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cet État de choses ne puisse subsister qu'autant que le dépôt est excessivement mince ; car, s'il avait uue certaine épnj.'^seiir, il remplirait les vides qui séparent les inégalités , et dès lors l'état de la surface changerait.
Ainsi doue, quand une surface métalliqued'or, d'argent, de cuivre, de zinc, est préparée de manière a présenter le poli, [le mat avec toutes ses nuances, ou doit être essoré qu'en y déposant ëiectro-chimiquement une couche très-mince d'un auti'e métal , l'état moléculaire de la surface ne sera pas sensiblement changé.
Ces considéra lions suffiront pour montrer de suite comment on peut obtenir InunédJatement l'état moléculaire que l'on désire avoir ; au surplus, elles se résument en ceci : telle est la surface, telle est la . dorure. Itevenons â la piépaiation mercurielle pour avoir le mat et le brillant.
L'argent qui a été blanchi par un dérocliage et une immersion dans l'eau acidulée par l'acide sulluiique est blanc mat ; si on le dore dans cet état , on a donc la plus belle dorure mate que l'on puisse désirer. Eh bien , on peut faire subir au cuivre une préparation propre à obtenir ce résultat.
Lorsque la pièce décapée est plongée pendant quelques instants dans une dissolatiou très-étendue de protouitrate de mercure , avonsnous dit , qu'on la frotte légèrement avec un tampon de linge humecté de cette dissolution, qu'on la lave rapidement, et que pendant l'immersion ou la frotte avec une peau de manière à étendre le mercure sur toute la surface , la pièce est bien disposée pour la dorure mate. La couche de mercure doit être excessivement faible; il faut pour ainsi dire qu'il n'y eu ait qoe la quantité nécessaire pour former une uonibiuaison en proportion délinie avec le cuivre. S'il en était autrement, le mercure excédant nuirait singulièrement au succès de l'opération qu'on se propose , attendu qu'il se formerait un amalgama blanc d'or inutile, et qui nuirait en même temps au ton de la dorure; mais, avec un peu d'bahitude, ou atteint le but. Le cuivre bien préparé est blanc mat, et dans l'état convenable pour recevoir une belle dorure mate trés-adherente , puisque le mercure aen d'intermédiaire entre les deux métaux. En mettant en couleur la pièce , on chasse la mercure et l'on obtient un beau mat terne comparable à celui des pendules. Pour le mat brillant, il faut simplement graltebrosser la surface amalgamée, uQn de la rendre brillante.
Les pièces étant ainsi préparées, si on s'en sert comme d'électrodes négatifs dans l'appareil simple, et qu'on les Ql<iagfaàaB&)A;&\MÂ&&ik
350 KLÉllEMTS u'EtECTHU-CHlUIE.
cyanure d'or et de potnssinm à une température de S5 & Sft«, M quelqneB minutes les objets sont doiés mais ou bi-illasts. SI l'on Ttnit dMiner à la dorure électro-chimique une grande supériorité snr M autres dorures , il faut employer coucurrerament les deux mëthOdiii, et prendre le mercure pour intermédiaire, mais nim pas en aussi grande quantité que dans la dorure au mercure. La températnrp de tamise en couleur suffît pour chasser le mercure, de sort« qtte l'OB réunit les avantages de la combinaison do l'or avec le cuivre, et d'UM épaisseur d'or presque illimitée.
Il est facile d'expliquer comment la dorure électro-chimique Énr cuivre, quand la couche d'or est très-mince, finit par s'altérer cà et It, au contact de l'air humide. Si l'on met en digestion une pièce dorée dans de l'acide nitrique étendu allu d'éviter une action tumultueuse, le cuivre est dissous peu à peu , et il reste un réseau comme une gaze; les objets sont donc recouverts d'un semblable réseau, et si ou les laisse dans un lieu humide , ils doivent être attaqués avec le temps, de même qu'ils l'ont été dans Texpérience précédente par l'acide nitrique étendu. L'effet même doit être beaucoup plus rapide que si le cuivre était seul , puisque In surface est couverte partout de couples voltnlques oc et cuivre , dont l'action active continuellement l'onyflation du cuivre. On n'a pas à craindre autant le même inconTénietit en suivant la marche que nons iodiquons, car ou peut dorer plus tin^ forraément la surface du cuivre ; et si la couche est épaisse , eomme on peut le faire avec le procédé électrique , on a toutes les garantie^ nécessaires pour assurer l'inaltérabilité du métal recouvert. Il ne foui Jamais perdre de vue que dans l'application de l'or sur le cuivre, on d'un métal sur un autre métal , il faut toujours réunir deux conâltions, adhérence, épaisseur suffisante de la couche déposée, ponr qH les influences atmosphériques n'exeicent pas leur action sur le m£4al, à travers les insterstlces sans nombre que laissent entre elles les fUticules du métal déposé.
