ANTIMOINE
antimoine diffère des métaux précédemment décrits, en ce qu'il ncontre dans la nature à l'état métallique ; on le trouve aussi luefois à l'état d'oxyde , mais le plus souvent à l'état de sulfure. livant Haûy, ses formes dérivent de l'octaèdre :
Densité 6,602 à 6,56
Chaleur spécifique 0,0507
Température de fusion 400»
Poids atomique.
ur obtenir ce métal par les procédés électro-chimiques^ il faut ettre à l'expérience les diverses solutions de ce composé, les* 3S se troublent quand on les étend d'eau , sont décomposées par et le zincy qui ea précipitent Tantimoiiie à l'état métallique, chlorure antimonique, le chloride antimonieox, le bromure imoine, le fluorure, le sulfate adde, l'acétate antimonique, qu'on it en dissolvant l'acide antimonique dans le vinaigre, letartrate ionique , peuvent servir à l'obtenir cristallisé dans les aiç^^ainUbii iHÙùmiqaessimpka.
224 ELBMEIVIS UELBCTBO- CHIMIE.
TELLUfiE.
Ce métal, très-rare, n'a été trouvé jusqu'ici que dans quelquei mines d'or de Transylvanie, combiné avec l'or et l'argent, et qaelj quefois avec le cuivre et le plomb.
Densité [d'après M. Muller 6,115
[ d'après M. Magnus 6,1379
, , , .„ t Dulone 0,0913
Cbalenr spécifique. ,, „ ,^ „ ,-rr
■^ ^ (M. Regnault 0,05155
Poids atomique.}^^^^ ^^'^
Il est à peu près fusible au même degré que l'antimoine ; il ne peal être distillé.
Le tellure aune couleur presque semblable à celle de l 'antimoine; à l'air , il brûle avec une Hamme vive, vert bleu&trc, et répand une forte fumée blanche.
Ritler a remwrqué le premier que, lorsfiue le tellure constitue le pôle négatif d'une pile, l'hydrogène qui se dégage se combine avec le métal ; on obtient ainsi du gaz hydrogène tellure et un précipité brun clair que Ritter lui-même considérait comme du tellurure dt}'drogène; mais Magnus a reconnu que ce précipité n'était autre que du tellnre dans un grand état de division , et ne renfermant pcriDt i d'hydrogène.
TANTALB,
Ce métal, découvert en 1802 par Ekeberg, et qui se trouve combiné tantôt à l'état d'acide avec les oxydes ferreux et mangaoeuXitutôt avec l'yttria , l'acide ferrique, l'acide uranique , a reçu le nom* tantale, par allusion avec la fable, en ce que ce métal a la propriété quand il est à l'état d'oxyde, de ne pas se dissoudre dans les adte Le tantale ne peut être réduit complètement pni' le charbon. Od obtient le tantale sous la forme d'une poudre noire qui , sous le bf* nissoir, prend l'éclat métallique, et une teinte gris de fer. Danscrt état, elle conduit mal l'électricité. Elle brûle dans l'air au-d«soW de la température rouge, et se transforme alors en acide tantalltltie- M. Berzélius ayant remarqué que le tantnie pulvérulent était pri" de la propriété de conduire l'électricité , tandis que le sulfure de « métal la possédait, a eu l'idée d'examiner la nature de la croûte Jannàtre gui recouvre la matière aggXotnéïte oXAfiaae,, q^ikbxiâ. ««.«mmI
CHIPITBE IV. 235
l'acide tantalique à une température élevée dans un creuset brasqué. Il a reconnu que cet acide n'est réduit que superliciellerafnt là où il est en contact avec le charbon , et que la croûte jaunâtre n'est que du tantale. Ce dernier conduit réiectricité comme les substances métalliques. Dés lors, le tantale en poudre est privé de cette faculté eu D du grand degré de division de ses parties. Les expériences ont &ites avec le multiplicateur.
