‹ Éléments d'électro-chimie appliquée aux sciences naturelles et aux artsChapitre 40 sur 83 · ITI.IT · texte numérisé non relu

ITI.IT

Poids atomique. '

^ IsHt^I 13,72

Tous les physiciens, en tête desquels on doit placer Davy, qui avaieut essayé de retirer ralurainium de l'alumine , au moyen de l'électricité à forte tension , n'avaient pas réussi ; et cependant , s'ils se fussent servis d'appareils simples fournissaut de l'électricité ô petite tension, ils auraient vu apparaître, non pas l'aluminium sous la forme de poudre grise comme l'obtiennent les chimistes, mais bien soqs forme de cristaux dont l'éclat peut rivaliser avec celui de l'acier poli.

Davy , dans ses Éléments de philosophie chimique , t. II, p. 40B, s'exprime ainsi :

« Cette terre (l'alumine) ne se laisse pas décomposer par son élfc- « tiisation avec le mercure, comme les autres terres. La première a- «périence dans laquelle j'obtins des marques évidentes de sa décom- « position, fut faite en ISOS, en fondant du fer électrisénégativemmt, " avec lequel l'alumine se trouvait en contact. Je mouillai la terre A n je la soumis à l'aclipu d'une grande Force voltaïque. Le globule il " métal obtenu était plus blanc que le fer pur; il produisit une l^ém '^ effervescence et se couvrit d'un poudre blanche ; sa dissolution dam «l'acide muriatique étant décomposée par un alcali, donna de l'nlu- " minium et de l'oxyde de fer. »

On obtient raluminium en chauffant un mélange de chlorure d'filumlnium anhydre avec du potassium, dans un creuset de porcelJiu ou de platine, au moyen d'une lampe à alcool. Il s'opère dans l'Iotirieur du creuset un dégagement de chaleur dont on doit se garder, li l'on ne veut faire rompre le creuset quand il est en porcelaine. Quand l'opération est terminée , la masse fondue qui est an fond du crenid est d'une couleur gris noirâtre. Après le refroidissement, on plonge te creuset dans une grande quantité d'eau. La masse saline sedissoutffl laissant dégager du gaz hydrogène, ayant une odeur fétide, et il se dépose une poudre grise , qui, vue au soleil, parait composée, de petittf paillettes métalliques. On filtre, on lave et l'on fait sécher cette poudrai qui ressemble beaucoup h celle du platine , et qui n'est autre ehow que l'aluminium. Les plus grandes paillettes ont l'aspect et le brillant métallique de l'étain. Au moyen delà pression, les parties se réunissent comme celles du platine, non pas prréisément au même degré. eD quantité suflisaste poav fotœst &ea '^mc^Iua ~

GLUCIUU,

m egt, comme son nom l'indique, le radical delà gludne.

Poids atomique. .. '

GHAPITBE IV. 910

; rinttBétallîqne. Dana cet état , ces paillettes ne conduisent pss l'électricité, ce qui est un des caractères des métslloides ; néanmoins, quand toutes les parties sont fortement cumprlmée-s , le métal est conducteur : nous avons obtenu crislallisé l'aluminium en suivant le même

, procédé que pour le silicium , p.

Hlegl

I Et avant nous il n'avait pu éfre obtenu au moyen des forces électri-

' qnes.

Davy, dans sa Philosophie chimique trad. franc. , t. II , p. 40, s'ïxprime ainsi à cet égard, n On a de grandes raisons de croire que la gluciue soit composée

■ d'une substance particulière que l'on peut appeler glucium et d'oxy- ■gcne. J'ai acquis la preuve de cette nature de la glucine en chauffant «cette terre avec le potassium; ce dernier fut presque entièrement " converti en potasse , et il se trouva dans la niasse des parliculca de

■ CDuleui' sombre ayant un aspect mélalliquc. Ces particules, par leur ' échauffement à l'air , ainsi que par l'action de l'eau , reprirent une 'allure de terre, et, dans ce dernier cas, l'hydrogène fut fort lenteimeat dégagé.»

Le procédé dont nous nous sommes servi est le m<ïme que celui pour obtenir l'aluminium, et nous l'obtînmes à l'état mélallique cristallisé, combine avec un peu de fer, ou sans fer, comme l'a faitdepuig MLGolding Bird.

^^K ZIBCOMUM.

