F CHAPITRE VIII
lilfa paroi extérieure de la tubulure; et pour que la flcelle tienne, il est nécessaire qu'il y ait une gurgc à la tubulure. On passe ta cloute renversée dans une ouverture pratiquée dans une plancbe, de ma* Bière À laisser plisser la iui)ulure, et on l'assujettit au moyen de ttins en bois; la planche est supportrc par trois pieds; la uloche est I iïiuplie uvec la dissolution d'or, et on met le trépied aiusi que In clo- ! die dans un seau de faïence ou autre, contenant une solution plus , 10 moins saturée de sel marin , avec la condition que les deux sotu' Uonssoientà lu même hauteur, alîn d'éviter qu'une différenccde prestion ne tende u faire passer un liquide d'un vase dans un autre. On apère ensuite comme il n été dit ci-dessus. Quand l'épaisseur de la OHiched'ariiile est de plusieurs centimètres, et qu'elle a été sufllsamment tassée , on n'a pas à craindre d'endosmose , du moins d'une raa- Blère sensible, dans l'espace de vingt-quatre heures.
^ l'on veut s'aider de l'acliou de la chaleur, on met le tout dans un vase rempli d'eau , que l'un place sur un fourneau , afin de chauffer an bain-marie.
On peut encore preudre pour diaphragmes des vases cylindriques en |>orcelatDe dégourdie ; mais il ne faut en faire usage qu'autant que les deux dissolutions ne différent l'une de l'autre que par la présence de l'or dans l'une d'elles, car sans cela l'endosmose serait toujours assez marquée. Les diaphragmes d'argile humide sont, dans tons les Cas, préférables aux vases en porcelaine dégourdie. On peut encore adopter les dispositions suivantes : On prend an sac en toile à voile que l'on remplit à moitié ou ans ifcttX tiers d'argile en pflte demi-liquide, et l'on introduit dedans un k^lindre à minces parois en porcelaine dégourdie, de manière qu'il se ïonvo nu milieu du sac et que l'argile vienne au niveau du diaihn^me, daut lu diamètre doit être assez grand pour que l'épaisseur le l'argile soit partout de l à s ceuliraètres. Ou a ainsi tous les avan- 4ges d'un diaphragme cylindrique en ai^ile, attendu que l'action lat uniforme et qu'on n'a pus â craindre d'endosmose, du moins d'uue nanière assez sensible pour otcnsionner une pertuibatiou dans l'opé- 'atiOD de la dorure.
Pour que la dorure soit uniforme, c'esl-ù-dirc que In couche d'or lépoeée soit sensiblement la même sur tontes les parties de la pièce, 1 faut ne pas placer celle-ci d'une manière quelconque par rapport au inc. Supposons que l'on plonge dans une dissolution saline deux gmes de platine, en relation avec les deux pMes d'une pile, et que B murant eiercgjoH agitai .décomposante aat \«s '^mWkï i»n»x»»ai:&-
358 ELEMENTS [> ELECTHO-CHTHIB.
tes de la dissolutlonjespartlfsncldesse déposeront nutoiir delà positive, mais en pins grande quantité sur la surfece qui se trouvedn cAté de la lame négative que de l'autre ; il en sera de même des ëémenis alcflfins reinttveracnt aux deux surfaees de la lame négaUn. Cen'est pas tout encore, le dépôt sera plus considérable dans la partie Inférieure et sur les bords que dans la partie supérieure. On peut f»médier, a la vérité, à cet i néon vé nient, en retournant d'abord lu lames, puis les renversant ; mais Cela ne suffit pas encore si cetti manœuvre se fait à des Intervalles un peu élolfinés , car la pile f^lc^ tlonnant conlinuellement , la dissolution sur laquelle on opère «n de moins en moins saturée , de sorte que pendant le même temps, Il ne se sera pas formé un dépôt de même épaisseur sur les lames; ou n'atteindrait donc pas l'uniformité désirable.
Ce court exposé doit taire sentir que pour dorer avec l'appareil sli» pie, de même qu'avec l'appareil composé, eomme on le verra, ilM faut pas se borner à placer d'une manière quelconque la pièce d'essi! t par rapport à la lame de platine.