Pour obtenir ce métal par les procédés électro- chimiques, il faut
I opérer, comme pour le tellure, sur des composés solubles de ce métal,
dsns lesquels on puisse faire passer un courant électrique. Nous con-
e prendre, non pas le chlorure de tantale, qui se décom-
I pose au contact de l'eau et se change en acide tantalique, mais le fluo-
te tantale, qui est sotuble dans l'eau.
foids atomique.
ion de sa présence dans les terrains primitifs et dans les ter- K>ndQs volcaniques, ie titane doit être étudié avec soin en électro-chi- 1 mie. Il fut trouvé pour la première fois, en 1791, par "W.Grégor, dans k tOsBbleuoirdu Ménachan.
Poids atomique,
lïH^I 24,33
* Pour obtenir le titane au moyen des forces électriques, il faut employer les composés solubles de ce métal qui conduisent l'électricité; d'abord, le chlorure de titane qui se prépare en dissolvant l'acide Utaniqne dans l'acide hydrochlorique. La dissolution est toujours icîde; car si l'on évapore jusqu'à sîccité, et qu'on laisse cristalliser, Iffl cristaux, en se dissolvant, sont décomposés en partie. Il se forme Ua sel acide et un sel basique. Le sulfate de titane peut aussi servir, Mais il faut éviter de l'étendre d'eau; car, dans ce cas, le sel rat I précipité. Il n'y a donc que ces deux composés qui puissent être utile» , ai électro-chimie.
Métaux électro-positifs qui jouent principalement le rôle d'élément» t électro-positifs dans les combinaisons salines.
i métal se trouve dans presque toutjaa \«a ^g&sN\K& &^^ ^^^w
Sae ELE51KNT3 DBI,BCTnO-CiriM
mais il eat plus aliuiidant àam les régions chaudes que pai leui's.
Gahu prétend qu'il n'existe pas de pyrites qui n'en contiennent La présence de ce métal dans c-es composés est souvent Is cai» de leur déconuposition , pnrce qu'ils constituent un couple vollalqaii Au fur et à mesure que les pyrites se décomposent, l'or est enlevé par les eaus, et se mêle avec les sables qui constituent alors les saMa aurifères, d'où ou le retire par le lavage.
La présence de l'or dans certaines pyi'iles, comme à Bérésoff, eo Siliériej aide tellement à la décomposition, qu'en parcourant les Chal- Innehes (montagnes d'Allemont, en Dauphiné), nous vtmes répandues sur le sol des pyrites en décomposition, ayant l'aspect de celtesde Bérésoff. Nous supposâmes que l'or n'était pas étranger à cette décomposition, En effet, les ayant broyées et soumises an lavagî, nous obllnroes au fond du mortier d'agate des paillettes d'or. Naut recommandons ce procédé toutes les fois que l'on voudra s'assuret de la présence de l'or ou même de parcelles métalliques dans des minerais.
L'or a été trouvé jusqu'Ici à l'état métallique , en poudre, en paillettes, en dendrites, en filaments, en grains et en masses plus on moins considérables.
Densité, suivant qu'il a été plus ou moins! j ,„ , ,
. , de 19,4 a 19,65 compnmé. }
Chaleur spéciilqne (Dulong et Petit) o,0298
Poids atomique. . . „ '
L'or ne s'oxyde à aucune température. Jadis, on prétendait q»k poussière pourpre que l'on obtenait en faisant passer la déchl|9 d'une batterie voltalque dans un fil un d'or était un o^iyde^ maitH nepcut en être ainsi, attendu que la poussière purpurine ne produit encore quand rexpérience se fait dans le gm hydrogène, D'uu ault* côté, il y a peu de probabilité que l'or puisse s'oxyder par l'effet ùi la décharge, à une température comme celle qui existe dans ce CM* là, et à laquelle il se réduit ordinairement. La poudre purpurine a'ett donc que de l'or dans uu état de division extrême.
Si l'or est allié à un métal oxydable, la poussière purpurine r^ ferme l'oxyde de ce métal; c'est même ce moyen qui fait recOBnattre, sans opérer des dissolutions, si l'or est allié à tel ou Ul
(Po^ont très-facilemenE décomposées dans les appa- Ktro-chlmfqueg simples.
