DÉVELOPPEMENT DE LA GLANDE HYPOPHYSAIRE
entre le sphénoïde antérieur et le sphénoïde postérieur un conduit qu’il considère comme dû à la persistance du canal hypophysaire; il n’existerait, d’après lui, qu’un cas analogue de Luschka, où l’on a vu un prolongement du lobe antérieur de l’hypophyse pénétrer dans le sphénoïde.
Dès que la poche hypophysaire est séparée de l’épithélium bucco-pharyngien, elle se mel à végéter et à pousser des bour-
Fig. 257. — Coupe à travers le pont et le cervelet chez un embryon humain de 30 tnillim. de long, intéressant
aussi l’hypophyse.
lie, hémisphères cérébelleux. — pc, pédoncules du flocon. — pch,. plexus choroïdes, — pi, plaque interne. — flp, faisceau longitudinal postérieur ou dorsal. — ab, noyau de l’abducteur ou moteur oculaire externe. — ti,tractus intermedius avec rtr, racine du trijumeau. — gtr, ganglion du trijumeau ou de Gasser. — sm, septum medullæ. — in, infundibulum cérébral. — hy, poche hypophysaire avec ses deux parois, dont l’antérieure bourgeonnante. — en, cloison cartilagineuse du nez.
geons, qui se ramifient et donnent finalement lieu à un complexus glandulaire (W. Müller, Mihalkovics, etc.). La paroi de la cavité hypophysaire émet de courtes saillies papilliformes, dans les interstices desquelles l'épithélium forme de nouveaux bourgeons, et ainsi de suite (fig. 257, hy). Ces végétations s’allongent et se
pelotonnent, puis elles prolifèrent à leur tour en donnant naissance à des ramifications de plus en plus nombreuses, qui s’étranglent et s’isolent en tronçons irréguliers. Toute cette prolifération épithéliale a pour terrain un tissu conjonctif richement vascularisé, presque caverneux, entre les vaisseaux duquel s’insinuent les tubes épithéliaux.
Certains auteurs ont pensé même que ce tissu vasculo-conjonctif n’était pas pour la végétation épithéliale un simple substratum, mais qu’il était aussi l’agent du tronçonnement des tubes épithéliaux de l’hypophyse. Ce qui est certain, c’est que l’épithélium des tubes hypophysaires et les vaisseaux entrent, à la suite de ce processus, dans un rapport très intime.
Il arrive en même temps que l’ensemble de la poche hypophysaire épithéliale, à laquelle s’est accolé le prolongement infundibulaire du cerveau, est déprimé par ce dernier, invaginé en un calice, « comme la vésicule optique l’est par le cristallin » (Flesch) : disposition dont des coupes frontales rendent bien compte (fig. 254 et 257, in et hy). Sur de telles coupes, on voit que l’hvpophysea pris la forme d’un fer à cheval, logeant dans sa concavité le prolongement cérébral. Sa concavité est limitée par un double feuillet externe et interne (fig. 257). Celui-ci est plus mince que l’autre, à l’inverse de ce qui existe pour la vésicule optique secondaire; la presque totalité de la masse hypophysaire est, en effet, formée par le feuillet externe (fig. 257, fig. 258, e et e’). Le feuillet interne se borne à envoyer, d’après Flesch, quelques bourgeons qui pénètrent dans la partie cérébrale (fig. 258, E, F, e’); les deux feuillets de la cupule hypophysaire se continuent l’un par l’autre dans une « zone de réflexion », qui offre un certain nombre de caractères spéciaux et qui se poursuit le long du prolongement infundibulaire (Lothringer) (fig. 258, A et B, e). Quant à la cavité hypophysaire, elle se réduit de plus en plus avec les progrès de l’âge, par accolement de ses parois; ce processus marche d’avant en arrière. D’après certains auteurs, toutefois, chez la plupart des Mammifères, l’Homme et le Cheval exceptés, elle persiste sous forme d’une fente étroite (Flesch, Lothringer), visible çà et là sur les coupes de la figure 258. Ses dépendances, c’est-à-dire les prolongements creux qu’elle envoie dans l’intérieur des tubes, paraissent"