‹ Eléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés (volume 2)Chapitre 157 sur 284 · LÈVRE RHOMBOIDALE ET SES TRANSFORMATIONS · texte numérisé non relu

LÈVRE RHOMBOIDALE ET SES TRANSFORMATIONS

de la lèvre persiste et devient même considérable en formant deux diverticules droit et gauche du quatrième ventricule appelés recessus latéraux (fig. 201, ri). Ces recessus, considérés sous le rapport de leur paroi, sont deux saillies latérales vésiculeuses de la membrane obturatrice, auxquelles Henle a donné le nomde « voile médullaire

Fig. 201. — Coupes horizontale et frontale de la tête d'un embryon de Lapin de 2 centim. de long (d’après

LoWE).

En A (coupe horizontale). — vmp, voile médullaire postérieur. — pfl, pédoncules du flocon. — dt, diverticule du toit de la cavité du cerveau postérieur. — pch, plexus choroïdes. — rl, recessus latéral du quatrième ventricule. — v * , ce ventricule . — ca, corne d’abondance de Bochdaleck. — cp, pédoncule cérébelleux.

En B (coupe frontale). — v, ligne médiane du vermis , — e, extrémité latérale du vermis. — nd, noyau du toit ou de Stilling. — ol, olive bulbaire. — nae, noyau acoustique externe. — CM, cerveau moyen avec dt, le diverticule du toit. — Les autres lettres comme en A.

inférieur », l’expression de recessus latéral étant réservée au cul-de-sac du quatrième ventricule limité par ce voile. Au début, ils sont relativement volumineux; mais plus tard leur développement s’arrête et au cinquième mois ils sont totalement recouverts par le cervelet (Mihalkovics). La paroi consiste en deux feuillets,

MOELLE ALLONGÉE, PONT ET CERVELET

l’an supérieur sous-jacent et accolé au cervelet, l’autre inférieur appliqué sur la moelle allongée. Plus tard, les deux feuillets s'adossent et le recessus donne alors l’impression d’une vésicule crevée et affaissée sur elle-même. D’après Mihalkovics, qui a porté spécialement son attention sur ce point, le feuillet supérieur, qui est plus mince que l’autre, est soudé au tissu conjonctif de la pie-mère; il porte untractusde fines villosités. Le feuillet inférieur, plus épais, renferme des éléments nerveux, ce qui n’a rien de surprenant, puisque nous savons qu’il correspond en partie au tænia, bord d’attache épaissi de la membrane obturatrice. Les recessus latéraux et le voile médullaire inférieur sont ainsi des formations rudimentaires, plus ou moins développées suivant les cas. Il nous restera à voir plus loin quelles modifications la membrane obturatrice subit ultérieurement.

Nous avons trouvé, dans le stade très jeune que nous avons pris comme point de départ, les zones dorsales verticales et à peu près parallèles (fig. 199, A).

Ce'stade est suivi d’un autre, que l’on peut caractériser comme stade de la « formation primaire des lèvres ». Tandis que la portion interne ou génienne de la zone dorsale conserve sa situation verticale, sa portion externe ou labiale s’infléchit en manière de lèvre (fig. 199, B). Le sillon qui sépare la partie génienne de la portion labiale, ou sillon externe de la lèvre, se soude bientôt, et la lèvre disparaît ainsi. A la place d’une plaque infléchie et retroussée se forme une saillie arrondie dont la face externe porte le tænia et queHis appelle « bourrelet alaire ».

Un troisième stade est celui dans lequel la zone dorsale prend une position horizontale. Au début de la sixième semaine, les deux bourrelets alaires se déjettent en dehors, si bien que leur face dorsale devient externe. Toute la zone dorsale peut ainsi seretrousser en bas et en dehors, formant une sorte de lèvre rhomboïdale nouvelle, séparée de la zone ventrale par un sillon; la zone dorsale ainsi infléchie devient le corps restiforme, et le sillon en question est le sillon resAforme.

Dans un quatrième stade, celui de la « première formation olivaire », et déjà durant le stade précédent, la zone ventrale se rapproche de sa congénère du côté opposé, dont elle demeure

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