FORME DU CERVEAU RHOMBOÏDAL EN COUPE TRANSVERSALE
récemment par G. Retzius, s’écarte beaucoup plus encore, quant à la manière d’être de son quatrième ventricule, de l’état habituel ; ici, en effet, le ventricule n’est plus visible de l’extérieur, mais recouvert par un toit épais de substance cérébrale ; en même temps sa cavité est très réduite, de même que celle des autres ventricules du cerveau, ce qui est un trait caractéristique de l’organisation du cerveau chez le Myxine (fig. 198).
§ 2. — Constitution intérieure montrée par les coupes transversales. — La coupe transversale du cerveau rhomboïdal, l’isthme excepté, présente, à un certain moment du développement de l’embryon humain, une forme pentagonale (fig. 199, A). Les deux épaisses parois latérales se rejoignent à la base du cerveau en une arête longitudinale, où elles sont unies par une plaque basale mince et étroite, qui forme le plancher de la fosse rhomboïdale. Sur chaque parai latérale, une légère inflexion permet de distinguer une « plaque du fond » ou zone ventrale et une « plaque alaire » ou zone dorsale ( zd , zv). Les deux zones ventrales divergent en dehors et en haut, tandis que les zones dorsales demeurent longtemps verticales et parallèles entre elles. Une mince lamelle, la plaque recouvrante ou membrane obturatrice (mo), réunit les bords dorsaux des plaques alaires en formant le toit de la fosse rhomboïdale. Les plaques du fond et alaire sont convexes en dedans et font saillie dans la lumière du canal central, sous la forme de deux bourrelets longitudinaux, les « bourrelets du fond et alaire ». Entre les deux bourrelets du fond règne, tout le long du cerveau rhomboïdal, un sillon médian profond.
À mesure que la courbure pontique augmente et que le cerveau rhomboïdal s’élargit, les zones dorsales se déjettent de côté, à tel point qu’elles arrivent à être moins haut situées que les zones ventrales, surtout dans le territoire de la largeur maxima du cerveau rhomboïdal : disposition qui se continue dans la région du caîamus jusque vers la pointe de ce dernier. Au contraire, dans la région du cervelet et du pont, les zones dorsales demeurent verticales. Dans le cours de la cinquième semaine, le bord dorsal des zones dorsales se retrousse, et ainsi se forme la lèvre rhomboïdale (fig. 199, B, èr), qui s’étend depuis la proéminence nuquale jusqu’à l’isthme, plus ou moins large suivant les endroits. A partir du deuxième mois, elle est mince dans la région intermédiaire, de
MOELLE ALLONGÉE, PONT ET CERVELET
plus en plus large dans le territoire du calamus; dans la région la plus large de la fosse rhomboïdale, elle est de nouveau étroite, et s’élargit enfin considérablement au niveau du cervelet, pour se terminer dans l’isthme en se rétrécissant. La lèvre rhomboïdale a deux branches. La branche externe se continue avec la plaque recouvrante, et la partie amincie qui sert de passage de l’une à l’autre s’appelle le tamia ou ligula. Un sillon dirigé du côté dorsal, le sillon interne delà lèvre rhomboïdale (si), sépare la zone
Fig. 199. — Coupe transversale du cerveau rhomboidal de deux embryons humains d'âge différent (d’après His).
A. Embryon de 10,2 mm. de long. — B. Embryon de 9,1 mm. de long.
mo, membrane obturatrice ou plaque recouvrante. — sm, s?ptum medullœ. — zd. . zone dorsale. — zv, zone ventrale. — Ir, lèvre rhomboïdale. — se, si, sillons externe et interne de la lèvre. — pi, plaque interne. — m, manteau ou couche engainante. — vm, voile médullaire. — ca, champ du cordon antérieur primaire. — hy, nerf grand hypoglosse. — v, nerf pneumogastrique ou vague. — ts, tractus solitaire. (Pour des raisons qui m’échappent, l’embryon le moins long, B, est plus avancé dans le développement du cerveau rhomboïdal que l’embryon plus long A.)
dorsale du tæuia et de la plaque recouvrante. Un autre sillon, s’ouvrant du côté ventral à la face externe du cerveau rhomboïdal, est le sillon externe de la lèvre (se) ; il sépare la partie demeurée verticale, génienne, de la partie retroussée ou labiale de la zone dorsale; l’existence de ce sillon est transitoire.
On peut retrouver chez l’adulte les bourrelets et sillons longitudinaux du cerveau rhomboïdal. Ainsi les bourrelets du fond,