Nous citerons encore une expérience pour montrer l'InfluenM qu'exerce l'état de la surface sur l'aspect de la dorure.
Que l'on prenne une surface de cuivre parfaitement âécspés et brillante, et qu'on la plonge dans de l'eau acidulée par l'tHride salfurique ou antre , le brillant se perdra peu à peu par suite d^M légère oxydation, et la surface deviendra plus ou moins terne. 91 l'on relire la pièce aussitôt ce commencement d'altération, elquel'oo applique la dorure , on obtient un mat d'autant plus rembruni que In aÉràfO» i'eA davfu^i^) aiDav l'on ^^iV «.nûe xknMaW
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fiTe« en oxydant pins ou moins ta sorface. Un tèil èJEfercé peut si sir avec jQBtesse la teiitle que doit avoir la pièce pour recevoir tel ou teluspecl.
Continuons l'exameQ des causes qui concourent à l'àdhéreiice fies métirax.
Lorsqu'on décompose électro-chimiqiieraent une dissolution métallique au moyen de deux lames de métal non oxydables , plongeant dans la âissolutlon, le métal tenu en dissolution se dépose sur la lame négative, tantflt à l'état pulvérulent, tantôt dans un tel état d'agrégation qn'il adhère plus ou moins fortement à la lame, de telle sorte que l'aspect do précipité change avec l'état d'agrégation des particules. Quelquefois même il s'établit çâ et là des centres d'action où se forment des cristaux qui ncqiriérent souvent un certain volume. Nous avons déjà indiqué d'une manière générale les causes qui concourent à la proânctiun des effets; mais nous allons maintenant rapporter des expéHences qui feront mieux sentir l'importance de ces causes.
Supposons que l'on décompose une dissolution neutre de chlorure d'or trés-étendu , avec un seul élément à courant constant et deux lames de platine. La lame négative ne tardera pas à se recouvrir d'un précipité purpurin peu adhérent ; il en est de même en substituant à la lame de platine une lame de cuivre ; par eonséquenton ne peut dire que l'effet produit dans ce dernier cas soit dû à la réaction du cuivresur la solution. Pour obtenir l'adhérence sur le platine , on peut augmenter le nombre des élémenla, comme on le verra ci-après, ou bien ne se servir que d'un seul élément; mais alors il faut substituer à la lame de platine positive un fil très -fin de platine d'un cinquième à un dixième de millimètre de diamètre environ. La lame négative de platine, au lien de se couvrir d'un précipité brunâtre, se dore très-bien. Or, la seule différence qu'il y ait dans les deux cas, est que, dans le second , la tension de l'électricilé à l'extrémité du lil de platine est beaucoup plus considérable que dans le premier, où l'électrode post> tif consistait en nue lame. Effectivement, toute l'électricité répartie sur la lame se trouva alois concentrée sur le fil , et par conséquent sur un très-petit espace ; mais comme les métaux sont plusieurs milliers de fois meilleurs conducteurs que les liquides, il s'ensuit qne la même quantité d'électricité doit passer à peu près, dans le même temps, dans la lame et dans le lil , d'où résulte par conséquent une très-forte tension. On peut donc , avec un seul élément et des fils fins de plalme, obtenir les effets qne donnerait une pile composée d'un cerUàawoiBàteà'éléiamtê.D»B6l» cte&cUKi^ W^ & i^« «!6\isi&&b-
353 ELEMENTS UELBCTBO-CaiUlE.
composante énergique, décomposition indiquée par un abondant de gaz oxygène autoui' du tll positif. li n'est donc pas étonnant, d'après cela, querétatraoléeulairederâr précipité soit modifié.
