Or cela paraîtra probable si l’on songe que, dans le cas, par exemple, où //'a était >> 1, on a eu )>'"b<Cp"h, p"'c < //"cl < //'cl ... et, par conséquent, 1)% > H"b,

D'"r > D"c-, D"',i > D"<(... et, par conséquent aussi, D"'a <C D"a. Ainsi j/"a= I, pour devenir a augmenté par l’augmentation de demande de (P), (G), (1)/... et diminué par la diminution de demande de (A) Dans le cas où p"a aurait été <C 1, //"a, pour devenir p*'a, aurait diminué par la diminution de ilemande de (B), (G), (ü)... et augmenté par l’augmentation de la demande de (A). Dans l’un et l’auti-e cas, ces tendances étant de sens contraire, /»a se sera probablement moins éloigné de l’unité par leurs effets qu’il ne s’en était rapproché par l’effet de la diminution ou de l’augmentation de px, Pf,, pk... Et, en continuant suivant la même méthode, on l’en rapprochera de plus en plus. Supposons qu’il y soit arrivé, et que l’on ait = 1, on a aussi D'"a = D‘'a, et le problème est entièrement résolu.

Or le tâtonnement que nous venons de décrire se fait encore naturellement sous le régime de la libre concurrence. En effet, quand on a

|)"a = D'ap"a,

les producteurs de (A) doivent D'a //'a. S’ils donnent alors la quantité demandée de (A) au prix de 1, D"a, ils ont comme bénétice D'a — D"a = D'a (1 — p"a). Gette différence est bénéfice proin-ement dit si p"a est <1 etD'a>D"a. Mais alors ils développent leur production, ils font augmenter p"\, p"j,, p"i<... et par conséquent p"a qui se rapproche de l’unité. La différence serait perte si p'a était > 1 et D'a < D"a. Les producteurs lesteraient devoir cette perte D"a — D'a. Mais alors ils restreindraient leur production, ils feraient diminuer p"t, p'\>, p"k... et, par conséquent, p"a qui se rapprocherait de l’unité. II esta remarquer que les entrepreneurs de (A) sont libres d’éviter cette situation en ne produisant pas lorsque le prix de revient <le la marchandise numéraire est supérieur à son prix de vente, c’est-à-dire à l’unité, et les met en perte certaine, et en ne [iroduisant que lorsque le prix de revient est inférieur ou égal à runité. Quoi qu’il en soit, et en fin de compte, les entrepreneurs de (.V), comme ceux de (B), (G), (I))... n’ont qu'à

LEÇON

développer, comme ils le font, leur production en cas d’excédent du prix de vente sur le prix de revient et à la restreindre en cas d’excédent du prix de revient sur le prix de vente. Dans le premier cas, ils font la hausse du prix des services, dans le second cas ils en font la baisse, sur le marché de ces services. Dans les deux cas, ils tendent à produire l’équilibre.

220. En réunissant toutes les parties de cette démonstration, nous sommes amenés à formuler comme suit la loi d’établissement des prix courants ou d'équilibre de la production : — • Plusieurs services étant donnés, avec lesquels on peut fabriquer divers produits, et dont Véchange se fait contre ces produits avec intervention de numéraire, pour qid il g ait équilibre du marché, ou prix stationnaire de tous ces services et de tous ces jrroduits en numéraire, il faut et il suffit : 1*^ qiéà ces prix la demande effective de chaque service et de chaque produit soit égale à son offre effective; et 2^ que le prix de vente des produits soit égiil à leur prix de revient en services. Lors<jue cette double égalité n'existe pas, il faut^ pour arrivera la première, une hausse du prix des services ou des produits flont la demande effective est supérieure à V offre effective, et une baisse du 2)rix de ceicr dont Voffre effective est supérieure ù la demande effective; et, pour arriver ci la seconde, une augmentation dans la quantité des produits dont le prix de vente est supérieur au prix de revie)tt, et une diminution dans la quantité de ceux dont le prix de revient est supérieur au prix çte vente.

