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DE LA COOPÉRATION

La coopération, due au double sentiment de l’intérêt personnel et de l’émancipation du salarié, a été vainement tentée, il y a cinquante ans, sous les inspirations de Robert Owen, et, de nos jours, par divers groupes ouvriers, relevant des idées plus ou moins modifiées du premier fondateur.

Ces essais, tous entachés de communisme, n’ont guère donné quelques résultats utiles que sous le rapport commercial, principale-

Ë C O N O M 1 Q U E Ë lU) G R E S S 1 V E .

• ment dans des sociétés d’approvisionnement. Elles seraient parvenues probablement à un plein succès dans cette voie, sans le venin égalitaire qui trouble en tout et partout le discernement électoral des masses. C’est, en effet, toujours, invariablement par le mauvais choix des directeurs et administrateurs qu’elles ont périclité.

Un autre écueil encore menace sans cesse les réunions ouvrières, c’est la confiance, ou plutôt la superstition qu’elles peuvent tout par le seul fait de leur instilution et qu’il ne reste plus qu’à en prendre à son aise, à jouir, dès qu’elles ont la forme et l’existence. Cette ivresse du désir, de l’espérance, trèsexplicable, enlevant tout sens pratique aux conceptions et aux décisions collectives, à la conscience, souvent même à la moralité des sociétaires, on voit bientôt le vice des opérations, le défaut de contrôle, desurveillance.

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