^^Xe zirconium est le radical de la zircone. Il se présente, quaud il est préparé par le procédé chimique, sous la forme de petites masses d'une poudre noire comme du charbon, et ayant de la cohérence, susceptible, sous le brunissoir , de prendre un éclat gris foncé. Il e mauvais conducteur de l'électricité , et par conséqnent de la chaleur.

Poidsatomique.j^jj^ l... 33,67

été obtenu cristallisé en lamelles brlllaoles, w ^œb^^if^ae décrit ptHir ,ttSQi\ï \6 «K^œ^v

220 ELEMENTS D'ELBCTEO-cniMIK.

l'envoyons nos lect«;urs. Pour éviter gu'il ne se change en ztroone, il'1 faut employer les mêmes précautions que celles indiquées pour conserver le silicium.

TBOBIOU.

Ce corps, radical de la thorîne, se présente sous la forme d'une poudre grise et lourde , à laquelle on fait prendre un éclat métallique.

n ., , . lO=iOO 144,90

Poids atocDique. | „ '

Il est très-probable qu'en soumettant une dissolution de chlorure da thorium à l'action d'un courant dans un appareil semblable à eelnl avec lequel on obtient le silicium et le zirconium, ou aurait égalemeul ' le tborium. '

YTTEIUM.

Ce métal est le radical de l'yttria, qu'on retire d'un minéral appelé gadolinite, et qui est un composé de protoxyde de fer et de protoxjde de cérium. Jusqu'ici il n'avait pu être obtenu au moyen des força électriques provenant d'appareils trcs-énergiques ; mais sa réduction est facile au moyen de nos appareils simples que nous avons décrits précédemment.

ABSEMC.

Ce corps se montre fréquemment dans la nature , tantôt à l'étrt métallique, tantôt combiné avec le soufre et les métaux, ou bien av« (es terres et les oxydes métalliques. Il s'échappe de plusieurs voleflMj en vapeurs , et se sublime.

Pour avoir de l'arsenic métallique, il suffit de mêler l'oxyde bliM d'arsenic avec de' la poudre noire de charbon ou de l'huile, et d« chaufferjasqu'au rouge dans une cornue. Le métal réduit se volatil!» et se condense k la partie supérieure et plus froide du col de la cornue , où il forme une croûte d'un gris d'acier , douée de l'éclat mèttl" lique. Il entre en fusion à 1 80°.

Densité ù l'état de pureté

Idem , exposé à la température rouge dans un

tube de porcelaine , puis refroidi 5,98

Chaleur spécifique (M. Begnault).

Poids atomique. 1 „ . --*y

CHAPITBE IV.

ftfiffces électriqaes rédntsent avec une grande facilité les coms orsÉnifères. Le procédé est si simple que nous allons le faire , non-seulement sous le rapport scientifique , mais encore soua l celui d'utilité dons les cas d'empoisonnement. Les appareils électrochimiques simples procurent en peu de temps uae certaine quantité d'arsenic. M. Edm. Davy dispose son appareil destiné à réduire l'arsenic à l'état métallique de la manière suivante : une lame de zinc et uue lame de platine, la première en feuille mince, la seconde façonnéo en creuset I ou en cuiller. Quand on veut opérer la décomposition d'une solution I quirenferme de l'arsenic ou même une autre solution métallique, on y I ajoute quelques gouttes d'acide et on met le tout dans la cuiller de L (tatioe , et on plonge dedans la lame de zinc préalablement mise en BiSBtact avec le platine ; aussitôt après, l'arsenic se dépose sur les parois ^Oq platine, pAle négatif du couple voltaïque. La cuiller de platine est ^Etoinée à concentrer la dissolution. Si l'on veut opérer sur les arsé- ^Etiales de chaux, sur l'acide arsénique, les sulfures d'arsenic, il ^K&nt les traiter préalablement avec de l'acide nitrique. Yoid com- JB^SHton fait cette préparation avec le sulfure rouge d'arsenic. On r prend une certaine quantité de ce composé, on le réduit en poudre , '! et on en met une petite quantité avec quelques gouttes d'acide nitrique 'I wncenlré dans la cuiller de platine dont on élève la température, I afin d'opérer la décomposition du sulfure et chasser ensuite l'excèB •i'acide; on ajoute quelques gouttes d'acide chlorbydrique , et la 1 ''^action de l'arsenic commence aussitôt qu'a lieu l'immersion I du zinc. Les pyrites arsenicales doivent être traitées de la même

manière.