Lorsqu'on emploie un cylindre de porcelaine destiné à recevoir 11 dissolution d'or, et qu'on le plonge dans la solution d'eau salée, si uo I l'entoure d'an autre cylindre en zinc plongeant dans la solnllond mis en communication avec la pièce à dorer , il est bien évident qiit I tous les points de la surface de la pièce seront également soumil 1 I l'action du courant. Pour que le dépôt d'or soit parfaitement Uifr forme, on n'aura plus qu'il renverser le plus souvent possible lapMcK on sera assuré de cette manière d'avoir une dorure aussi unifbraaeqw I possible.
Dans l'appareil où le cylindre en terre cuite est remplacé par DH cloclie en verre muule d'une tubulure remplie d'argile , l'action ^ composante du courant n'est pas, h la vérité, aussi uniforme; nwlitf I l'on opère comme ci-dessus, avec un cylindre de zinc qui (fltMrt I symétriquement la tubulure, les courants rayonnant symétriquement de la surface de zinc a la pièce à dorer , on pourra régulariser !'»■ lion en retournant fréquemment la pièce.
Si l'on veut agir en vertu d'actions très-lentes, afin de denlKri la dorure des qualités qu'elle n'aurait pas sans cela, on opère dt II manière suivante : on prend deux bocaux cylindriques en \erro 0B« faïence, de même hauteur et de diamètre différent, afin de poovolf être placés l'un dans l'autre. Le bord supérieur do vase h plus prfl diamètre est pourvu de plusieurs éehancrures destinées à recevoir do tBbM recourbé» rempllB d'iwglle, gai étabMaMima
CHAPITBB VIII. S59
Hëâmifti-e et l'eau sjilée contenue dans le vase le plus . Au moyen de cette disposition , le dépftt se ftitt uniformément h surface de la pièce à dorer , en Ryant toujours l'attention de la i Kaverscr de temps à autre.
Si l'on vent se servir de deux vases séparés et ne pas les mettre l'un dans l'autre , il faut les prendre rectangulaires ; de cette manière les bords pouvant s'appliquer deux à deux l'un contre l'autre, il devient fiicile d'employer des tubes très-cnurts.
L'appareil simple qui nous parait réunir tous les avantages que l'on peutobteuir,est représenté pi. lU, flg. 1.5. «de est un cylindre en porcelaine, muni de tubulures ttl, qui dépassent d'un centimètre environ les deux surfaces concentriques. Ces tubulures, dont les extrémités portent chacune une petite gorge, sont remplies d'argile humide et coifTées avec du linge fixé avec du fil enroulé dans la gorge.
Ce cylindre est placé sur un trépied TTT, dans un autre vase de porcelaine qne l'on chauffe au bain-marie. La dissolution d'nr est mise dans le cylindre, et le liquide actif dans le vase, avec un cylindre de zine amalgamé entourant de toutes parts le premier. Cette disposition permet d'obtenir des effets uniformes sur les pièces à dorer.
Les flis de cuivre qui servent à établir la communication entre le cylindre de zinc et les objets à dorer, reposent sur un cerele en bois évldé, porté par trois pieds fixés dans une place, et placé au-dessus du bals d'or.
Malgré toutes les Indications que nous venons de donner , nous
fiions la préférence à l'appareil précédemment décrit, en raison de Implloité et des avantages qu'il présente.
De la dorure avec les appareils composés.
Oa appareils sont composés d'une pile formée de plusieurs couples à courant constant, destinée â être mise on rapport avec le vase où se trouve la dissolution d'or, et dans laquelle plonge d'une part la pièce â dorer qui communique avec le pôle négatif , de l'autre un morceau ou une lame d'or en communication avec le pôle positif; cette lame fournit à la dissolution la même quantité d'or qui lui est enle^ vée par la pièce, puisqu'il se reforme la même quantité de cyanure d'or que celle qui est décomposée, pourvu toutefois que l'intensité du courant ne soit pas suffisante pour séparer les éléments du cyano* gène. On peut encore, comme nous l'avons fait fréquemment dans nog expériences pour la reproduction des substances minérales, réunir MinnUir plusieurs appareils simples, l'élément âltictro-positlf de l'ua
UO ÉLÉMENTS d'ÉLBCTSO-CUIMIE.
avec l'élément électro-négatif de l'autre, et fermant le circuit de manière à constituer une viicitable pile. Mais on ne peut guère aller au delà de dix, en raison de la résistance qu'éprouve le courant atriverser chaque appareil simple,
A. tout bien considérer, il vaut mieux se servir pour couples ïoltalques de ceux dont la manoeuvre est la plus facile. Nous donnoj» la préférence aux couples formés chacun d'une lame de zinc otoilgamé , d'une lame de cuivre recouverte de platine et d'eau acidulée par l'acide sulfurique.
