‹ Elements d'electrochimie appliquee aux sciences naturelles et aux artsChapitre 61 sur 111 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

férents dcprcs de pureté , depuis l’argent le plus fin Jnsrjn'an cuivre , et, avec l'autre bout la pieee d’essai, puis à plonger l’une et l’autre, toujours à la même distance, dans de l’acide chlorhydrique plus ou moins étendu, de manière à obtenir un courant qui permit de reconnaître immédiatement quelle serait la pièce la plus attaquée. L’argent pur n’étant pas attaqué par l’acide, tandis que l’alliage d’argent et de euivre l’étant, celui-ci prendra l'électricité négative, de sorte que la direction et l’intensité du courant feraient connaître, toutes choses égales d’ailleurs, l’intensité de l’action chimique. Maintenant, si la pièce d’essai est plus pure que la lame d'argent qu’on aurait prise pour terme de comparaison, on en substituera a celle-ci une autre renfermant moins d’alliage, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’on arrive à une pièce contenant à peu près la même quantité de cuivre ; alors le courant sera à peine sensible. Ce procédé, qui est rationnel, exigerait de grandes précautions pour être appliqué, car la moindre différence dans l’état des surfaces suffirait pour produire un courant. Pour éviter la plupart des causes d’erreur, il faudrait, après avoir bien décapé les pièces, les avoir lavées avec de l’eau distillée, les y tenir plongées pendant quelque temps, jusqu’à ce que la lame d’essai et la lame étalon, mises en rapport avec un multiplicateur et plongées de nouveau dans l’eau, l’aiguille aimantée ne fût pas déviée; elles se trouveraient alors dans l’état convenable ponr être soumises à l’expérience.

Il est bien évident que si l’argent renfermait d’autres métaux que le cuivre , il faudrait employer des liquides qni pussent les attaquer. Jusqu’ici , la méthode que nous venons d’indiquer n’a pas encore été mise en pratique.

% MERCUBE.

Ce métal se trouve à l’état natif ou combiné avec le soufre, et forme alors le cinabre; quelquefois il est à l'état de chlorure et de séléniure. Il est liquide a la température ordinaire, se solidifie à une température de 40" au-dessous de zéro, et cristallise en obtaèdres réguliers. Il est alors malléable, mou, et rend un son sourd comme le plomb. Â l’instant de se solidifier , il se contracte fortement.

ÉLÉMENTS d’ÉLBCTBO-CHIHIE.

Densité ( Cavendish et Brisson)

— Biddie

— Keppler.j -H 17"

— Mercure congelé (Schuize).

— En vapeur (Dumas)

Chaleur spécifique (Dulong et Petit).

Poids atomique

entre 0 et t00°.

entre 0 et 300".

Quand on fait passer la décharge d'une forte batterie électrique à travers un petit globule de mercure , ce globule est lancé de toutes parts. Le métal s’oxyde et forme des étincelles rouges.

Les amalgames de mercure, entre autres ceux d’étain et de zinc, sont employés pour exciter la puissance électrique des plateaux de verre, dans leur frottement contre les coussins de la machine. Le mercure est employé avec un grand avantage pour opérer la réduction des alcaiis.

Le mercure est facilement réduit de ses composés en plaçant ceux* ci sur une feuille de platine , y ajoutant une goutte d’acide nitrique ou chlorhydrique, et appliquant dessus un morceau de zinc ; le couple voltaïque zinc et platine agit aussitôt sur le composé , le mercure s’amalgame avec le platine, et même se combine en partie avec le zinc. Nous citerons parmi les composés sur lesquels on peut opérer, les oxydes noirs et rouges, le sous-sulfate, le cyanure, etc. Quant au sublimé, si une goutte de sa solution est placée sur une face brillante de cuivre , celle-ci devient d’un blanc grisâtre ; mais en employant le zinc mis en contact avec le cuivre , le mercure est réduit sur-lechamp à l’état métallique, et le cuivre devient blanc.

On opère avec plus d’avantage dans un petit creuset de platine et un morceau de zinc. Le mercure réduit donne au platine une couleur blanche brillante, et se combine en partie avec le zinc , qui devient cassant. On lave , on sèche le creuset , on le recouvre d’une lame de verre, et on chauffe avec une lampe à alcool. Le mercure se volatilise et se condense en une poudre blanche extrêmement fine, que l’on transforme par le frottement en gouttelettes. Quant au protochlorure de mercure, on mêle une petite quantité du composé avec quelques gouttes d’acide nitrique étendu ; on fait bouillir uu instant le tout dans

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