‹ Eléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés (volume 2)Chapitre 120 sur 284 · EXTRÉMITÉ POSTÉRIEURE DU TUBE MÉDULLAIRE · texte numérisé non relu

EXTRÉMITÉ POSTÉRIEURE DU TUBE MÉDULLAIRE

ment au tube nerveux s’accroissent aussi postérieurement la corde dorsale et l’intestin caudal, qui s’enfoncent dans la protubérance caudale à mesure que celle-ci grandit (fig. 155). Les extrémités

Fig. 155. Construction du profil de l'extrémité postérieure chez V embryon d'un Mammifère quelconque r

Cette figure représente à la fois deux périodes successives du développement. Dans la première, l’intestin i communique avec le tube médullaire m par le canal neurentérique, dont la direction est donnée par une flècbe, en arrière de la corde dorsale ch. Dans la deuxième période, le canal neurentérique étant oblitéré, le canal médullaire, la corde l’intestin se prolongent en arrière dans l’épaisseur de la protubérance caudale c pour former m ', ch', et l’intestin caudal ic. En al, allantoïde.

Fig. 156. — Construction duprofil de l'extrémité postérieure chez un embryon humain de 4mm de long (d’après Keibel).

Mêmes lettres que pour la figure précédente, et de plus : ma, membrane anale. — w, canal de Wolff.

postérieures de ces divers organes (tube nerveux, corde dorsale, intestin caudal) ne sont du reste pas isolées l’une de l’autre, mais fusionnées (par exemple chez un embryon de Brebis de 6millim.de long) en une masse cellulaire qui comprend ainsi à la fois les trois ébauches, dont la séparation se fait plus en avant (fig. 155 et 156). Cette fusion est la même qui existait antérieurement, au niveau du nœud de Iiensen (voir par ex. t. Ier, fig 135) ; elle a persisté en se déplaçant seulement jusqu’à l’extrémité de la queue.

Dans un stade plus avancé, les divers organes en question s’étendent plus ou moins loin les uns derrière les autres; pour Braun et Ecker, c’est la corde dorsale qui va le plus loin; selon His ce sont à la fois la corde et le tube médullaire ; le tube médullaire seul déborde tous les autres en arrière (Tourneux et Herrmann, Keibel), ainsi qu’on peut s’en convaincre par l’examen de coupes

DÉVELOPPEMENT DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL

transversales sériées de la queue chez des embryons de Mammifères (tels qu’un embryon de Brebis de 9 millim. de long) (fig. 157),

Fig. 157. — Série de coupes, à travers la queue d'un embryon de Brebis de 9mm de long (comp. les figures données par Keibel pour l’embryon humain).

A est la plus postérieure (coupe distale), D la plus antérieure (proximale). En D sont superposés dorsoventralement le tube nerveux, la corde dorsale, l’intestin caudal ; le reste de la coupe est occupé par le mésoderme. — En C, la corde n’est plus visible. — En B, le tube nerveux a seul persisté. — En A, il a disparu, et il ne reste plus que le" mésoderme.

tm, tube médullaire. — ch , corde dorsale. — ic, intestin caudal. Le reste est le mésoderme.

et comme Keibel l’a vérifié pour l’embryon humain.

La partie terminale ou région caudale du tube médullaire présente dans son développement ultérieur un grand nombre de particularités, qui font que cette région arrive à différer considérablement par sa constitution anatomique du reste de la moelle (1).

Par région caudale du tube médullaire, il convient d’entendre toute l’étendue de cet organe qui dépasse en arrière l’insertion des membres postérieurs sur le tronc (His) et plus tard l’articulation du squelette pelvien avec la colonne vertébrale (Keibel), ou bien celle qui est située en arrière du niveau du cloaque (Ecker et His) (2).

L’une des particularités organogéniques de la portion caudale du tube nerveux est connue depuis Ecker et Rosenberg; elle a été vérifiée plus récemment par Tourneux etHerrmann. Elle consiste dans une inflexion dorsale deTextrémité du tube, grâce à laquelle celui-ci vient au contact de la face profonde de l’épiderme. Il en résulte qu’avec Tourneux et Herrmann on peut distinguer chez l’Homme deux segments à cette extrémité : un segment antérieur, en rapport avec la face postérieure des vertèbres coccygiennes

(1) Ces particularités peuvent être indiquées dès à présent; car elles seront suffisamment comprises de tout lecteur pourvu de connaissances même sommaires sur l’anatomie microscopique de la moelle.

(2) L’étude complète du développement de la région caudale et la question de la queue chez l’homme sont reportées à la partie de cet ouvrage consacrée au squelette.

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