Passons à une autre série d'expériences propres à éclairer la question qui nous occupe. Supposons que ion opère sur une dissalutioD un peu étendue de clilorure d'or , rendue neutre autant que possible par la chaux caustique, avec cinq éléments à courant constant, et que du cdté négatif soit une lame de cuivre décapée, et du cdté positif une lame de platine. Si l'on élevé la température de la dissoIntiOD de 20 à 30°, la lame de cuivre se noircit dès l'instant où l'on ferme le circuit. Avec quatre éléments , le précipité est un peu moins noirâtre ; enfin, avec un seul élément , on obtieut une dorure mate légèremeal verdâtre, et qui, après la mise en couleur, donne une assez belle dorure. Cette expérience montre qu'en variant l'iutensitc du courant dans des limites assez restreintes , on peut passer d'un dépAt tamoitueux à un dépôt adhérent produisant une bonne doiure. Ce qu'il ; a de particulier dans ce cas-ci , c'est que le courant le plus fort, qui quelquefois donne une bonne dorure, produit au contraire la {du mauvaise.
En opérant avec un seul couple très-actif, il arrive quelquefois que la lame négative ou la pièce à dorer devient noire ; mais il suffit de prendre un second vase semblable au premier, de le remplir d'ean au niveau de la dissolution , et de les faire communiquer par une mèche d'asbeste ou de coton , ou, mieux encore, avec nu tube reconrM rempli d'argile , puis de plonger la lame positive dans le second vWi pour voir reparaître la dorure, surtout si l'on substitue à la lame de platine un lil de même métal ayant un petit diamètre. On conçoitqne cette dispositiun n'a d'autre but que de diminuer la quantité d'électricité fournie dans un temps donné, et d'opérer par conséquent avec nu courant moins intense. Avec ce mode d'expérimentation , ou penl suivre pour ainsi dire pas à pas les effets qui résultent de la relatinn existant entre l'intensité du courant et l'état moléculaire correspOftdant du précipité, lequel état passe successivement, et par des notaces souvent insensibles, du noir brauâtre au noir purpurin, au bnuii au rouge , à la dorure rouge , rouge jaunâtre , et enfin à la doTon jaune , qui est la plus parfaite, c'est-à-dire celle dont l'adhérence est la plus grande. Il résulte de là que la dorure qui a un aspect rougedtn n'est pas celle qui offre le plus de solidité. Les résultats précédeoU doivent être appréciés par tous ceux qui s'occupent de l'application
' ffons ne rapporteroDs aucun nombre , attendu que les effets varient souvent par de faibles rnodificatloiis dans la densité de la dissolution, ou bien dans l'intensité du couvant, ou nutres causes qui écliappenl souvent à l'observateur , telles que de faibles cliangements de température; rbabitude des manipulations électro- chimiques donne des moyens assez sûrs poor arriver à des effets constants. Quelques expériences préalables suffiront toujours pour guider l'expérimentateur.
Voyons les effets obtenus avec la dissolution de clilorure d'or dans le borate neutre de soude, préparée de la manière suivante.
On dissout un gramme d'or dans l'eau régale , on évapore Jusqu'à itieeité, on dissout le chlorure d'or dans cent grammes d'eau renfermant dix grammes de borate , et on fait bouillir pendant un quart d'heure; il se forme un précipité peu abondant. On laisse refroidir, la liqueur se trouble un peu, on filtre et on i'étend ensuite de deux ou trois fois son volume d'eau. Cette dissolution peut servir avec les appareils simples, mais il faut pour cela que le tampon d'argile soit trèsmince ; il vaut mieux cependant opérer avec un ou dcnx couples à courant constant , formés chacun d'une lame de zinc amalgamé et d'une lame de platine ou de cuivre platiné, fonctionnant avec de l'eau acidulée par l'acide sulfurique. En employant uu seul couple, la çiêee 1 de cuivre, à l'instant oii elle est plongée dans la dissolution, se ternit ; J mais peu après elle s'éclaireit et prend un teinte rougeâtre , qu'elle 1 conserve après la mise en couleur. Eu ejupérimentant s.\ec deux cou- 1 pies , la dorure est terne ; mise en couleur , elle acquiert le mat de 1 pendule. La dissolution de chlorure d'or dans le chlorure de calcium J rendu neutre par une addition de cbaux, donne une dorure beaucoup | moins belle que la précédente. I
ÉDe l'influence de la chaleur. \ Influence de la chaleur sur la dorure électro-chimique est des I |dns décisives; car il suflit souvent , quand on obtient un précipité brunâtre à la température ordinaire , de chauffer jusqu'à 35°, pour 1 avoir une bonne dorure. Quel est le mode d'intervention de la chaleur ? I En augmentant la conductibilité électrique de la dissolution d'or, facilite-elle le passage d'une plus grande quantité d'électricité, ou bien 1 prédispose-t-elle les molécules métalliques à prendre l'état électrique | en vertu duquel elles se placent à côté les unes des autres , de manière ] â former une surface continue ; ou bien encore dilate-t-elle sufOsam- I ment les parties soperfideUes de la lame , peut q;Q&\«ï \iviA!!ic^r& &^it. J
