‹ Éléments d'économie politique pure [microform]Chapitre 41 sur 53 · SECTION VI · texte numérisé non relu

SECTION VI

THÉORIK DE EA GIRCELATIOX ET DE LA MONNAIl'

LEÇON

Eijualions de la circalation el de la }no)inaie

SiDiMAiUK ; — '2~-2. 11 i-i’ste à introduire le caiiiUil circulant et la monnaie dans le système de l'equilibre èconomiiiue. — -27:1 On peut le faire, sans sortir du'peint de vue stati(jue. tout en se mettant au plus près du point de vue dynamique, à la condition de supposer fixée s les dates de paiement des siTvices et de livraison des produits. — 274. Phase des /''hmn>‘>uciits préliminaires; jiliase de IVV/iD/ièrc stati<ine; phase de lV7/mdiptnmiqite,

‘27r>,'Hiiuations (ruÜVe des capitaux circulants, des matières jtremieres et de la monnaie. — 27r>. Kquations de demande. l\>sition des é(iuations de la circulation dans riiypolhèse d'une monnaie non marcliandise. — 277. du? + 2.s -h 3 inconnues et autant d’éipiations.

"27"2. Kii posant et on résolvant, dans les 2ü'-, -4*-' el -o'

leçons, les étiualions de la pt*odnction et celles de la capitalisation, nous avons tait alistraction (179) des sept cliets suivants t*econnus ( 17S) parmi les éléiuenls de la production .

7" mobiliers iteofs en vente chez les producteurs

à titre de produits ;

X'> A[>provisionnemenls de revenus consistant en objets de

coiisommotion chez les (‘onsoinmaleurs ;

9" Apjirovisionnenients de revenus consistant en nnilieres

firemières chez les producteurs ;

19“ lievoius neufs consistant en olfjeis de consommation et inatières premières en v(*nte chez les produ(*teui‘s a titre de produits ;

I 1", l'2" et Monnaie de circulation cliez les consoniinaleurs ; moiuiaie de circ}(lcition chez les producttHirs , moiuiaie (béfuirgne.

Le moment est venu d’introduire ces éléments dans le |trol>lème général et complet de l’équilibre économique.

On peut retivanchei* le 7^ chef. 11 sutüt de supposer (|ue le

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l■oef|ic^ent de fabrication de clia(|iie produit ( A) en capital (K), «k, comprend à la fois la quantité de service (K) qui entre dans la confection de I de (A ) comme servi('e producteur et celle ipn V enti’e comme servict' '/’a/qn’OL’Jsionaenn’nf. Dès lors, laipiantité elVectivenient ilemandée de servi>'e (K) an j)i‘ix pk, égale à la quantité elléctiveinent otiérte (>,, comprendra le capital du chef dont il s’agit.

On |)ent rénnii' mi un les !•'' et 1<>'‘ chefs. 11 snftil de siqiposer que le coefticient de fabrication de chacpie produit (A) en servira' de matière première (M), comprend à la fois la (piantité tie service d’approvisionnement de la matière première en nuKjasin et celh" de la matière |)remière à l'étalage. Dès lors, la quantité eflectivement demandée de service (M) an prix /»m', égale à la (piantité existante compri'ndi'a la matière premièi'e des deux chefs dont il s’agit.

C’est avec ces simplilications (jm* nous allons introduiri' h' ca|>ital cii'cnlant et la monnaie dans le système de l’écpiilihi'e é(‘onomi(pie; mais quelques explications sont nécessain's jjonr faire comprendre comment nous posons ici le problème de la circulation, après ceux de l’échange, de la production et de la capitalisation, sans sortir du point de vwestaligue, tout en nous mettant au plus près du point de vue dgnami(juc.

'27A. Dans les théories de la production et de la capitalisation, nous supposions des entrepreneurs acladant à des propriétaires fonciers, travailleurs et capitalistes certaines quantités de services producti'urs à recueillir durant une certaine période de temps el leur vendant, suivant le mécanisme de la libre concurrence, certaines (piantités de produits à fabriquer durant la même période. L’éqnilibn' avait lieu quand le montant des services et celui des produits en numéraire étaient ('■gaux. Dans la théorie delà circulation, nous introduirons en [dus les conditions suivantes.