Telle est la loi d'établissement des prix d'équilibre de la production; en y réunissant, comme nous allons le faire, la loi de variation des prix d'équilibre convenablement généralisée, nous aurons la formule scientifi(iue de la double loi or l’offre et OE la OE:\rANDE ET DU PlUX DE REVIENT.

Du principe de la libre concurrence.

Loi de variation des prix des produits et des services. Courbes d'achat et de vente des services ; courbes de prix des produits

Sommaire : 2’21. Définition analytique de la libre cuncum*nce en matière de production. — 222. Le fait ou le concept pur et simple de la libre concurrence devient un |)rincipe. — 223. Démonstration non ellectuée du laisser faire, laisser passer. Exceptions non reconnues: services publics; monopoles naturels et nécessaires; répartition de la richesse sociale. — 224, 225, 22(i. Proportionnalité des valeurs d’échange des services aux raretés. — 227. Loi de variation des |)rix d‘é([uilibre des produits et des services. — 228,229. Courbes d’achat et de vente d'un service. — 230. Courbe de prix d’un produit.

Il résulte de la démonstration par nous faite dans la 21"'® leçon (jue la libre concurrence en niatière de profluction, c’està-dire d’une part la liberté laissée aux entrepreneurs de développer leur production en cas de bénétice et de la restreindre en cas de perte, et d’autre pai't la liberté laissée aux propriétaires fonciers, travailleurs et capitalistes et aux entrepreneurs, de vendre au rabais et d’acheter- à l’enchère les services et les produits, est bien la résolution praticpie des équations de la 20'"® leçon. Or, si nous nous reportons à ces équations et aux conditions sur lesquelles elles reposent, nous voyons que :

— La production sur un marché régi par la libre concurrence e.sf mie opération par luguelle les sercices peuvent se combiner en les produits de la nature et de la guantité propres à donner la plux grande satisfaction possible des besoins dans les limites de cette double condition que chaque service comme chaque produit n’ait qu’un seul prix sur le marché, celui auquel l’offre et la demande sont égales, et tjue le prix de vente des produits soit égal à leur prix de revient en services.

222. Peut-être voudra-t-oii bien enfin reconnaitre l’importance de l’économie politique pure élaborée scientifiquement. Placés à ce point de vue de la science pure, nous n’avons dû prendre et n’avons pris jusqu’ici la libre concurrence que comme un fait, ou même que comme une hypothèse; car il

"221?. C’est bien là, en somme, ce que les économistes ont déjà dit en préconisant le laisse i- faire, laisser passer. Malheureusement, il faut bien le dinv les économistes Jusqu’ici ont moins démontré leur laisser faire, laisser jiasser qu’Us ne l’ont affirmé à l’encontre des socialistes, anciens et nouveaux, qui, de leur coté, aflirment, sans la démontrer davantage, l’intervention de l’Ktat. Je sens qu’en m’exprimant ainsi je vais heurter quelques susceptibilités. Et cependant, on me permettra bien de le demander: — Comment les économistes auraient-ils pu démontrer que les résultats de la libre concurrence étaient bons

et avantageux s’ils ne savaient pas au juste quels étaient ces résultats? Et comment l’auraient-ils su quand ils n’avaient ni posé les détinitions, ni formulé les lois qui s’y rapportent et les constatmit? C’est là une raisqii à priori. En voici d’autres à posteriori. Lorsqu’un j)rinci])e est scientifiquement établi, la |)remière chose que l’on peut faire, en conséquence, c’est de discerner immédiatement les cas où il s’applique et ceux où il ne s’appli(|ue pas. Et, réciproquement, ce sera sans doute une bonne preuve que le principe de la libre concurrence n’est pas démontré, que les économistes l’aient souvent étendu au delà de sa portée véritable. Ainsi, par exemple, notre démonstration, à nous, du principe de la libre concurrence repose, comme sur um> première base, sur l’aptiréciation de l’utilité des services et des produits par le consommateur. Elle suppo.se donc une distinction fondamentale entre les besoins individuels , ou l’utilité privée, que le consommateur est apte à ai>précier, et les besoins sociaux, ou l’utilité publique, qui s’ap- [Hvcie d’une tout autre manière. Donc le principe de la libre concurrence, applicable à la production des choses d’intérêt privé, ne l’est plus à la production des choses d’intérêt public. X’y a-t-il [)as cependant des économistes qui sont tombés dans cette erreur de vouloir soumettre des services publics à la libre concurrence en les remettant à l’industrie privée? Autre exemple. Notre démonstration repose, comme sur une seconde base, sur le nivellement du prix de vente et du prix de revient des produits. Elle suppose donc la possibilité de l’aftluence des en-