Montre d'or Joiiil de la singulière propriété de laisser déposer krftice et â ia paroi du vase tournée vers ie jour, de l'or à l'état [BA, réduction qui ne peut provenir que des corps étrnngers tent continuellement dans l'air, ou de ceux qui adhèrent aux «vases BOUS l'influence solaire, ou peut-fitre même de cette e tODte seule.
t ileetro-chimiques des dissolutions d'or dans l'eau régate.
^ons une dissolution d'or, et voyons comment l'action élec- ■ d'un appareil simple peut déceler la présence de l'or. Cedernlep eut être seul dans la dissolution , ou bien mélangé avec d'autres métaui.Fi'enons le premier cas, Si l'on verse dans a ou 3 centilitres d'eaa Une seule goutte de dissolution d'or, et qu'on y plonge un couple zinc et platine , le zinc se recouvre d'un précipité brun d'or métallique, et le platine conserve son éclat. Il en est de même en substituant aupiatimuD fil de cuivre amalgamé, malgré l'iiflinité du mercure pour l'or. Il n'en est plus ainsi quand le métal oxydable se trouve séparé de l'autre par un diaphragme d'argile rempli d'un liquide non actif: en effet, on prend un bocal muni d'une tubulure, et l'on verse dedans une solution de sel marin concentrée; on passe dans la tubulure le bec d'un entonnoir de verre dont l'exlrémité est fermée p;ir de l'argile humide et coiffée avec du linge. Ou place dans l'entonnoir la solution d'or soumise à l'essai. Ou prend ensuite un tube de verredans lequel on introduit uii fil un de platine qui dépasse l'Extrémité de quelques millimètres, laquelle est ensuite soudée à la lampe. La pfu'tte soudée est plongée dans la solution d'essai , tandis que le bout libre du fil passant à l'autre extrémité est mis eu com- Ruinicatiuu avec une lame de zinc plon^aeant dans l'eau salée. Au tuéme instant l'action électro-chimique commence, et l'or se préel- {lite sut le bout du ÛI de platine qui plonge dans la dissolution d'or. Qaaud la portion de cette dissolution, en contact avec le bout de flf, a liédé tout son or, elle est remplacée par la poiliou eontiguë, et ainsi de suite jusqu'à ce que la décompositiou soit achevée ; de sorte que toute la quantité d'or tenue en dissolution se trouve déposée sur une trb-petite éteuduc de surface. On peut ainsi, non-seulement reconnat- ^e la présence d'une très-petite quantité d'or dans une dissolution, >U>ù «icore la recueil! ji-. Dès l'iustaul que V ogêt&tin'D. «xX Xfi,ttEà&jefe^«»
328 ELEMENTS d'ELECTHO-CBIHIE.
qui est facile à reconnaître au moyen d'un second fil de platine qu'on introduit dnns le circuit comme fil d'épreuve, et qui ne se recoorn pas d'or quand l'opération est achevée, on coupe ie fil à ras du tube, puis on le pèse ; on dissout l'or par l'eau régale étendue ; on pès6 de nouveau le fit, et la différence donne le poids de l'or. II faut avoir soin , pendant l'expérience, que le iil ne touche pas la pnroi du bec de l'entonnoir, dans la crainte qu'il n'adhère au verre quelque pa^ celle d'or. S'il tombe de ces parcelles dans le tube , on les recueille, et, à cet effet, on place une petite bande de papier sur l'argile, aUn qu'elles puissent s'y déposer. Le tube qui renferme le fli de plaliM est fixé à une tige horizontale , glissant avec frottement le long d'oD pied vertical, afin de pouvoir l'élever ou l'abaisser à volonté. On évite toute perte d'or en fixant à l'extrémité du fil une capsule de platine d'un Irès-petit diamèEre, dont la surface extérieure est recanverte de vernis, afin que l'or, se précipitant dans l'intérieur , pu!» être recneilli en entier.