A]>rès les tâtonnements préliminaires faits sur ho)is, ré(juilibi'e une fois établi en principe, la livraison des services commencera immédiatement et continuera d’une layon déterniinée pendant la période de temps considérée. Le paiement de ces

|Li : :

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^iM-vices, évalués en numéraire, se fera en monnaie à des termes déterminés. La livraison des produits commencera de même immédiatement et continuera d’une façon déterminée pendant la même période. Le paiement de ces lu'oduits, évalués en numéraire, se fera aussi en monnaie à des termes dé- (erniinés. Il est aisé de comprendre comment l’introduction (le ces conditions entrainera la nécessité, pour les cousoniuiateurs,(run fondsde roulement, ou capital circulant, consistant :

P' en certaines quantités de produits se déterminant iiiathématiiiueiTK'iit par la considération de salistaction maxima des besoins, dans les conditions ci-dessus, en vertu de certaines quantités possédées de ces produits et de certaines fonctions d’utilité ou dt' besoin de leurs services d’approvisionnement, et 2“ en une certaine quantité de monnaie de circulation et d’épargne se déterminant niathématiiiuement par la meme considération, dans les inémivs conditions, en vertu d’une certaine quantité possédée de monnaie et de certaines tonclions d’utilité ou de besoin des services d’approvisionnement des produits et services consommables et d’une certaine tonction d'utilité ou de besoin du service d’approvisionnement des capitaux neufs, non |dus eu nature, mais en monnaie; et, puni les producteurs, d’un fonds de roulement, ou capital circulant, consistant : D en certaines quantités de matières premières en magasin el produits fabriqués à l’étalage se déterminant ma- Ihématiquement par la considération d’égalité du prix de vente et du prix de revient des produits, dans les conditions tixees, en vertu de certains coefticients de tafiricalion des pioduits a fabriquer en matières premières el produits déjà fabriiiiu's, el 2« en une certaine quantité de monnaie de circulation se déterminant malhématiquemenl par la même considération, dans les mêmes conditions, en vertu de certains coenicieiils de fabrication des produits à fabriquer en matières premières, sei'vices producteurs et produits déjà lahriqués, non plus en nature, mais en monnaie.

Cette conception est contorme a ha réalité, mais it'iidue ligoureuse en vue des raisonnements scientitiques.

Kn dans une société en marche, un consoininateui-,

|)ro[)riétaire foncier, travailleur ou capitaliste, sait très approximaliveiiient, a tout instant donné: t° quels approvisionnements en |iroduits il doit avoir pour sa commodité, et 2" quelle encaisse il doit avoir soit pour rétablir ces a|)provisionnements et pour acheter des produits et des services consom-

mables, au fur et à mesure de la consommation, en attendant les échéances de ses fermages, de ses salaires, de ses intérêts, soit pour acheter des capitaux neuts. Une légère incertitude à cet égar<l ne |)eut provenir que de la difficulté de prévoiries changements possibles dans les données du problème. En siqi-

posant ces données invariables pendant une certaine période <le temps, et en su|)posant les prix des produits et des services, et leurs dates d’achat et de vente, connus pour toute cette pél'iode, nous ne laissons place à aucune incertitude.

Il y a ]dus. Le capital étant défini « la somme totale des capitaux fixes et circulants /oués. non im nature, mais en naie, par le crédit, » tous les jours, dans une société en marche, line certaine traction de ce caidtal vient à échéance et est restituée par les entrepreneurs-emprunteurs aux capitalistes-

préteurs. A cette quantité, les pro|)iiétaires fonciers, travailleurs et capitalistes ajoutent un certain excédent de leur re-

venu sur leur consommation, ou bien, de cette quantité, ils retranchent un certain excédent de leur consommation sur leur revenu, de façon à constituer la somme journalière d’épargnes à |)rèter sous foiane de monnaie, f. 'hypothèse de données invariables pendant la période considérée nous permet d’introduire non seulement à côté de l’encaisse de la consommation l’encaisse de l’épargne, mais à côté de l’encaisse de l’épargne pour achat de capitaux neufs à louer en nature celle de l’épargne pour location de capitaux neufs en monnaie.

