OBSERVATIONS
Ltqaear Elkington, ayant
Cooleor de la dorure.
déjà servie
Jaune mat
Idem
Idem.
Idem
Jaune d’or maL
Idem
Beau Jaune d’or brillant.
Liqueur nouvellement pré-
parée
Jaune blanc argentin.
Idem , addition de nitrate
d’argent
Conleur janne d’or, peu
Liqueur nouvellement pré-
brillant.
parée
Idem.
Idem
Jaune blanc.
Idem , avec addition de ni-
traie d’argent
Blanc argentin.
Idem
Janne pâle.
Ancienne liqueur , avec ad-
ditioo de nitrate d’argent
Idem
Liqueur nouvellement pré-
parée
Idem
Idem
Ces résultats montrent que les lames décapées avec le plus de soin sont précisément celles qui ont pris le moins d’or. Nous ajouterons que l’adhérence était la même dans les lames dorées à un faible degré, comme dans celles qui l'étaient fortement. Mais d’où vient que les lames les moins bien décapées et qui réunissent les conditions voulues de durée et d’adhérence, sont celles qui sont les moins agréables à la vue et ne sont pas acceptables par le commerce ? Nous répon-
drons à cette question en parlant de l’influence de l’état de la surface
CHAPITBB VII.
du métal sur la dorure quand il s’agira de la dorure électro-cliimique.
Pour comparer la dorure par immersion à la dorure au mercure , nous donnerons les analyses d’essai faites par M. Darcet , de diverse plaques dorées, soit au mercure, soit par la voie humide.
Quantités d’or par décimètre carré dans la dorure au mercure.
par M. Plu. par M. Denière. par M. Braufray.
Dorure maximum o',1420 0*,2333 0*,2595
Dorure minimum 0 ,0428 0 ,0736 0 ,0695
La quantité d’or dans les deux cas varie de 6 : l.
Quantités d’or par décimètre carré dans la dorure par voie humide.
par MM. Bonnet et Vtllermé. par H. Elanibert.
Dorure maximum 0>^,0353 0*,0423
Dorure minimum 0 ,0274 »
Ainsi la meilleure dorure par voie humide ayant fixé — 0",0422 d’or par décimètre carré, et la plus pauvre au mercure en ayant pris 0*,0428, on voit que la dorure par voie humide arrive à peine dans le cas le plus favorable au degré d’épaisseur que la plus mauvaise dorure au mercure est obligée d'atteindre.
De davantage que Con peut retirer du séchage à la sciure pour la dorure par immersion.
Quand on traite , à l’aide de l’ébullition , la liqueur Ëlkington avec une matière organique, teiie que l’acide tartrique, l’acide oxalique, la sciure de bois, etc., etc., la liqueur se trouble, et l’or finit par être précipité entièrement, comme on devait s’y attendre d’après les réactions connues des matières organiques sur les sels d’or ; mais avant que le précipité s’opère, le deuto-chlorure d’or, s’il en existe encore dans le bain, se change en protochlorure, composé qui est éminemment propre à la dorure.
Il est permis de croire, d’après cela, que les parcelles excessive'^ ment ténues de sciure qui adhèrent à la surface des pièces décapées, après avoir été séchées à la sciure, et qu’un second décapage, moins fort que le premier, n’enlève pas toujours entièrement, aident à la décomposition de l’aurate alcalin et peuvent servir ainsi à favoriser la dorure.
ÉLÉMENTS D’ÉLBCTBO-CHIMIE.
Des causes qui donnent une couleur plus ou moins rouge à la dorure.
Quand un bain d’or préparé, suivant la méthode de M. Elkington, a servi à la dorure pendant quelque temps , les pièces prennent une teinte rouge cuivreuse , qui est peu goûtée du public à l’époque actuelle; nous disons à l’époque actuelle, attendu que du temps de Louis XV elle était recherchée ; mais il est facile de donner à la dorure sa teinte jaune , en ajoutant du nitrate d’argent au bain de l’aurate alcalin. Expliquons les effets produits.
Le bain, quand il a servi pendant quelque temps , prend une teinte bleue qu’on pourrait attribuer à la présence du cuivre, attendu que la dorure s’effectuant par la décomposition de l’aurate alcalin par le cuivre , le bain devait reprendre une quantité atomique de cuivre , correspondante à celle de l’or précipité. L’expérience démontre cependant que la dissolution ne renferme que peu de cuivre , comme on peut s’en assurer en en saturant une certaine quantité par un acide et versant dedans un excès d’ammoniaque, ou de dissolution de protocyanure de fer et de potassium. La teinte bleue tient donc à un arrangement moléculaire, et non à la présence du cuivre, qui ne s’y trouve qu’en très - petite quantité. Que devient donc la portion de ce métal qui a cédé sa place à l’or, dans la réaction du cuivre sur l’aurate ? La teinte rougeâtre ou cuivreuse que prend , au bout d’un certain temps , la dorure , nous indique sur-le-champ que l’or, en se précipitant à la surface du cuivre, entraîne avec lui une portion de cuivre en dissolution , avec laquelle il forme une combinaison en proportions définies. L’expérience confirme pleinement cette conjecture.
Pour savoir jusqu’à quel point était grande la quantité de cuivre qui se trouvait dans un bain usé, on a précipité électro-chimiquement, sur une lame de platine , les métaux qu’elle renfermait. Le précipité recueilli ayant été lavé, a été dissous dans l’eau régale et analysé. On a trouvé qu’il ne renfermait pas de zinc, mais bien de l’or et du cuivre, dans les proportions suivantes :
Or pur 844
Cuivre pur 156
Ce résultat montre la faible proportion do cuivre relativement à l’or dans on bain considéré comme usé , c’est-à-dire , qui devait être