importait peu que nous l’eussions vue : il suftisait à la rigueur que nous l’eussions pu concevoir. Dans ces données, nous en étudiions la nature, les causes, les const';quences. 11 se trouve à présent que ces conséquences se résument en l’obtention, dans certaines limites, du maximum d’utilité. Par lace fait devient un principe d’intérêt, ou une règle, dont il n’y a plus cpi’à poursuivre l’application détaillée à l’agriculture, à l’industrie, au commerce. Ainsi, la conclusion de la science pure nous met au seuil de la science appliquée. Que l’on remarque combien tombent ici d’elles-mêmes certainesobjections à notre méthode. On nous disait d’abord: — « Un des éléments de la détermination du prix en libre concurrence est la liberté humaine dont on ne peut calculer les ilécisions». Or, jamais nous n’avons essayé de calculer les décisions de la liberté humaine ; nous avons seulement essayé d’en ex|)rimer mathématiquement les ettets. (’haque échangeur, ilans notre théorie, peut être supposé établissant comme il l’entend ses courbes d’utilité ou de besoin. Ces courbes une fois établies, nous montrons comment les pri.x en résultent sous un régime hypothétique de libre concurrence absolue. — « -Mais précisément, nous dit-on alors, la libre concurrence absolue n’est qu’une hypothèse. Dans la réalité, la libre concurrence est entravée par une infinité de causes perturbatrices. Il n’y a doue aucun intérêt (|uelcouque, sinon tie curiosité, à étudier la libre concurrence en elle-même et dégagée île ces éléments de perturliation dont aucune formule ne saurait timir compte ». ha vanité de cette obji'Ction se révèle pleinement. .\ sui>poser qu’aucun progrès ultérieur de la science ne permette d’introduire et de taire figurer les causes perturbatrices dans les équations de l’échange et de la production, ce qu’il est peut-être imprudent et certainement inutile d’affirmer, ces équations, telles ipie nous les avons établies, n’en conduisent pas moins à la règle gémérale et supérieure de la liberté de la production. La liberté procure, dans certaines limites, le maximum d’utilité; donc les causes qui la troublent sont un empèchemiMit à ce maximum; et quelles qu’elles

trc'preiieurs vt*rs les entreprises en bénéfice comme de leiu détournement des entreprises en perte. Donc le principe de la libre concurrence n’est pas non plus néc.essairement applicable à la production des choses qui sont l’objet d un monopole naturel et nécessaire. N’y a-t-il pas cependant des économistes qui nous parlent tous les jours de libre concurrence à propos d’industries en monopole? Une dernière observation enfin, et de la plus haute importance, pour terminer sur ce point. Notre* démonstration de la libre concurrence, en mettant en évidence la question d’utilité, laisse entièrement de coté la question de justice ; car elle se borne à faire sortir une certaine distribution (les produits d’une certaine répartition des services, et la question de cette répartition reste entière. N’y a-t-il pas cependant des économistes qui, non contents d’exagérer le laisser faire, laisser passer en matière d’industrie, l’appliquent tout a tait hors de propos en matière de propriété? Tels sont les dangers (le la science traitée en littérature. On affirme à la fois le vrai et le faux ; sur quoi il il ne manque pas de gens pour nier a la fuis le faux et le vrai. Et l’opinion s’arrête, indéfiniment tiraillée en sens contraire par des adversaires qui ont, les uns et les

autres, raison et tort tout ensemble.

