FORME DU CERVEAU RHOMBOIDAL EN COUPE TRANSVERSALE
étroits en arrière, s’élargissent en avant et deviennent les eminentia teretes. Latéralement, ces bourrelets du fond se séparent des plaques alaires par un système de sillons latéraux, auquel appartiennent les deux fossettes du plancher du quatrième ventricule appelées fovea anterior et fovea posterior.
Telle est l’organisation fondamentale du cerveau rhomboïdal, qui est aussi, comme nous le verrons bientôt, celle du reste de l’encéphale embryonnaire. Elle consiste essentiellement dans la distinction de zones dorsales et de zones ventrales de la paroi cérébrale : distinction morphologique corroborée par la destinée différente des unes et des autres régions de la paroi latérale. Cette distinction des zones dorsale et ventrale de la paroi latérale du tube médullaire est valable, comme le montre l’examen de la figure 220, pour le cerveau tout entier.
Elle a été nettement établie par His, auquel la description qui précède est tout entière empruntée. Mais avant lui, Lôwe avait formulé, d’une façon un peu différente, une distinction analogue. Il existe en effet, selon cet auteur, un « type latéral supérieur » et un « iype latéral inférieur » de constitution de la paroi cérébrale, auxquels correspondent respectivement les zone dorsale et zone ventrale de His. A l’un et à l’autre type appartiennent des organes cérébraux différents : au type inférieur, qui est le prolongement des cornes et des cordons antérieurs de la moelle, correspondent la moelle allongée (plancher du quatrième ventricule), le pédoncule cérébral et la couche optique; le cervelet, les tubercules quadrijumeaux et les hémisphères cérébraux répondent au type supérieur. Les organes d’un même type se montrent sur le prolongement direct les uns des autres sur une coupe sagittale de la tète. C’est qu’en effet ceux du type inférieur dérivent des moitiés inférieures des parois latérales du tube médullaire (zones ventrales de His), ceux du type supérieur, des moitiés supérieures de ces mêmes parois (zones dorsales de His).
Lôwe tient compte, en outre, dans l’organogénie du cerveau postérieur et aussi des autres compartiments cérébraux, d’une formation dont His ne fait pas mention, à propos du cerveau rhomboïdal tout au moins. Celle-ci, que Lôwe appelle le diverticule du toit (voy. par exemple fig. 209, dt), est située sur la ligne
MOELLE ALLONGÉE, PONT ET CERVELET
médiane du toit cérébral et consiste, suivant les régions examinées, soit en une invagination, soit plus souvent en une évagination de la plaque recouvrante, qui dans le premier cas s’enfonce en doigt de gant dans la cavité du cerveau, et dans le second, au contraire, limite un diverticule de cette cavité. Ce diverticule du toit n’a d’ailleurs, en plusieurs points, dans la moelle et dans la région du cervelet par exemple, qu’une existence passagère, et s’atrophie de bonne heure par soudure de ses parois. Nous retrouverons plus loin cette formation.