Comparaison des effets obtenus avec les appareili simplet et ks appareils composés.
On conçoit, d'après la description que nous avons donnée de l'emploi des appareils simples, que l'on peut se livrer à des opérations de dorure électro-cbimique sans recourir à des ingénieurs. A la vérité, les appareils simples ne marchent pas avec autant de rapidité que les appareils composés ; néanmoins , en opérant à certains degrés de température et en donnant peu d'épaisseur aux diaphragmes, OD parvient à dorer on quelques minutes avec une très-grande perfection.
On objecte à l'emploi des appareils simples, lorsqu'il s'agit de métaux précieux , qu'une portion du sel métallique traverse toujoun plus ou moins la cloison perméable et va se réduire sur le zinc , dont il recouvre peu à peu la surface; de sorte qu'au bout d'un certain temps l'action oxydante de l'eau salée ou acide devient Insensible, ri le courant cesse. Cela est vrai ; mais néanmoins on évite en grande partie cet inconvénient en ne prenant point un diaphragme doné d'une certaine puissance d'endosmose. Une couche de 2 à 3 centimètres d'argile pure suffisamment mouillée par l'eau salée, ne possédant qu'un faible degré d'endosmose, ne laisse passer que triifK de la dissolution dans l'espace de vingt-quatre heures.
Ou a reproché aux diaphragmes en général qu'une portion dnMl d'or se réduit dans l'intérieur de la cloison, ce qui introduit autast de centres d'action qui finissent par obstruer celle-ci. Cet effet i effectivement lieu toutes les fois que l'on prend pour diaphragmes dês matières organiques ou des corps qui en renferment ; mais en s'en tenant à l'argile parfaitement pure préalablement calcinée, et en 1> changeant de temps à autre , on est dans les couditions voulnes pour parer h l'inconvénient signalé.
Quelle que soit l'épaisseur que l'on donne à la cloison en argile, il leurrait se taire qu'avec le ttnups il passât de la distolidiau d'oB^MM
chjipitbb vin. SSI
ta AmdatleB «ii est le zinc. Mnis il y a un moyen très-simple d'éviter le dép&t du mutai sur le zinc : il suflit de placer en dehors du diaphragme çà et là, sur la toile qui ferme la tubulure, des fragments de zinc perforés , et de les retenir avec une autre toile. Avec cette disposition, le zinc interposé décomposera tes petites quantités de dissolution d'or à mesure qu'elles passeront ù travers le diaphragme; Il faudra seulement s'arranger pour que les morceaux de zinc ne le touchent pas, afin d'éviter les dépôts métalliques qui finiraient par obstruer le diaphragme lui-même.
L'objection la plus sérieuse qu'on puisse former contre l'appareil simple est qu'on n'a pas toujours au même degré de saturation la solution métallique sur laquelle on opère. Le seul moyen d'y parer, serait déplacer dans la partie supérieure du liquide, des cristaux duselemflayé, dont la dissolution successive remplacerait le sel réduit; mais on conçoit que cela ne saurait avoir lieu avec les sels d'or et les sels très-déliquescents, toutes les fois surtout qu'on opère avec des dissolutions non concentrées. Ce qu'il y a de mieux à faire dans cette circonstance , est de calculer par des pesées la quantité d'or enlevée dans un certain temps, et de remplacer immédiatement la quantité de métal enlevé par une quantité de sel correspondante. Pendant toute la durée de l'opération, on n'aura pas à la vérité une dissolution au même degré de saturation ; mais si la quantité d'or en dissolution est considérable relativement à celle qui est décomposée dans un temps donné, on se trouvera dans les conditions les plus favorables pour l'industrie , qui ne recherche pas cette précision qu'exigent tes expériences délicates, il faut autant que possible que In dissolution soit toujours à peu prés au même degré de saturation ; car si cette condition n'est pas remplie, il pourrait se faire qu'en employant le double cyanure d'or et de potassium, le fer fût réduit en même temps que l'or; ce qui donnerait une mauvaise dorure. D'un antre cAté , la diminution dans la saturation du sel en amène une dans l'intensité du courant. Cette intensité peut diminuer encore par suite d'un affaiblissement dans l'action chimique du liquide sur le zinc qui plonge dedans. Cet affaiblissement provient de deux causes : 1° de ce que l'eau salée ou acidulée s'affaiblit de plus en plus ; 2" de ee que la surface de zinc n'est pas toujours dans le même état. Pour éviter l'affaiblissement, on peut mettre dans la partie supérieure un sachet rempli de sel marin, qui se dissout à mesure que celui qui se trouve dans la dissolution est décomposé. Pour l'eau acidulée, on place au-dessus un «atonnoir tl bec capillaire, dans lequel se trouve l'aeide qui , s'écoau
SSS ÊLÉHSNTB D'iLICTBO-CHIMIl::.