334 ELEMENTS D'ÉLECinO-CHIUIE.
s'introduisent plus facilement dans les interstices, d'où résulte l'odliérence? On n'a point encore fait d'expériences directes poor M^, voir à quoi s'en tenir à cet égard. Tout ce que nous pouvons conclure des faits observés jusqu'ici, c'est qu'en général la chaleur facilite singulièrement les opérations de dorure. Nous rapporterons une expérience faite avec la dissolution de borate , qui (net bien en êvideuM l'influence de la chaleur.
L'or se trouve dans cette dissolution à l'état de douhie borate i'of et de soude. SI l'ou iutroduit cette dissolution dans les appareils électro-chimiques simples, et qu'on opère a la température ordiuaire de 10 à 13°, la pièce à dorer ne tarde pas k noircir, puis elle prend une teinte légèrement rougeâtre^ mais si on laisse continuer t'opératiou jusqu'à ce que toute la dissolution soit décomposée, la pièce se truavt alors recouverte d'un précipité d'or, non adhéreqt , de couleur brunâtre, et qu'on enlève avec la plus grande facilité. Si l'on opèrp à 25° et en général de 20 à 30°, le précipité n'est plus pulvérulept, mais bien adhérent. Ou voit par làqu'une élévation de lempéraluie^ïe 12 à 2â°asufflpour mettre en Jeu la force d'agrégation, de manière à avoir une boune dorure. L'expérience montre encore qu'il importe peu que la dissolution de sel marin dans laquelle se trouve le lioc, éprouve des changements de température, car les effets sqnt les mêmes quand cette température reste stiitiunuaire ou varie.
Ces résultats prouvent que lorsqu'on essaye une dissolution d'or, et qu'on n'obtient d'abord qu'un dépôt d'or peu adhérent à la température ordinaire, il faut élever successivement la température^ pour savoir s'il n'existe pas un degré où l'adhérence est sufûsanle (OOC remplir le but que l'on se propose.
Avant d'exposer nos procédés de dorure, nous devrions parler dudêrochage et du décapage ; mais comme nous avons déjà traité cette {vCfr tlon en parlant de la dorure par immersion, il est inutile d'y tevmt.
De la dorure avec les appareils simples.
Les appareils pour dorer peuvent être simples ou composés, c'est* à-dire que l'un peut employer immédiatement l'appareil simple dont nous nous sommes servis pour opérer la décompositiou des sejs Hf^ talliques , ou bien employer l'action de plusieurs couples à COt)fS!)l constant.
Les appareils simples , dont la forme et la disposition peuvent va|iei i l'intlni, se composent d'un seul couple voltaique, dont I9 pièoeA
pithe vtii. 3i$
(pM l'éltinent électro-positif , qui est une lama de zliio omalgèméDUDOoarnsIgamé, plonge dniis l'eau snlée ou acidulée par raciilc snlftiriqiie ; les deux dIssolutiouB étant séparées lune de l'autre par un diaphragme opposant le moins de résistanee possible à la transiniasioa dii courant, et dutit la uature dejjend de ct.'lle de la dissoluliou. Les détails dans lesquels nous sommes déjà entrés sur la coustructioa de ces appareils, ne pouvant suffire eu praticien, nous y ajuuterona quelques données indispensables.
