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CHLORE

Le chlore est une des parties constituantes du sel marin , par conséquent il est très-répandu dans la nature. On le trouve en combinaison dans quelques substances minérales, ainsi que dans quelques composés organiques. Il est difficile d’obtenir ce corps à l’état de gaz, attendu qu’il est soluble dans l’eau, et que le mercure l’absorbe. Ce qu’il y a de mieux pour le recueillir est d’employer des éprouvettes remplies d’une solution saturée de sel marin , laquelle absorbe beaucoup moins de gaz que l’eau pure.

Ce corps a une couleur jaune foncé, qui devient d’autant plus pâle qu’il renferme plus d’air. Son action sur les composés organiques est des plus énergiques , eu raison de sa grande affinité pour l’hydrogène.

t68 ÉLÉMENTS d’ÉLECTRO-CHIHIE.

Densité i B®rzélius 2,47

(suivant M. Thénard 2,4216

Indice de réfraction suivant Dulong 1,000772

Puissance réfractive ou ra’ — 1 0,001545

Pouvoir réfringent ou — = — (Dulong) 0,481 33

(lé

Poids atomique d'après M. Berzélius. ( ® ~ 22 1 ,3 3

Bien que ce corps soit gazeux, on peut l’avoir cependant liquide en le réduisant au quart ou au cinquième de son volume ; il forme alors une liqueur jaunâtre très-foncée ou verdâtre qu’on ne peut solidifler, même en abaissant la température au-dessous de zéro. Sa densité est alors de i ,03 ; il réfracte la lumière moins que l’eau , et peut être distillé sous la pression à laquelle il est soumis à une température de •4-33°. En diminuant la pression, la liqueur se volatilise en produisant nu grand abaissement de température. Si l’on veut obtenir une assez grande quantité de chlore avec un appareil composé de plusieurs éléments, il faut opérer avec de l’acide chlorhydrique concentré, prendre pour électrodes deux lames de platine, et disposer l’appareil de manière à recueillir les gaz : il se dégage à l’électrode positif du chlore, et à l’électrode négatif de l’hydrogène. D’après la loi des masses, quand l’acide est très-concentré, l’eau n’est pas sensiblement décomposée.

Voyons ce qui arrive quand on décompose électro-chimiquemcnt l'eau qui renferme du chlore. Les résultats que nous allons faire connaître sont dus à M. Edm. Becquerel. Si l’on verse dans un vase de l’eau tenant en dissolution du chlore , et qu’on y plonge deux électrodes en platine , en relation avec un couple à la Wollaston faiblement chargé, l’eau est décomposée, l’oxygène se dégage au pôle positif, et l’hydrogène , à l’instant où il se dégage sur l’électrode négatif, se combine avec le chlore pour former de l’acide chlorhydrique; il y a, en outre, une petite quantité d’oxygène absorbée. Mais si, au lieu d’un seul couple, on en prend un nombre suffisant pour décomposer l’eau acidulée, il se dégage un peu d’hydrogène au pôle négatif. Voyons actuellement ce qui se passe quand on fait passer le courant dans de l’eau chlorée et dans de l’eau acidulée contenue dans un voltaimètre communiquant ensemble au moyen de lames de platine ; en opérant successivement avec deux, troiscouples d’une pile chargée comme à l’ordinaire, M. Edm. Becquerel n’a aperçu aucun

CHAPITBE IV.

dégagement de gaz dans les deux vases. Avec quatre couples, l’eau acidulée et l’eau chlorée furent décomposées. Dans cette dernière, il n’y eut qu’un dégagement d’oxygène. Il en fut de même avec cinq couples. Mais avec six couples, l'hydrogène commença à se dégager dans l’eau chlorée. Voici une expérience faite avec cinq couples;

Oxygène. Hydrogène.

Eau chlorée 3 vol 0 vol.

Eau acidulée 3,5 7.

Ces résultats donnent le rapport des gaz dégagés dans les deux expériences ; ils montrent dans la première que le chlore, outre qu’il a absorbé tout l’hydrogène , a pris encore un demi-volume d’oxy-

gène.

Acide chlobhydbique.

Ce corps est ordinairement à l’état de gaz.

Densité 1,2476

Indice de réfraction (Dulong) 1,000449

Pouvoir réfringent (MM. Biot.et Arago) 1,19625

Poids de l’atora. d’après M. Berzélius. ( ***** 227,.j7

Quand on fait passer dans le gaz chlorhydrique un courant d’étincelles au moyen de conducteurs en or ou en platine, il se transforme en hydrogène et en chlore. Si l’on fait passer une seule étincelle à travers un mélange de parties égales de chlore et d’hydrogène, le mélange s’enflamme aussitôt , et il en résulte du gaz chlorhydrique. Dès lors ce gaz est composé de parties égales en volume d'hydrogène et de chlore. On obtient en même temps deux volumes de gaz chlorhydrique. Ainsi, la même force qui sépare les éléments sert à les combiner. D’où peut donc provenir cette inversion? elle ne peut dépendre que du pouvoir calorifique des masses de gaz. Si le mélange de chlore et d’hydrogène s’échauffe par la combinaison des premières molécules , la masse doit détoner rapidement, tandis que dans un mélange de gaz chlorhydrique, de chlore et d’hydrogène, la propriété calorifique n’étant pas assez grande , la recomposition ne peut s’opérer. Le chlore et l’hydrogène , à parties égales , se combinent lentement ù la lumière diffuse , et rapidement , avec détonation , à l’action directe du rayon solaire. Il y a également détonation en exposant le mélange t la température rouge.

ÉLÉMENTS O’ÉLECTBO-CHIMIE.

CHLOBCBES DE CABBONE.

Protoehlorure. Ce composé est un liquide très-limpide, incolore, et non conducteur de l’électricité.

Densité 1,5686

Indice de réfraction »

Pouvoir réfringent 1,4875

Composition. Un volume de chlore , un volume de carbone.

Poids atomique. „ ’

SESQUICHLOBUBE.

Ce corps est solide et cristallisé. Il est mauvais conducteur de la

chaleur.

Densité 2

Indice de réfraction a

Pouvoir réfringent 1,5767

Composition. Deux volumes de vapeur de carbone et trois volumes de chlore.

Poids atomique d’après M. Berzélius. ( ^ ^ SU*»,-»®

Nous ferons une observation générale à l’occasion de ces deux composés. Bien qu’ils ne soient pas conducteurs de l’électricité, néanmoins on peut leur trouver un dissolvant tel que la dissolution puisse donner passage au courant. Dans ce cas, il y a décomposition, production de composés secondaires , dont l’étude n’est pas sans intérêt. L’alcool , l’éther jouissent de cette propriété. Ainsi , toutes les fois qu’une combinaison ne reçoit aucune action directe de l’électricité , il faut toujours voir si l’un de ces deux liquides ou bien un autre ne donnerait pas une solution conductrice de l’électricité.

Chlorures de soufre. —

Chlorure de sélénium. —

BRÔHE.

Ce corps a été trouvé , par M. Ballard , en très-petite quantité dans l’eau mère des salines de Montpellier, et il est liquide à la température ordinaire ; il est d’un rouge brun foncé eu masse , mais en couches minces, sa couleur est le rouge hyacinthe; son odeur ressemble à celle du chlore ; sa saveur est forte et âcre ; de — 22“ à — 25“ , il

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