‹ Éléments d'économie politique pure [microform]Chapitre 45 sur 53 · HI · texte numérisé non relu

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à Bruxelles sera (le s’énonçant 09.01 ; et KMtfr. payables à Bruxelles vaudront à Paris BU fr., et le change de Bruxelles à Paris sera de s’énonçant 101. Les débiteurs de Paris enverront 1000 fr. à Bruxelles, vu que leurs créanciers ont le di'oit d’être payés intégralement, fût-ce par envoi de monnaie métallique; ils supporteront, en outre, la perte au change; les débiteurs de Bruxelles bénéficieront, en principe, de la prime de change correspondante.

BIO. Mais, dira-t-on, si Paris devait à Bruxelles 2(KM)00 fr., tandis que Bruxelles ne devrait à Paris que 100 000 fr. , les

changes respectifs de Paris à Hruxelhis et de Bruxelles à Paris

100 ‘iOO

seraient donc de et de y^-j ; en d’autres ternies, t2(X) fr.

payables à Paris vaudraient à Bruxelles 100 fr., etl(K)fr. payables à Bruxelles vaudraient à Paris ‘i'X) fr. ! .Non : cette conséquence, qui serait absurde, n’est pas possible. Il y a une limite à la perte et à la prime du change: cette limite, c’est le coi'it total du transport, risques compris, de 1(X) fr. espèces, d’une des deux places à l’autre. Tant que la perte au change n’atteint pas cette limite, le débiteur préfère acheter une traite ou laisser tii-er sur lui plutôt que d’envoyer des espèces. La limite atteinte, l’un ou l’autre procédé lui est indifférent. Si la limite était dépassée, il préférerait envoyer des espèces; donc cette limite ne peut pas être dépassée.

311. Gournot, dans ses Recherches sur les princiites mathématiques de la théorie des 7'ichesses, a consacré au change un chapitre spécial. Je me permettrai d’y renvoyer le lecteur pour de plus amples développements, et me bornerai ici à em})runter à l’auteur sa formule générale du change.

(1) et (2) étant deux places de change; mi, 2 étant le montant des sommes que la place (1) doit à la place (2), wî2,i le montant des sommes que la place (2) doit à la place (1); ci,2 étant le change de la place (1) à la place (2), C2.1 le change de la place (2) à la place (1), on a, dans les limites déterminées par le montant des frais de transport de la monnaie.

Cl, 2

m-2,1 ni 1,2

Wl,2

double équation d’oii l’on tire aussi

Cl. 2 <‘2.1 = I .

.\insi : — Les changes sont égaux aux rapports inverses des remises à effectuer.

Ils sont réciproques les uns des autres.

On reconnaît les rapports des prix (44), ce qui doit être puisque les changes sont, par définition, les prix sur chaque

place de l’iinité ou d’une quantité déterminée de monnaie payable sur toutes les auti'es places.

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