Examinons maintenant les cas où l'or est mélangé avec d'antres métaux dans une dissohtilon , et voyons s'il ne serait pas possible At le retirer seul par le concours des forces électriques et des afûnîWs. En cherchant â résoudre cette question, nous avons été conduit il quelques principes généraux qui pourront être invoqués dans le départ des métaux au moyen des forces électriques. Nous avons à considérer deux cas. Dans le premier, les métaux sont dissous dans l'em régalci dans le deuxième, dans un persulfure alcalin. Supposons on métal oxydable en dissolution avec un autre qui l'est peu oa ptriut dans un liquide quelconque; si l'on veut séparer ce dernier del'aotre en se servant de l'appareil formé d'un couple et d'un diaphragme en terre peu cuite, on conçoit qu'en versant dans ce diaphragme 11 dissolution métallique , et dans le vase où plonge ce diaphragme ont dissolution de même densité , et qui n'en diffère qu'en ce qu'elle M renferme pas le métal que l'on veut retirer, il n'y aura pas d'endosmose, ou du moins elle sera excessivement faible. C'est en cela qw consiste en grande partie le succès de l'opération. En effet, prenons pour couple voltalque une lame de platine et une lame du métal oiy* dable : si l'on plonge la première dans la dissolution donnée, et la i» coude dans la dissolution qui renferme le métal oxydable , et qu'on établisse la communication entre les deux lames, dès l'instant que le couple commence à fonctionner, le métal non oxydable se réduit seul par suite de l'oxydation de l'autre. Nous disons qu'il se réduit seul; eiu-f s'il on était autrement, il ^e U'iia\e,t)nt »k
CHAPITBK IV. 2Î9
Kjrtidn du métal oxydable, puisque l'une en est formée entîÈrement Et que l'autre en serait recouverte ; il en résulterait donc deux courants électriques égaux, en sens inverse , et par conséquent absence d'action décomposante. Il pourrait se faire néanmoins que le métal non oxydable, en se précipitant, entraînât avec lui une porlion de l'aatre métal , de manière à former une combinaison des deux métaux en proportion définie. Il serait encore possible que Ion ne piit précipiter tout le métal non oxydable, en raison de l'aflinité des deux loétanx l'un pour l'autre; l'expérience va pronoucer.
Séparation de l'or d'une dissolution qui renferme du cuivre, du fer ou du plomb.
On prend une solution d'or et de cuivre dans l'eau régale , dont oa remplit un vase dans lequel se trouve un diaphragme eu terre cuite , cnDtenant seulement une dissolution de cuivre dans le même liquide, ipeu près au même degré de concentration, Dans celle-ci plonge une lame de cuivre ; dans l'autre, une lame de platine. Le cuivre est immédiatement attaque avec formation de protochlorure, Le courant flfctrique qui en résulte a une intensilé suffisante pour décomposer le chlorure d'or ; l'or se précipite sur la lame de platine, et quoique sa conleur soit jaune un peu rougeàlre , l'acide nitrique bouillant ne la diinge pas et ne dissout pas de cuivre.
Dans une expérience que nous avons faite pour nous assurer s'il ï avait réellemeut du cuivre , nous avons trailé par l'eau régale, puis par l'ammoniaque, et la dissolulion, de jaune qu'elle était, est devenue parfaitement incolore et a persisté , de sorte que l'or ne renfermait pas de traces appréciables de cuivre.
L'expérience a dû être répétée pour déterminer avec exactitude ta quantité d'or que l'on pouvait retirer d'une dissolution renfermant nue quantité donnée d'or.
On a mis dans une solution concentrée de chlorure de cuivre une dissolution reufermant 0',aS2 d'or, on a obtenu les résultats sui- TSntB:,
Lame de platine avant l'cxp o<,3!4
Id. après l'exp ,255
Or retiré ,031
Perte d'or ^oot
Cem perte d'or peut provenir ou des mani'pu^a.tiOTâ o>i &m ■ç^asaç^'
330 ELKUENTS DELECTItO-CniMIE.
d'uni! petite quactitù de la dissolution à Iravera lea parois âB4l plirngme.