I Les arséniates de cuivre exigent un autre traitement. Le composé ^ dissous dans quelques gouttes d'acide hydrochlorique, et l'on *^auffe ensuite dans la cuiller de platine. A l'Instant où l'action voltaïque se manifeste, l'arsenic est réduit; mais si l'on traite par l'acide "itriqne étendu , qu'on fasse bouillir et qu'on ajoute assez d'enu pour faire une dissolution , le cuivre seul est réduit. En détruisant le contact avec le zinc, le cuivre est redissous par l'excès d'acide ; en maintenant le contact du zinc, l'arsenic forme un cercle sur le platine, tandis que le cuivre se montre au delà.

Quand on veut obtenir réuni l'arsenic précipité sur une feuille de platine, on introduit celle-ci dans un tube fermé d'un bout, et l'on chauffe à la lampe à alcool ; l'arsenic se suhlimc aussitôt. Par ce procédé, la quantité d'arsenic qui s'attache au platine est quelquefoU ksax'oA.'M, ^"Hit demi-miJiignunmej et on peut , par ceçrocfaàib, en.(jtiuxïs'

S31 ^^M com- I

e con- I

npeut, papceycQftfaàfe, '

Foids atomique .

i DElfiCTlO-CHlMIE.

quantittis dix fois moindres. Ou emploie avec avantage le creuKt, quand il est revêtu intérieurement d'une couche d'or très-mlnse ; dans ce cas , la couleur de l'or est masquée par la couleur gris d'adff sombre de l'ai'seDic. Si l'on joint àces caractères l'odeui' alliacée qn'on ressent quand on expose la cuiller à l'action de la chaleur , et l'iiw Jubililé du dépât dans l'acide muriatique concentré , on a tous laciractères propres à l'arsenic.

Ce procédé, qui est électro-chimique, pourrait être employé dam des cas de médecine légale où l'on désirerait constater la présence dt três-faibles quantités d'arsenic.

CHBOME.

Le chrome a été découvert pour la première fois en 1 797, métal de Sibérie appelé chrâmate de plomb.

Densité 5,9

Iticbter a avancé qu'il était magnétique à un degré très-faible, il est très-réfi'Qctaire ; on ne peut l'obtenir en culot.

Nous n'avons pas encore essayé de réduire le chrome au rooycB des appareils électro-chimiques ,' maiâ il est probable qu'on y pf viendra au moyen du chlorure chromique. On pourrait opérer nir to sulfate chromiquesoluhle dans l'eau, ainsi que sur le nitrate de duAmu, quiest vert et se dissout facilement.

MOLYBDÈNE.

On retire ordinairement ce métal du sulfure de molybdène, ÇoH de la ressemblance avec la plombagine. Il est cassant; tl condoitTilectrlcilé et n'est point altéré à l'air.

Densité 8,61 1

Chaleur spécifi(iue 0,0731S

Pour l'obtenir au moyen de l'électricité, il faut opérer sur dB»!"' tions de composés de ce métal les plus faciles t décomposer, tdM que, 1° le chlorure molybdcux, qae l'on obtient en dissolvant de l'ttj* drate molybdeux dans l'acide hydrochlorique, jusqu'à saturatk»? 2° te cblorare molybdique , \e chVotVàft Yfto\^\ii^\v« , Viûdure inoiyb-

Poids atomique.

cHinTBB lY. m

[, l'iodure molybdiqae , les flaorures molybdeux et molybdique, loride molybdique. En agissant sur un double fluorure de silicium } molybdène^ il pourrait se faire que l'on obtint un siliciure de ^bdène; s"" les sulfate et nitrate molybdeux^ molybdiques, l'oxamolybdique soluble dans Teau.

TimGSTèNS.

I corps est un des principes constituants d'un minéral appelé wol-

; on l'obtient en chimie à l'état de poudre d'un gris d'acier.

oméré , il est tellement dur que la lime l'attaque avec peine ; il

igre f à cassure cristalline, et plus dlffîdle'à fondre que le man-

se.

Densité 17,22 à 17,60

Chaleur spécifique 0^03636

Poids atomique . \ ^ „ ^ ^ .- '

Q ne s'est pas occupé de l'obtenir électro-chimiquement

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