L'art de la dorure électro-chimique consiste dans l'emploi de ces appareils, dans la composition des dissolutions et dans la préparation dcfl surfaces des corps qui doivent recevoir le dépôt d'or. Ditng l'appa- Kil de M. de la Ilivs (page 337), aussitôt que le circuit est fermé, la dissolution d'or est décomposée^ l'or se précipite sur la surface da métal , qui devient noirâtre et légèrement dorée. Od est dans la nécessité de frotter la pièce à dorer avec un linge fin pour obtenir le brillant : après plusieurs immersions et opérations semblables, la pièce est dorée avec un aspect brillant; mais il est bien difiicile d'obtenir le mat par ce moyen , ce qui restreint nécessairement ses applications, car le doreur lire un parti avantageux du mat , qu'il transforme à volonté eu poli â t'aide du brunissoir. On conçoit très-bien ce qui se passe dans cette eirconslance : la dissolution n'étant point compléte- Dient neutre, ni assez étendue, la pièce à dorer réagit chimiquemeot sur la dissolution d'or; il en résulte un courant électrique dirigé eu sens inverse du premier, de façon que Ton n'a que la différence d'action des deux courants. C'est pour ce motif que la pièce est en partie dorée par l'action électro-cbimique, et eu partie recouverte d'or réduit. En général , pour que l'effet électro-chimique produit par le courant provenant de la réaction de l'eau acidulée sur le zinc soitàson masiaum , il faut que la pièce A dorer ne soit pas attaquée par la dissolution aurifère; c'est ce qui a heu pour le platine, qui se dore alors avec une extrême facilité, ou bien quand on opère avec une dissolution alcaline d'or.
Dans la méthode de M. de la Rive, une partie de la dissolution d'or est décomposée par la vessie, qui se recouvre d'or; une autre ne tarde pas & passer au travers et est réduite par le zinc , dont l'action est alors diminuée, en raison des couples secondaires zinc et or qui se forment A sa surface. On est alors forcé de recueillir l'or disséminé, soit sur la membrane, soit sur le zinc, manipulation qui interrompt l'opération. Ponr éviter ces inconvénients, on opère de la manière suivante.
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856 ELEMENTS D RI.ECTRO-CHl
uedifférant l'une de rautre qu'en ce que l'une l'enferme une trè&-p(ttl quantité d'un composé qui ne se trouve pas dans l'autre, sont séparées por un dinpliragme de toile, de terre à demi cuite, de porrelainii dégourdie ou d'argile humide, les phénomènes d'endosmose et d'exosniaw ne se mEinifestent qu'à un faible degié , et même n'ont lieu qu'après un certain laps de temps; mais lorsque la âengité est différente, bIosI que tes composés, le diaphragme doit étie formé d'une couefae d'argile suffisamment épaisse et humectée de l'une des dissolutions. Celt posé, voici un dispositif commode pour des essais en petit.
On prend un tube de verre de 1 centimètre de diamètre et de t décimètre de longueur, dont le bout inférieur est fermé avec du kaolin en péte peu consistante, hamectée d'eau salée, et retenue avec du linge lixé sur la paroi avec du fil. Le tube, rempli de la dissolution d'or, qnl est ordinairement uo double cyanure d'or et de potassium , est placé dans une éprouvette en verre , contenant une dissolution à même den- | site de cjanoferrure jaune de potassium, avec une petite quantiléde sel marin, et dans laquelle se trouve une lame de zinc, que l'on metes | communication , an moyen d'un fil de cuivre, avec l'objet plongé dnu la dissolution d'or. L'epronvette est fermée avt'c un bouchon évidëdaw lequel passe le tube , qu'on descend jusqu'à ce que le niveau des dew liquides soit le même. La réaction électro-chimique ne tardepas&M manifester, surtout si l'éprouvette est mise dans de l'eau à 25 ou 30*.
Quand on s'aperçoit , à la lenteur des effets produits, que le ziiU n'est pins que faiblement attaqué par le liquide environnant, on remplace ce dernier par un autre plus actif; ou bien on y substitue raie dissolution plus ou moins concentrée de sel marin; ou bien encore, dt l'eau acidulée par l'acide sulfurique ; mais on donne toujours la pr^ renée à celui qui donne les effets d'endosmose les moins marques, et qui réagit avec une énergie suffisante sur le zinc pour produire ud courant convenable. Mais comme l'argile s'imbibe peu à peu de la dissolution d'or, et qu'alors l'enâosfnose acquiert de la force , et qu'il peut arriver aussi que l'argile devienne trop compaele, soit parce qnel'eBa a été enlevée par la cristallisation des sels, soit par toutes autre causes, dans ce cas on remplace le bouchon d'argile. Avec cet b{0reil ainsi disposé , on dore parfaitemeat de petits objets. Il peut serrir de type à ceux qu'on destine h dorer de grands objets. Nous alloDI décrire celui qui nous sert habituellement.
On prend une cloche en verre (pi. 111, fig. 1-lJ ayant à sa partie np^ neureuoe large tubulure que l'on i-emplit de kaolin ou d'ai^ile oïdt* jMire, privéde calcaire, ctteteiULçu\ta&«w£i»^^