Pour nous assurer que la dissolution uiétalliiiue, après ractioaéla tro-chimique, ne renfermait plus d'or, nous l'avons rendue aussi nei tre que possible en y ajoutant de l'ammoniaque, et nous avons vers dessus de l'étlier pour opérer la décomposition du chlorure d'or dai le cas où il y en aurait eu. Le vase avait été clospour empêcher l'évi poratiutide l'éther. Dans l'espace de vingt-quatre heures, il n'y api eu précipitation d'or. Cette épreuve est décisive, liien n'est donc pli simple que de séparer l'or du cuivre dans une dissolution de ces det métaux ; il en est de même de l'or et du fer. Pour le prouver , pr nous une dissolution de ces deux derniers métaux dans l'eau régal On verse une dissolution de percSilorure de fer dans le diaphrngmi et l'on plonge dedans une lame de fer, tandis que l'un met la di» Intion d'ur et de fer dans l'autre vase avec une lame de platine. 1 communication métallique étant établie entre les deux lames, la Isn de platine ne tarde pas à se recouvrir d'or réduit. Dans le cas où peroxyde de fer ne serait pas trës-puret renfermerait, parexemple, ( cuivre , il suffirait, pour avoir l'or pur, de substituer à la lame de t une lame de cuivre ; le courant provenant de la réaction de la diw lution de fer sur la lame de cuivre n'aurait pas l'énergie suffisan pour décomposer simultanément les sels de fer et de cuivre. Si cet: décomposition avait lieu, il en résulterait évidemment nn contr&eoi rsnt dirigé en sens inverse, et plus énergique que le courant, par suil de la réaction de la solution sur le fer réduit , ce qui ne saurait avoi lieu. Voiei les résultats de rexpérience quantitative faite sur une x lution de fer et d'or.
On a mis dans une dissolution do perchlorure de fer une soluttoi d'or renfermant O',02(i.
lavant) iZ',32i
Poids de la lame. | l'expér j
I après j ( 3 ,!49G
Or retiré o ,0255
Perte ,0005
Cette perte est si minime, qu'on ne doit pas y avoir égard.
Passons à la séparation de l'or et du plomb dans une dissolutiOD d
ces deux métaux. On emploie d'un côté une dissolution de plomb
au même degré de concentration que eelle des deux métaux, et lU
Is/ne de cuivre ; et, de l'autre, la dissolution d'essai, aussi neutre ^
^^^^^ifl^Bible , avec une lame As p\ti.Uiie ^vic> Vrmm^raK^o^fiiaMM
GHAPITBl IT. 191
avec la lame de cuivre. Nous avons soumis à l'expérience une dissoiation de plomb et d'or renfermant 0^,020 de ce dernier métal.
avant Poids de la lame.
après
l'expér
Or précipité ,019
Ainsi, 11 n'y a en de perte qu'un milligramme d'or, quantité si minime qu'on peut la négliger , attendu qu'elle ne peut être attribuée qo'à des erreurs dans les diverses manipulations , et contre lesquelles on n'est Jamais à Tabri dans des expériences de cette nature, quoique iWtes avec soin. Ce qui démontre que la perte doit être attribuée à cette cause, c'est que la dissolution essayée par i'éther ne donnait aucune trace d'or.
Jusqu'ici il n'a été question que de dissolutions ne renfermant que del'or et un autre métal ; mais si les dissolutions contenaient en même temps un certain nombre de métaux, les principes mis en usage pour opérer la séparation de l'or du cuivre, du plomb ou du fer, serviraient - encore. A cet effet, on préparerait une dissolution des trois premiers métaux dans les mêmes proportions , de manière à avoir une dissolution à peu près de même densité que la première^ et l'on disposerait l'expérience comme ci-dessus , en opérant avec un couple platine et enivre , attendu que le courant qui i;ésulterait de la réaction de la dissolution d'or sur le cuivre donnerait naissance à un courant qui n'aurait que la puissance nécessaire pour décomposer le chlorure d'or.
OSMIUM.
Ce métal se trouve ordinairement dans les minerais de platine ; dans rOural, on en a trouvé des grains d'une grosseur remarquable, ayant de l'éclat et une contexture lamelleuse; ces grains constituent na alliage d'osmium et d^ridium.
