CANAL ET GLANDE HYPOPHYSAIRE
époque; c’est le crâne qui se développe secondairement, audessous de la poche hypophysaire, devenue ainsi intracrânienne, et qui laisse un trou par lequel passe le pédicule qui rattache l’hypophyse au pharynx. Ce trou, ménagé entre les « trabécules » du crâne, s’appelle la a fontanelle hypophysaire ». On peut admettre que c’est la constriction exercée par le développement du tissu conjonctif, puis du cartilage de la base du crâne, qui amène le rétrécissement de la partie initiale du cæcum hypophysaire
(fig. 255). Ce cæcum comprend
Fig. 254. — Coupe transversale de l’hypophyse et du prolongement infundibulaire du cerveau chez un embryon humain de 22 millim.
hy, hypophyse moulée sur le prolongement infundibulaire, in, avec -sa cavité et ses deux feuillets ; un mince tractus connectif la sépare du prolongement infundibulaire. — p, pont de Yarole.
ès lors un fond ou poche, plus
Fig. 255. — Coupe sagittale de l'hypophyse et de Vinfundibulum chez un embryon de Lapin âgé de 16 jours.
hp, hypophyse. — if, prolongement infundibulaire. — cp, courbure pontique de la paroi cérébrale. — ch, corde dorsale. — dhp, conduit hypophysaire, déjà plein à cette époque. — s php, basi sphénoïde postérieur cartilagineux. — spha, basisphénoïde antérieur cartilagineux.
spacieux, tapissé de cellules plus hautes et destiné à fournir la glande hypophysaire (fig. 255, hp), et un pédicule ou canal, le canal hypophysaire ( dph .), voué à l’atrophie. Ce dernier, en effet, de creux qu’il était, devient plein (fig. 255), et se rétrécissant ensuite de plus en plus, finit par n’ètre plus qu’un filament extrêmement ténu (fig. 256, h). Dans quelques cas exceptionnels, le canal hypophysaire peut persister, tout au moins réduit à un
tractus fibreux, à travers un pertuis creusé entre les cartilages du sphénoïde antérieur (ethmo-sphénoïde) et du sphénoïde postérieur (sphéno-occipital) (fig. 255 et 256, spha, sphe ; sphp, spho).
Mihalkovics rapporte que Miklucho-Maclay a décrit chez des Requins une disposition semblable. Waldschmidt, chez le Polyptère (Poisson Ganoïde) à l’état adulte, a décrit un canal à parois épithéliales, qui, partant de la masse de la glande hypophysaire, se dirige vers la bouche, sans s’y ouvrir; il le considère comme dû à la persistance du canal hypophysaire
Fig. 256. — Coupe sagittale de la région pharyngienne d’un embryon humain de la onzième semaine. Rapports de la bourse pharyngienne et de la corde dorsale (d’après Froriep).
bph, bourse pharyngienne. — ch, corde dorsale. — l, ligament occipito-pharyngien. — Pli, paroi postérieure du pharynx. — es, constricteurs du pharynx. — e, épithélium. — v, voile du palais. — h, conduit hypophysaire. — a, lobe antérieur; b, lobe postérieur de l’hypophyse. — Sphe, cartilage sphéno-ethmoïdal. — Spho, cartilage sphéno-occipital. — A, corps de l’axis. — oA, apophyse odontoïde. — A t, arc antérieur de l’atlas.
des stades embryonnaires. D’autre part, chez le nouveau-né, Landzert a observé dix fois sur cent un canal, appelé par lui « conduit crânio-pharyngien » et nommé depuis « canal de Landzert », qui s’étend de la fosse turcique au périoste de la voûte osseuse du pharynx et qui contient un prolongement de la dure-mère; il convient d’ajouter toutefois que le canal crânio-pharyngien n’est pas, comme l’a cru Landzert, le vestige certain du canal hypophysaire. Enfin Suchannek, chez une fille de 4 ans, a décrit