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envoyei- en aucun cas. ptuels que soient et il tant qu’il
achète soit une traite soit de l'or. .\li)rs il n’y a plus aucune limite du change.
dl:î. (1), c2), (d), (i)... étant un nombre indélini de places de change, eo.ietca.i étant les clianges des places (‘il (d (d)sur la place ( I), c;j.i étant le change de la place (d)sur la place (‘2), on démontrerait, par un raisonnement identiipieà celui cpii a été fait dans le cas de réchange de [)hisieurs marchandises entre elles sur un marché ( 1 12), (pi’il ne saurait y avoir, entre les changes, d’équilibre général ipie si l’on a généralement
Ainsi : — ,1 l’étal d’éfjHiUlire yénérnl, le clianye de deux places yaelcoïKjaes l’aite sur l'autre est éyal au rapport des chauyes de Vunc et l'autre sur u)te troisudue <p(elconyue.
314. Lorsipie cet état d’équilibre général ii’existera pas, il sera amené par des arbitrages, etfectués sur des lettres de change, exactement pareils à ceux ([ue nous avons sup[)Osé s’eirectiK'r sur des marchandises quelconques i 1 1 i). Les lettri's de change sont précisément et |>ar excellence la marciiandise sur laquelle il se fait des arbitrages. Sur toutes les places de commerce il y a des bampiim’s , (prou appelle spécialement (■(unbistes, ipn sont journellement occupés à consulter les cours et à amener l’équilibre général des clianges en liénéticiant de la substitution de l’achat indii'ect à l’achat direct, ou, pour mieux dire, de la combinaison d’un achat ou d’une vente par voie indirecte avec une vente ou un achat par voie direct!'. Cette intervention a deux conséipiences très ini|iortantes.
315. 11 en résulte d’abord que le change d’une place sur chacune des autres n’est pas déterminé par le simple rap|)ort des
créances aux dettes de cette place avec chacune des autres, mais dépend, d’une manière plus complexe, du rapi»ort des créances aux dettes de cette |dace avec toutes les autres. Lu d’autres termes, les cliangt's d’un pays avec h's pays étrangers varient en même temps et dans le même sens selon que le résultat général des atTaii'es de ce pays avec le dehors consiste en un excédent du cliilVre îles exportations sur celui des importations ou du chiffre des importations sur celui des exportations. Lorsqu’un pays a plus vendu qu’acheté, le change de son papier tend à s’élever au-dessus du pair; loi'squ’il a plus acheté ipii' vendu, son change tend à descendre au-dessous du jiair. Dans l’ancien sjfstèiue dit de la balance du cunnuerce , on ai»pelait cela avoir le change pour soi ou contre soi. avoir le change favorable ou défavorable. Ces expressions se rapportaient à l’avantage présumé de l’importation des métaux pi’écieux, au désavantage di' l’exportation. Les idées ont notablement changé à cet égard ; et cependant il est bon de savoir que, selon qu’un pays a le change pour soi ou contre soi, il impolie ou exporte de la monnaie; ce qui amène, dans le premier cas, une hausse îles prix et, [lar conséquent, , une augmentation dt's importations et une diminution des exportations, et, dans le second cas, nue baisse des prix et, par conséquent, une diminution des importations et une augmentation des exportations ; de telle sorte qne, dans les deux cas, l’équilibre tend à se rétablir de lui -même.
;!l(). Le second résultat des arbitrages faits sur les lettivs de change, qui est un résultat pratique d’une importance incalculable, c’est (pi’une masse énorme d’échanges et de services internationaux se règlent au moyen du moindre en\oi d oi ou d’argent possible. 11 n y a pas tort longtemps que les engagements internationaux et les recouvrements à effectuer de pays à pays [U'ovenaient prescjue t*ntierement des importations et exportations de marchandises, c’est-à-diia* de produits agricoles, industriels et commerciaux. Aujourd’hui, un nombre considéi’able d’eléments divers entre dans la composition de ces dettes et créances. Les plus importants de ceseléments ont
été éniiniérés par M. (iporge ,). (Joscheii dans sa Théorie des changes étrangers; ce sont les suivants: importation et expoitation de titres deci'édit, de valeurs pnbliqiies et industrielles, Ijaienient et perception des arrérajîes de ces titres, règlement de profits, commissions et courtages, déjjenses laites par des nationaux à l’étranger, etc., etc. L’Angleterre, par exemple, a annuellement un excédent d’importation sur l’exportation des marchandises proprement dites de plusieurs centaines de millions; elle établit la balance au moyen du t’rét des transports maritimes (pi’elle efTectue, des commissions et courtages sur les opérations de commerce et de banque dont elle se charge, des revenus des capitaux qu’elle possédé. Telles sont les atfaires que règle le commerce des lettres de change. Paris doit un excédent à Bruxelles, mais il lui est dû un excédent par Amsterdam ou Francfort; le premier excédent se paie au moyen du second. Ainsi le marché universel des lettres de chancre est comme un vaste clearing-house où les affaires du mond(‘ entier se liquident par de simples paiements de différences. Et ce résultat s’obtient par le seul effet du mécanisme de la libre concurrence abandonnée à elle-même. C’est la loi de l’offre et de la demande qui ordonne tous ces écdiangesde marchandises, comme c’est la loi de la gravitation universelle qui régit tous les mouvements des corps célestes. Ici le système du monde économique apparaît enfin dans son etendue et sa complexité, et peut sembler aussi beau, c’est-à-dire aussi vaste et aussi simple à la fois, que le système du monde astronomiqui'.
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CONDITIONS ET CONSÉQUENCES DU PROGRÈS ÉCONOMIQUE CRITIQUE DES SYSTÈMES D’ÉCONOMIE POLITIQUE PURE
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