Pour obtenir ce métal , il faut soumettre son oxyde volatil à une douce chaleur^ en faisant passer dessus un courant de gaz hydrogène. Il se forme de l'eau, et l'osmium se dépose en une petite couche ou masse peu cohérente. Ce métal a une couleur blanchâtre comme le platine, moins brillante et tirant un peu sur le bleu gris ; il peut être réduit en feuilles minces, susceptibles d'une faible flexion , et se pulvérise facilement. 11 n'est point fusible à la lemç^t^Xvit^ qix^\\v^\^
i DBLECTHO-rHlUI
Bensité , environ
Poids atomique.... j 2 jj=l 99,72
L'osmium oblenu par la i-éduction éleelro-chimiqiie avec le est très-eombusCible ; ear, allumé en un point, il continue àbrftter eu formant de Taclde osmique qui seyolatilise sans laisser de résida.
Pour l'obtenir dans les appareils électro-chimiques simples, OD peut employer la dissolution de protochlorure d'osmium, laquelle, d'un beau vert Toncé , forme des cristaux en aiguilles , qui se di&90lventdans une ti'ès-petite quantité d'eau. Ce composé ne se forme que lorsque la solution est très- concentrée. Son affinité pour le mercv^ peut servir à produire immédiatement l'amalgame du métal.
Ce métal se trouve, comme ce dernier, dans te minerai de platine. Le minerai de Nischne-Tagilsk, dans l'Oural, en renferme jusqu'à 3 et s pour cent. On le considère comme un des corps les ptufl réfractaires de la nature ; et on n'est parvenu à le fondre qu'en en exposant un lîl à l'action de la décharge d'une poissante batterie électrique. Chiidren, auquel on doit cette expérience, l'a obtenu ainsi en globules blancs , très-bri Hauts , quoique encore un peu poreux.
Bensité , suivant Chiidren 1 8,G8
Id. du métal pulvérulent (M. Berzéltus). . . 13,683
iO= 100 1233,50
Poids atomique. . - . | j jj ^ ^ gg^^
Il peut être brasé et jouit d'un peu d'extensibilité. Celui qui a été réduit par le gaz hydrogène s'oxyde facilement à la température rouge. Mis en digestion avec l'eau régale, il donne une couleur brundtieâ ce dissolvant; il est très-soluble dans ce liquide quand il est combina avec le platine. On lui a donné le nom d'iridium , en raison de II propriété qu'il possède de donner à ses dissolulions les couleur* dfi l'iris.
Les chlorure et double chlorure d'iridium peuvent être soumia * l'action des forces électriques; mais peu d'expériences électro-chlo^ quesont été faites jusqu'ici sur les composés de ce métal.
Ceméto/ lût découvert en Amèritïae.ftïi \Ta\ ,4»m\«'
CHAPITBK IV. SSt
' rIRrcs. Les sables desquels ou le retire se composent d'osmium , d'iri- I, d'or, de fer chromé et tilané, et d'autres substances non métalliques, telles que des zircoDS, etc.
Il est infusîble â la clialeui- ordinaire des fourneaux , même en em-
ptofant lefeudeforge; mais il se ramollit et devient susceptible d'être
brasé. Les dis de platine , même d'un assez fort diamètre, sont néan-
moias fondus quand on les introduit dans le circuit d'une pile vottaî-
que à grande surface. Ils fondent encore quand on les place dans une
Saffloie alcoolique alimentée par un courant de gaz oxygène, ou
I tileD quand ils sont soumis à celle d'un chalumeau à gaz oxygène et
, hydrogène. Quand le platine est fondu , si la température est conve-
Uable, il entre en ébuilition, et lance des étincelles comme du fer qui -
tt\t. En employant l'éther , en place d'alcool , on parvient à fondra
f) gros fils de plaMne et à obtenir des globules de métal gros comme
lu pois.
f On fond encore le platine avec une pile de 10 éléments de 3 déci- Hjtitres de c6té , en prenant pour électrode un morceau de charbon m cuit , refroidi dans le mercure , et , pour l'autre électrode , le fîl ^platine soumis à la fusion.
