PALLADIUM
Le palladium , découvert en 1 81 3 , se trouve dans les sables de platine, quelquefois à l’état de simple mélange, et constituant un minerai bien distinct qui est du palladium presque pur.
Il est presque aussi réfractaire que le platine ; mais il peut être brasé plus facilement. Son aspect est le même que celui du platine ; il est
très-malléable.
Densité (fondu) 11,3
Id. (laminé) 11,8
Chaleur spécifique (Régnault) 0,05927
Poids atomique.... 1 2 JJ ^ J 53 3 ^
11 a peu d’affinité pour l’oxygène; à une certaine température, sa surface bleuit. En l’employant comme électrode positive, il ne s’oxyde pas non plus. Pour distinguer le palladium du platine , on fait sécher sur la surface du métal une couche d’une solution alcoolique d’iode. Si le métal est du palladium , la surface se noircit , tandis qu’elle conserve son éclat métallique si c’est du platine.
Le palladium a une certaine affinité pour le carbone; car Wœhler a observé qu’une feuille de palladium placée debout dans lu flamme d’une lampe à alcool, se couvrait de suie. Si la lame reste longtemps, sa surface se recouvre d’excroissances charbonneuses semblables à celles qui se forment sur les mèches des chandelles. En détachant ces exubérances, et en les brûlant , elles laissent un résidu de palladium. Les points où adhéraient ces excroissances charbonneuses perdent leur éclat, présentent des inégalités , et tout le palladium est carburé.
Les protochlorure et deutochlorure de palladium sont facilement décomposés par l’action voltaïque.
CHÀFITRS IV,
RHODIUM.
O métal fat découvert, en 1803, par Wollaston dans le rainerai de platine, avec lequel il a beaucoup de ressemblance. Il ne peut être brasé.
Densité (\N’'olIaston) il
Poids atomique. • • • 2 jj — j 52 20
Une de ses propriétés est d’être attaqué par l’eau régale quand il est allié avec le cuivre , le bismuth, ou le plomb, taudis qu’il est insoluble quand il est allié à l’or ou à Targent ; il faut donc que, dans ce dernier cas, il devienne trop négatif pour être attaqué par l’eau régale, ou que l’alliage ait trop de cohérence.
Aucune expérience n’a été faite sur la décomposition de ses sels par les forces électriques.
Ce métal se trouve dans la nature , tantôt à l’état métallique , sous la forme de cristaux, de végétations, de pépites, qui ont quelquefois un poids considérable ; tantôt combiné avec l’or, l’antimoine, le mercure , le plomb, le soufre, le chlore. On retire ce métal de ses minerais, par l’amalgamation américaine, quand il se trouve dans le minerai à l'état métallique, à l’état de chlorure ou de sulfure. Quand il est combiné avec des pyrites, cuivreuses ou ferrifères, on peut également le traiter par l’amalgamation; mais ii faut lui faire subir préalablement un grillage avec le sel marin. Il résulte de là que lorsque les minerais d’argent renferment beaucoup de pyrites, ou de la blende, et qu’ils se trouvent en abondance dans les lieux où le combustible manque , le minerai n’est pas exploité. On a de nombreux exemples, en Amérique, dans les Cordillères, de déblais de riche teneur qui ne peuvent être traités faute de combustible. Ce n’est pas tout encore. Quand le minerai renferme l’argent à l’état métallique ou de sulfure , si sa gangue est calcaire , les substances employées pour opérer l’amalgamation réagissent directement sur le carbonate de chaux , de sorte que la combinaison avec le mercure ne peut s’effectuer.
Quand l’amalgamation est impossible, ce qui arrive, l" quand l’argent se trouve combiné avec la galène; dans ce cas, il faut traiter comme plomb, puis coupeller;
ÉLÉKSIfTS D’ÉLKCTBO-CRIHIB.
2° Quand il se trouve dans les pyrites d’une fofte teneur en cuivre ; dans ce cas , il faut opérer la liquation;
3° Quand il est combiné avec l’antimoine et autres substances , il faut fondre avec le plomb et coupeller. L’opération de la coupellation est facile et peu dispendieuse quand le combustible n’est pas rare , et que le plomb est à bon marché , attendu que dans les diverses manipulations qu’exige ce traitement il y a ordinairement perte de plomb de 20 à 25 pour cent; mais toutes les fois que le plomb est cher, le bois rare, on conçoit parfaitement que l’on ne puisse avoir
recours à la méthode dont nous venons de parler.
Densité, varie de 10,474 à 10,542
Chaleur spécifique •- 0,0557
Poids atomique ,« = 1 ma so
L’argent se fond à une température moins élevée que l’or et le cuivre; au foyerd’un verre ardent, il entre en ébullition. Cependant, quand la surface du métal est polie, il n’entre pas en fusion , et cela parce que la surface brillante réfléchit les rayons lumineux, qui n’ont pas le temps d’étre décomposés.
Quand on l’obtient dans les appareils électro-chimiques, il cristallise, suivant la force du courant, en paillettes, eu dendrites,' et en cristaux dérivant du cube. Toutes les dissolutions d’argent sont facilement décomposées par les courants électriques. Lorsqu’on soumet à l’action d’un courant une dissolution d’un mélange de nitrate d'argent et de nitrate de cuivre , il s’opère un phénomène remarquable : à mesure qu’on augmente la proportion de nitrate de cuivre, le dépôt d’argent cesse d’étre cristallisé ; il devient floconneux , tuberculeux , ayant la forme d’un champignon , dont les parties sont dans un tel état de division , qu’il est difficile de les rassembler. 11 semble résulter de là que la quantité de nitrate de cuivre , à mesure qu’elle augmente dans la solution, exerce une action attractive sur les particules d’argent , à l’instant où elles se déposent sur la lame négative , de manière à empêcher les molécules de se rassembler. Nous donnons ici des résultats qui indiquent les proportions dans lesquelles les sels doivent se trouver pour que le phénomène ait lieu; un voltaïmètre faisait partie du circuit :
CHàPITBE IV.
poids du précipité.
votUimètrc. une part atoiuiquéMe part atomique de nitrate d’arireot nitrate de cuivre.
I o*,i » 0,0070 argent.
II id 2 0,0070
III id 4 0,0080
IV id 8 0,0060 I prtflpilc polv(!nilfnl-
( précipité trèa-floconneua , pré«rntant de larges lubercutes qui finisaent par