224. Cl, c,„ ck... étant les valeurs d’échange des services (T), (P), (K)... dont les rapports avec la valeur d’échange Cadu produit (.V) constituent les prix de ces services, ci,i, cjs.'i...

rk,2... ci.a, cp.3, étant les raretés de ces services ou les

intensités des derniers besoins satisfaits, après l’échange, chez les individus (1), (2), (3)... qui en ont gardé ou acquis pour les consommer directement, on doit compléter comme suit le tableau d’équilibre général (133) ;

y a : Vh ec : y a

Les renies, travau.x et profits qui se consomment directement sont susceptibles de se consommer soit par quantités infiniment petites mesurées au temps, soit par quantités correspondant aux unités de mesure des terres, des personnes et des capitaux. Il pourrait donc y avoir lieu d’inscrire dans la partie du tableau qui les concerne, des termes de rareté soulignés plus ou moins intermédiaires entre les intensités des derniers besoins satisfaits et les intensités des premiers besoins non satisfaits. En outre, il est toujours possible, pour les services comme pour les produits, que nous ayons à faire figurer entre parenthèses des termes pi'oportionnels de rareté supérieurs aux intensités des premiers besoins à satisfaire. Sous le bénéfice de cette double réserve, on doit étendre des produits aux services la proposition que : — Les valeurs d’échange sont proportionnelles aux raretés.

225. Soient (T), (P), (K) des services fonciers, personnels et mobiliers susceptibles de se consommer par quantités infiniment |»etites, et soient rr.i rii.i, riv2r(].2, ri-,3 rq,3, "r.i "ii,i, "iv2".i,2, "i-.3ît,|,3, xv,i xq,i, Xi-,2Xq2, Xv.s Xq.3 ( Eig. ()) les coLirbcs coiitinues d’utilité ou de besoin de ces services pour les échangeurs (I ), (2), (3). Soient 0.75, 2.16, 1.50 les prix de (T), (P), (K) en (A). Dans le cas supposé, l’échangeur (1) et l’échangeur (3) consomment des trois services : Pun en quantités 7, 9, 5 p(jur s’arrêter sur des raretés 1.50, 4.33, 3; l’autre en quantités 3, 1, 2 pour s’arrêter sur des raretés 3, 8.66, 6. Quant à l’échangeur (2), il consomme de la rente (T) en quantité 1 pour s’arrêter sur une rareté 4.50; mais il se prive de travail (P) et de profit ( K) par la raison que les nombres 13, 9 qui devraient figurer dans la série de ses raretés dépassent les intensités 9, 6 des premiers besoins à satisfaire de ces services. On a donc le tableau d’équilibre ;

±2(3. En appelant Ut, 13p, 13k... les raretés moyennes de (T), <Pj, (K), et à la condition de tenir compte des nombres soulignés et des nombres entre parenthèses dans l’établissement fie ces moyennes, on pourrait poser

Ht 13,, 13k

. .. » I ■ - » Il . ...

227. On doit généraliser aussi la loi de variation des prix (137) en rénoncant en ces termes :

— Plusieurs [troduits ou services étant donnés à Vétat d’équilibre général, sur un marché où l’échange se fait avec intervention de numéraire, si, toutes choses restant égales d’ailleurs, l’utilité d’un de ces produits ou services augmente ou diminue l>our un ou gour plusieurs des échangeurs, le prix de ce produit ou service ot numéraire augmente ou diminue.

Si, toutes choses restant égales d’ailleurs, la quantité d'un de ces produits ou services augmente ou diminue chez un ou chez plusieurs des porteurs, le prix de ce produit ou service diminue ou augmente.

— Plusieurs produits ou services étant donnés, si Vutilité et la quantdé d'un de ces produits ou services à l’egttrd d un ou plusieurs des échangeurs ou porteurs varient de telle sorte que les raretés ne varient pas, le prix de ce produit ou service ne varie pas.

Si Vutilité et la quantité de tous les produits ou services à l’égard d’un ou plusieurs des éciiangeurs ouporteurs varient de telle sorte que les rapports des raretés ne varient pas, les j>rix de ces produits ou services ne varient }>as.