Densité entre 31 et 22
WoUaston 21,53
Klaproth 21,7^
M.Berzélius 21,45
Chaleur spécilique (Dulong) 0,0314
M. laminé (Regnault) 0,03243
Poids atomique Uh = 1 98 84
Le platine en éponge, ainsi que le rhodium et le palladium , possède la propriété remarquable d'enflammer le gaz hydrogène ; nous Rtlterons de cette pi-o|inété dans un chapitre à part. Ire métal prend la même forme ciistalline que l'osmium , l'iridium le palladium, et est isomorphe avec ces corps. Les dissolutions de platine sont facilement décomposées au moyen des appareils électro- chimiques , en raison de la faible affinité de ce métal pour l'oxygène.
On emploie le platine précipité tumultueusement sur le cuivre pour donner plus d'activité aux couples voltalques , A courant constant, composés de zinc amalgamé et de cuivre.M..Smfee,TOw^ô^*.ft.M».'»5«& amélioration, estpartJde ce priDCipe^qae \asattajcft'fté%«!Cv**'^'°^'
334 ELEMEKTS D ELBCTBO-CHIMIE.
pie laisse échapper avec d'autant plus de facilité l'hydrogène qu'elle e^wj plus recouverte d'iiapÉrilés ; et par contie, que plus cette snrfacne^fl polie, plus rhydrogéoe provenant de la décomposition de l'eau à IA| surface s'oppose à toute décomposition ultérieure de l'eau i en met — J tant obstacle à la circulation du courant ; fait que M. de la Bive n] mis dernièremeut en évidence. Pour disposer convennbleroeot letf lames négatives, suivant ce principe, M. Smée rend leur surfaffA, rugueuse en les recouvrant éleutro-chimiquement d'un dépAt pulv6— l ruleot de platine , qui adhère ussez fortement pour remplir le ba^' qu'on s'était proposé. Il
PALLADIUU. f
T.e palladium , découvert en 1 8 1 3 , se trouve dans les sables de pla tine, quelquefois à l'étal de simple mélange, et constituant un mine— ^ rai bien distinct qui est du palladium presque pur.
Il est presque aussi réfractairequele platine; mais il peut être bi plus facilement. Son aspect est le même que celui du pktliiB: très-malléable.
Densité (fondu) 11,3
id. (laminé) ll,f
Chaleur spécifique (Regnaait). 0,05927 I
Poids atomique.... I^jj^j 533^
Il a peu d'affinité pour l'oxygène; à «ne certaine température, sa surface bleuit, En l'employant comme électrode positive, il ne s'oxyda pas non pins. Pour distinguer le palladium du platine , on fait s^dxr sur la surface du métal une couche d'une solution alcoolique d'iode. Si le métal est du palladium , la surface se noircit, tandis qu'elle couserTe sou éclat métallique si c'est du platine.
Le palladium a une certaine alTmité pour le cai'bone ; car ^cehl« a observé qu'une feuille de palladium placée debout dans la flaoïoie d'une lampe à alcool,Ge couvrait de suie. Si la lame reste longtempti sa surface se recouvre d'excroissances charbonneuses semblablHà celles qui se forment sur les mèches des chandelles. En détachnnt ces exubérances , et eu les brûlant , elles laissent un résidu de palUdlum. Les points oij adhéraient ces excroissances charboDueusetftt dent leur éclat, présentent des inégalités, et tout le pallftdjunitft carburé.
£es proloch loi'ure et deutocWoïwe, de çaVUdium sont facilenwirt décomjJoséB par l'aclioit voVUique.
m mîne-j !tre brasJ
CHÂflTRI ITé 985
BHODIUM.
Ce métal Ait découvert, en 1803 , par Wollaston dans le minerai d0 platine, avec lequel il a beaucoup de ressemblance. Il ne peut être bnùé.
Densité (Wollaston) 11
Poids atomique» • • • ) o h = i 52 20
Une de ses propriétés est d'être attaqué par Teau régale quand il est allié avec le cuivre, le bismuth, ou le plomb, tandis qu'il est insolubie quand il est allié à Tor ou à l'argent ; il faut donc que, dans ce aernier cas, il devienne trop négatif pour être attaqué par l'eau régale, ou que Talliage ait tro]^ de cobérence.
Aucune expérience n'a été faite sur la décomposition de ses sels par les forces électriques.