tant goutte & gontte , rempla(re celui qui se combine avec le tàot.
Quant à In diminution du potirnnt résultant des produits qui itcouvrent le dnc, si on emploie le zinc amalgamé, on n'a besoin que de l'essuyer de temps OH temps pour enlever les alliages.
Si le zinc n'est pas amalgamé , Il Faut de toute nécessité le décaper pour mettra la surface nu vif. Pour constater la diminution du courant, on se sert d'une boussole simple disposée de la manière suivante !
Ou place une portion du til métallique qui unit le Eincet la pièce t dorer, dans la direction du méridien magnétique, et l'on poseli boussole de manière que l'Higuille sojt au-dessus du fil. AussitAt que l'appareil fonctionne, l'aiguille aimenlée est déviée d'un certain nombre de degrés, et l'angle d'écart sert à mesurer l'Intensilé do conrant. Tant que l'angle ne change pas , c'est une preuve que l'inteasllé du courant reste constante.
Rien de tout cela n'arrive dans l'emploi des appareils composés; aussi y trouve-t-on de grands avantagea ; mais aussi on se prive des avantagea résultant des actions lentes, dont on tire des effets si remarqnablés dans la dorure sur flligrane en argent. Parmi ces avantages, nous citerons celui d'augmenter à volonté l'intensité du courant pour faire adhérer plus ou moins tel ou tel métal sur un métal quelconqne. Avec l'appareil simple, on y parvient également ; mais on na peut jamais avoir une intensité plus considérable que celle donnée par ita seul couple dont les deux éléments sont réunis par un fli
Dorure éleetro-chitniqae, par l'action d'tinseul eoupie, «Ml l'emploi d'un diaphragme.
„' L'opération se fait dans un vase de grés ou de verr la dissolution d'or , même jusqu'à la température de l'ébullition, lorsqu'on vent avoir une bonne dorure. On place snr le vase une barre de bois, À laquelle est assujettie une lame de zinc recourbée, dont la deux extrémités viennent loucher seulement la dissolution. L'otg«tt dorer est mis eu contact avec la lame avant son immersion ; la pifece ne tarde pas à se dorer. H est nécessaire de temps à aati'c do netti^er les cxtrémitéH immergées de la lame de zinc, pour enlever l'or précipité, et ajouter une nouvelle dissolution d'or.
L'argent, le maillecliort, le cuivre , le laiton, se recouvrent ftiiul d'une très-belle dorure ; mais parliculièremeol les deux premiors.
M. Franlienatein , qui s'est particulièrement occupé de ee genre 4c dwute, aceffwi'4uâ:4u«l'tu»vellel«i'sediw«^itsaflB|tjflitiefNMW
^P chapithb Tin. SS8
Boyen , snrtoBt quand ils ont éK plonges dana de l'aelde nitrique dtcndu d'eau , puis ensuite décapés.
Pour obtenir dans la dorure de l'argent et du mailieehort les différentes telotes que prend l'ur, en se combinant en diverses proportions avec le cniire, il Ruffit de mettre les objets soumis à l'expérience, pendant un temps plus ou moins prolongé , en contact avec un fd de cuivre, sans pour cela interrompre le contact avec le zinc ; on peut encore , et cela est préférable , ajouter à ia solution d'or une quantité plus ou moins faible d'une dissolution de cuivre.
