‹ Èléments d'économique progressive [microform]Chapitre 27 sur 48 · DE L'HABITATION · texte numérisé non relu

DE L'HABITATION

bains, la piscine, — enfin l’usine à gaz. Au delà, à droite, sont les divers ateliers, magasins et bâtiments pour les bureaux.

Toutes ces masses de constructions d’un aspect simple, mais grandiose, aident à soupçonner ce que pourra être un jour la ruche humaine dans son activité et sa splendeur. Déjà, cette population paisible, heureuse, faitdu travail, pourtant encore barbare et répugnant, son plaisir et sa moralité. Que sera-ce quand les procédés savants de l’association en feront une fête, un enthou-

siasme 1

Mais, le fait le plus saillant, le plus concluant peut-être de l’organisation économique du Familistère de Guise est le résultat donné par le système d’agencement des salles consacrées à la basse enfance, sous les noms de nourricerie et de pouponnât, salles où les marmots, depuis l’allaitement jusqu’à leur

eatrée aux écoles, reçoivent sous les formes les plus attrayantes, à l’aide des procédés les plus ingénieux, la première éducation, et vivent, groupés par catégories d’âges, tous absorbés, passionnés par leurs jeux et leurs rapports, sans jamais pleurer ni crier, chose invraisemblable pour ceux qui n’ont pas vu

de leurs veux ce miracle.

« On ne berce jamais les enfants à la nourricerie, dit M. Godin ; c’est plaisir de les voir mettre au lit tout éveillés comme de grandes personnes, de les voir s’endormir sans pleurer ni crier et s’éveiller de même.

«... Les salles de la nourricerie et du pouponnât sont là dans l’habitation même, près de la demeure de chacun, toujours ouvertes à l’enfant et à la mère, et nuit et jour, des bonnes veillent avec un soin maternel sur tuus les enfants au berceau, dès que les

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