Enfin, dans une société en marche, un producteur, entrepreneur d’agriculture, d’industrie ou de commerce, sait à très |)eu [irès, a tout instant donné: 1" quels approvisionnements en matières premières et [iroduits fabriqués il doit avoir en raison de sa production et de sa veide, et 2“ quelle encaisse il

;}ol —

<ioit avoir pour rétablir ces approvisionnements et poui aclie- |cr des servicçs producteurs en attendant le règlement des produits par lui vendus. Ici aussi, il y a cpiclque incertitude icsullant de la iiossibilité di- changements dans les données du problème et de la difficulté de les pi-évoir. Mais, ici aussi, fil supprimant cette possibilité pour une certaine période de temps, et en su[)posant les pi’ix des produits et des services, ft leurs dates de vente et d’achat, connus iiourloutt' cette période, nous supiirimons toute cause d’incertitude.

Tel est le mécanisme de la circulation envisagé au point de vue slatiipie, comme les mécanismes [>ai' nous étudiés de l’échange, de la production et de la capitalisation. Nous voulons n'soiidre la question de son équilibre d’une façon générale, comme nous avons fait pour les précédents. C’est pourquoi nous supposons une société établissant cet équilibre ah ovo, pour une période de temps déterminée pendant laquelle il n’y aura pas de changements dans h*s données du jiroblème. C.’est [lourquoi aussi nous dotons nos propriétaires fonciers, travailleurs et capitalistes consommateurs de (piantités qtielcomiues de capitaux circulants et de monnaie, comme nous les avons dotés précédemment de (piantités quelconques de capitaux tixes: fonciers, personnels et mobiliers, et pourquoi nous supposons nos cntreiireneurs producteui'S empiruntant les capitaux circulants et la monnaie dont ils ont besoin, comme nous 1(‘S supposions précédemment empruntant les capitaux tixes (pu leur étaient nécessaires. Comme antérieurement, nous établirons l’équilibre en |irinci|ie, d’abord théoriquement et mathématiquement, puis pratiquement sur le marché. Alors, notre société sera prête à fonctionner, et nous pourrons, si nous voulons, passer du jiointde vue statiipie au point de vue dijnami<jue. 11 nous suffira, [lourcela, de siqiposer les données du problème : quantités possédées, courbes d’utilité ou de besoin, etc., variant en fonction du tem/is. L’équilibre fu:e se transformera en un équilibre variable ou mobile, se rétablissant de lui-même au fur et à mesure qu’il sera troublé. La théorie du bimétallisme nous olVrira un équilibre de ce genre.

:îo‘2 —

27 i. Au moyen de l’iiypothése des bons, ou [)eul distinguée iielteinent, surtout si ou les su|){)ose successives, les trois i»hases siuvaides :

1*^ La phase des tàlonncments iii'élnnirndres en vue de rétablissement de l’équilibre en principi';

2“ La |)liase stnt'ninc de l’établissement elVectif eco de l’é- (juilil)re relatif à la livraison des services producteurs et des produits [ændanl la période de temps considérée, aux conditions convenues, sans changements dans les données du pro- Idème ;

d” Lue phase d;ina)niiiite de trouble cotdiniiel de ré(juilibre par des changemenls dans ces données et de rétablissement continuel de l’écpiilibre ainsi li’oiiblé.

Lu conséquence de ces délinitions, il doit èti'e bien entendu que les capitaux iieufs, fixes ou circulants, qui seront livrés pendaid la seconde i)hase aux prix de revient, égaux aux prix de vente déterminés i»ar le rapport des prix couraids des services au taux du revenu net, ne fonctionneront que dans la troisième phase, constituant ainsi un premier changement dans les données du pi-oblème (2r)l ).

Si la société li(piidait à la tin de la seconde phase, les capitaux anciens, fixes et circulants, seraient restitués, par les entrepreneurs aux cai)italistes, en nature; les seconds en capitaux similaires.

Si la société continue à l’état d’équilibre dynamique, il convient de supposer les capitaux circulants enqiruntés par les entrepreneurs aux capitalistes en monnaie, aux [>rix 1, pb... pm---, à courte échéance, c’est-à-dii‘e jusqu’après la veide.

Ainsi s’achèvera la syntlièse rationnelle de l’équilibre économitpie sur la base des équations d’échange et de satisfaction maxima.