M. Frankenslein a encore reconnu qu'il valait mieux préparer la dissolution avec le cblorure d'or, le carbonate de potasse ou de soude, le sel marin et l'eau, qu'avec le ferro-cyanure de potassium, comme il a été dit précédemment, parce que, suivant lui, )a dorure est plus belle. Nous ne voyons pas la différence, quand surtout on ne met pas un excès de ferra-cyanure de potassium ; car on n'a pus à craindre alors que le fer se précipite en même temps que l'or.
En ajoutant A une dissolution de chlorure d'or préparée avec le ferro-cyanure de potassium et de sel marin un peu de carbonate de potasse , potasse ordinaire, pendant que la liqueur est en état d'Ébullition , la couleur verdâtre de cette dernière se transforme de Bulte en Jaune clair, attendu qu'il s'en sépare du chlorure de fer.
La liqueur étant filtrée et claire, il devient facile d'observer l'objet qu'on dore, jusqu'à ce qu'il ait atteint le ton qu'on désire lui donner. Pour obtenir directement une belle dorure mate , sans préparer è cet effet la surface, il suffit d'opérer avec une dissolutioa renfermant une partie de chlorure d'or et soo parties d'eau ; c'est cà i que nous avons observé aussi depuis longtemps , en opérant avec nob 1 appareils.
Règle» générales pour (es opérntions de dorure sur différents | métaux.
Les développements dans lesquels nous sommes entrés mettent k m^me d'exécuter une bonne dorure en se conformant exactement aux prescriptions que nous avons indiquées, soit qu'on opère avec les ap[>areil8 simples , soit avec les appareils composés. Avant de donner quelques règles générales & suivre, nous allons rappeler les propriétés des cyanures métalliques qu'on a besoin de connaître, non-seulement pour la dorure, mais encore pour l'application d'un métal sur un autre métal
Le eyaBwe d'argoit sa prépare en versant de l'acidti hydro-cya-
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'M4 ELEMENTS D ELECTRO-CHIMIE.
nique ou une dissalutioii de cyanure simple de potassinm dissolution de nitrate d'argent. It se présente sous la forme d'au poudre blanche, insoluble dans l'eau , et soluble dans l'ammontaqne et dans les cyanures Hlealins et terreux avec lesquels 11 fome àa combinaisons doubles. Ces cnmbinaisuns ne sont décomposées ni pir les chlorures ni par les alcalis, mais elles le sont par les acides qni décomposent le double cyanure jaune de potasse et de fer. K l'on verse dans leur dissolution des dissolutions neuires métalliques, le cyanure d'argent se pj'écjpite avec le métal ajouté , d'où résultent dtt cyanures doubles.
Le cyanure d'or, qui est jaune pâle et insoluble dans l'eau, fonatf^ comme le cyanure d'argent, des eombinaisons doubles avec \Mtj^ nures alcalins et terreux, lesquelles sont solubles dans l'eau; de même, quand on mêle la dissolution de ces combinaisons avec plasieurs dissolutions métalliques, il en résulte des doubles cyanures métalliques insolubles.
Le cyanure de platine n'a pas encore été obtenu A l'état isolé. Quant k la combinaison double de cyanure de platine et de potasse, on l'obtient en versant uue dissolution de platine dans une autre de cyanure jauue de potasse et de fer, et évaporant jusqu'à ci'istallisation. Ce sel est très-soliible dans l'tau bouillante et cristallise ei grande partie pendant le refroidissement. On obtient des doubles cyanures insolubles en versant dans sa solution des solutions de sels métalliques.
Le proto-cyanure de cuivre s'obtient en chimie en traitant le protoxyde de cuivre à l'état d'hydrule avec l'acide hydro - cyaniquv. On obtient alors un composé blanc soluLle dans l'ammoniaque. Mail il vant mieux le préparer avec le proto-cyanure de potassium et ta sel de cuivre à base de proloxyde.
Le deuto-cyanure de cuivre s'oblient également en traitant it l'hydrate de cuivre par l'acide hydro-cyanique; la combinaison, qui est jaune, est insoluble dans l'eau, mais soluble dans l'acide bydrochlorique.
Le deuto-cyanure est soluble dans le cyanure de potassium, d'où résulte une liqueur jaune clair, dans laquelle le cuivre paraît être à l'état de deuto-cyanure. Les alcalis sont sans action sur le double cyanure de cuivre et de potassium , tandis que les acides en préctiHtent du proto-cyanure de cuivre , qui se dissout dans un excès d'acide, avec dégagement d'acide hydro-cyanique. Quand on verse dans sa
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