‹ Eléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés (volume 2)Chapitre 110 sur 284 · SYSTÈMES NERVEUX CENTRAL ET PERIPHERIQUE · texte numérisé non relu

SYSTÈMES NERVEUX CENTRAL ET PERIPHERIQUE

sorielles ; celles-ci s’écartent de la ligne médiane ; et au lieu d’appartenir à la région ectodermique voisine de l’axe nerveux, elles peuvent faire partie d’un territoire ectodermique plus ou moins éloigné latéralement. On a même admis que le ganglion pouvait éprouver une dislocation telle qu’une partie du groupe ganglionnaire conservait sa situation juxta-médiane habituelle {ganglion neural de Beard, ganglion spinal proprement dit), tandis que l’autre partie s’éloignait de l’axe et formait un ganglion surajouté (ganglion latéral de Dohrn, Beard, Kupffer).

La deuxième modification (schéma D, côtés gauche et droit) a pour résultat d’introduire sur le trajet sensitivo-moteur un élément de plus. Celui-ci, que l’on peut appeler cellule nerveuse sensible , est intercalé entre la cellule ganglionnaire ou sensorielle et la cellule motrice. Par sa situation près des bords de la gouttière nerveuse, il se montre intermédiaire entre la région de l’ectoderme ganglionnaire et celle de l’ectoderme nerveux proprement dit, douée de fonctions motrices, qui occupe le fond de la gouttière. Par l’époque tardive de son apparition, soit dans la série animale, soit dans le développement ontogénique des Vertébrés (époque tardive sur laquelle presque tous les auteurs sont d’accord) il représente une formation secondaire, surajoutée. Les cellules nerveuses sensibles, incorporées à Taxe nerveux, en conslituent la portion dorsale, tandis que la partie ventrale est formée par les cellules motrices. Observons en passant que cette situation des deux catégories de cellules nerveuses est celle qui répond le mieux à leurs fonctions physiologiques et qu’elle est commandée par les rapports que ces cellules contractent : les cellules sensibles sont en effet de cette façon le plus voisines des cellules sensorielles auxquelles des fibres sensitives les unissent; d’autre part les cellules motrices sont le plus près des éléments musculaires des myotomes auxquels elles envoient leurs fibres motrices .

La complication s’accroît encore dans l’axe nerveux : d’abord par la nécessité d’unir entre elles au moyen de fibres les cellules soit sensitives, soit motrices, placées sur des plans transversaux différents de cet axe, d’où formation de cordons anastomotiques de fibres longitudinales; en second lieu par l’obligation de relier les cellules soit sensitives soit motrices d’un côté à celles de l’autre

côté, d’où constitution de fibres anastomotiques transversales ou fibres commissurales.

De ce qui précède il résulte que le système neuro-sensoriel se décompose en deux formations principales distinctes, que nous étudierons successivement. L’une est le système nerveux central ou axe nerveux ou nevraxe. L’autre est le système nerveux périphérique, sensoriel ou ganglionnaire, avec les organes accessoires des sens qui lui sont annexés.

L’un et l’autre comprennent dans leur constitution des cellules et des fibres.

Dans Taxe nerveux, les cellules sont : les unes sensitives , en rapport avec le système nerveux périphérique, les autres motricesy en relation avec les organes musculaires et électriques par des fibres nerveuses motrices (nerfs moteurs). Il y a aussi des fibres nerveuses (nerfs centraux ), qui sont des fibres commissurales ou des fibres anastomotiques longitudinales.

Dans le système ganglionnaire ou sensoriel, les cellules sont ou bien profondes (ganglions proprement dits) ou bien superficielles (organes des sens proprement dits). De ces cellules comme centre partent dans deux directions des fibres : les unes vers la périphérie, les autres vers Y axe nerveux. Ces dernières (racines sensibles ) gagnent le névraxe pour y prendre les relations que nous connaissons avec les cellules sensitives de ce névraxe : courtes quand leurs cellules d’origine sont profondément situées (ganglionnaires) plus ou moins longues quand elles sont superficielles (sensorielles). Les fibres périphériques présentent selon la position des cellules dont elles émanent une longueur inverse des précédentes; elles constituent les nerfs sensitifs .

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