270. (.\), (H), (C), (L))... (M)... (T), (P), (K)... étant toujours les marchandises: prodiuts consommables, matières pi-emières, capitaux producteurs fixes : fonciers, personnels et mobiliers, soieid(A'), (H')... (M)... les mêmes produits et matières pre-

— dud

iiiières considérés comme capitaux circulants, c’est-à-dire comme rendant le service d’approvisionnement, soit chez les consommateurs, soit chez les producteurs ; à l’étalage ou en magasin. (A) étaid toujours le numéraire, et, par consétpient, l,y"b, Pc Pd... /bn... Pt, Pp, Pk- étant toujours les prix de ces marchandises en (A), soient pa' = i, pb'=p\d--- piu' = pmi---

les prix des services d’approvisionnement de ( A'), (H't--- (M)... comme n = Pt* , = -u-= PkL.. sont les i>rix des services

de (Tj, (P), (Ix)...' Soit (L) la monnaie que nous considérerons d’abord comme un objet sans utilité propre mais de quantité donnée, distinct de (Aj, ayant son prix jAi et son i>rix de service d'approvisionnement pa' = [U\i, mais que nous nous ré- ,<ervons d’idenlitier à (A) en posant alors p,,=pa= 1, pu' =

Prenons maintenant, entre tous, un individu porteur de r/u lie (A'), de qb' de (IL)... de (/,„ de (M)... de ryude(L'). Et soient (q),r — Çb'(q)--- les équations d’utilité ou de besoin des services (A'j, (H')--- pour cet individu. Les quantités Oa', 01/... positives ou négatives, de ces services par lui etVectivement otVerles aux prix /»a', pb'... seroid déterminées à la fois par l’équation d’échange

etpi + e,,/»p + OkPk + . . • + Oa'i)a' + Ob'pb' + . ■ . + '/in/'iM ' • • + 0„pu ' = da, -p dbPb + dcpe + d,(/M -j- . .. -t- d,.p,.

et par les équalions de satisfaction maxima ;

Ça' ('/a' — Oa'.)=/'a'Ça(da), Çl)'('/h' — (>b') = /»b'Ça(da),

desqmdles résulteront ces cpiantités etVeclivement otlerles ;

Oa' = fix' (pi , /‘p, Pk...,Pb, Pc, /M ...pa', pb' ■■■ Pm' ■■■ Pu , i'c), Ob' = fb' (pi, Pc P\i---Pb, Pc, P(l ■••i'a', pb' ■■■ pué ... /'u', P.d,

'Nous rai.soiis altstraclioii de famortissenieiit el de l'assurance des cajiitaux circulants.

On aurait de même les quantités etlêctivement otï'ertes par les autres écliangenrs, et, par conséquent, paiani les équations [ I I (le la capitalisation, les équations d’otVre elléctive totale:

Ou' = l''a' (/a, P|I, l'k ■■■ /Ml, Pc, /M ... /»u', p\>' ... /'tu' ... pu’, p,-) ,

( = Fil' (/'(, /'(I, /'k ... /'b, l>c. Pi] ... Pu', Ph' ... /'m' ...pu', Pc),

Pour ce ({ni est de (M)... les consommateurs n’ayant pas besoin de matières premières, les (piantités ell'ecti veinent offertes par eux seraient égales aux quantités possédées q,„... et, l>ar conséquent, les olfres totales etfcctives seraient égales aux quantités totales existantes (Jm...

Enfin, en ce qui concerne la monnaie, soiinit r = ça('/), r = ç(î(ii)... r — Çt (q) les équations d’utilité ou de besoin des services d'aiipmvisionnement des produits (A') (B')... et de revi'iiu net perpétuel (E'i non en nuturc, mais ch muHHuie, pour notre individu. Les quantités a, ,5... s, jiositives ou négatives, de ces services par lui désirées aux prix pp, pu'... seront déterminées à la fois par l’équation d’échange et par les équations de satisfaction maxima :

Ça ia) = pu'Çu i<lu), ç/j(l3)=ph'Çii(da),

Ce (S) = pu'Çu (du),

des(|uelles insulteront d’abord ces ipiantités désirées de services (A'), (B')... (E') :

fo. ip], Pv, P^' • • • /M), Pc, Pi] ... p.i' , /'b' ... /'ni ' ... Pu' , pc) , d — ffi(pi, /'p, pu ... ph, Pc, Pd ... ji.i', Ph’ ... /'ni' ...pu', pc),

/>K ... ffc-, Ihi ... />b' ... /bi/ /V),

puis le montant des mêmes quantités exprimé en numéraire

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