A quoi l’on peut ajouter encore ces deux autres propositions :

— Si toutes choses restant égales d’ailleurs, la quantité d’un service possédée par un ou plusieurs individus augmente ou diminue, l’olVre effective augmentant ou diminuant et, par suite, le prix baissant ou haussant, le prix des produits dans la confection desquels entre ce service dim 'inue ou augmente.

Si, toutes choses restant égales d’ailleurs, l’utilité d’un produit pour U)i ou plusieurs des consommateurs augmente oudi-

minue, la demande effective augmentant ou diminuant et, par suite, le prix haussant ou baissant, le prix des services qui entrent dans la confection de ce produit augmente ou d'iminue.

228. Dans la 15™« leçon, nous avons posé (151) les courbes d’achat et les courbes de vente, c’est-à-dire les courbes de demande en numéraire et les courbes d’offre contre numéraire des marchandises supposées arriver à tour de rôle en dernier lieu sur un marché d’échange à l’état d’équilibre général. Nous avons ensuite transformé (1.5.3) les courbes d’achat en courbes de prix en supposant l’otïre égale à la quantité possédée. Il nous faut revenir sur cette conception pour la compléter en ce qui concerne les services et les produits.

229. Soit donc (A) le numéraire. Et soient, d’un côté, les services (P), (K)... et les produits (A), (B), (G), (D) ... s’échangeant ou prêts à s’échanger entre eux à des prix déterminés d’équilibre général //,„ p'u ... p'b,p'c, p'd ... et, d’un autre côté, le service (T) dont l’existence vient d’être reconnue et la quantité appropi'iée, et qui se présente sur le marché pour y figurei- dans le mécanisme de l’échange et de la production.

Théoriquement, l’a].»parition de (T) nécessiterait l’établissement à nouveau de quatre systèmes d’équations de la production (202, 203) avec introduction de deux inconnues nouvelles, /»,, Üt, et de deux équations supplémentaires, l’ime de demande de (T)

«t Du -|- à, Db -j- c. De -j- di D|| -f- . .. := O, , l’autre d’offre de (T)

Ot = Ft (/», , iq,, pk ... Ph, Pc, pd ...),

qu’on peut, en désignant comme nous l’avons fait (215) par U et a les sommes des o, positifs et des o, négatifs, réduire à l’équation unique

ff| Da -f- b{ Db -j- t‘l D,. -(- (/, Db ;= L .

Mais si nous faisons abstraction des variations des autres prix <‘t des autres demandes et offres effectives, en les considérant comme des constantes, le premier membre de cette équation

est une fonction décroissante d’une seule variable pt , susceptible d’être représentée géométriquement par une courbe d’achat TdTp (Fig. 9), et le second membre est une fonction successivement croissante et décroissante, de zéro à zéro (à 1 infini), de la même variable />tj susceptible dêtre représentée par une courbe de vente MN. L’intersecdion des deux combes en T détermine le prix pt.

230. Soit toujours (A) le numéraire. Et soient, d’un côté, les services (T), (P), (K) ... et les produits (A), (G), (D)... s’échangeant ou prêts à s’échanger entre eux à des prix déterminés d’équilibre général }>\, p'p,p'k... p'c, p'd--- et, d’nn autre côté, le produit (B) dont la fabrication vient d’être découverte et mise dans le domaine public et qui se présente sur le marché pour y figurer dans le mécanisme de l’échange et de la production.

Théoriquement, l’apparition de (B) nécessiterait l’établissement à nouveau des quatre systèmes d’équations de la production avec introduction de deux inconnues nouvelles, ph, Bb, et de deux équations supplémentaires, l’nne de demande de (B)

l)h = Fb(pl, Pp, Pk... pb, Pc Pd...), l’autre de prix de revient de (B)

b[ pi b^)P[) bk p\i ... — pb-

Mais si l’on fait abstraction des variations des autres prix et des autres demandes et offres effectives , en les considérant comme des constantes, I)b est une fonction décroissante d une seule variable Pb, susceptible d’être représentée géométriquement par une courbe de prix BaBp (Fig. 10). L’ordonnée du point B qui a pour abscisse pb représente la demande Db. Nous sommes ainsi ramenés à l’expression géométrique que nous avions déjà fournie.

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