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RÉGION PINÉALE DES POISSONS

Galeus , Acanthias , sauf souvent dans sa partie proximale. L’épiphyse de Mustelus est creuse dans ses portions moyenne et distale, celle de Pristiurus et de Centrophorus est creuse sur toute sa longueur. L’extrémité droite de l’épiphyse est située chez Raja et Scyllium dans le tissu même du trou préfrontal, continu avec le tissu sous-cutané; chez Pristiurus , elle est logée dans la dure-mère même ; chez les autres Sélaciens, elle ne s’étend pas aussi loin ét s’arrête dans une cavité placée derrière le trou préfrontal et revêtue par la dure-mère (Cattie). Ehlers a montré qu’il se développe dans la paroi de l’extrémité distale (glande pinéale) des gouttières longitudinales que l’on peut comparer avec les bourgeons creux qu’émet la paroi de la glande pinéale embryonnaire des Oiseaux, comme Mihalkovics l’a fait voir. Cette glande pinéale, chez le Sélacien complètement adulte, a du reste, d’après Cattie, la même structure que celle des Poissons osseux.

L’épiphyse des Ganoïdes, spécialement d ’Acipenser et d'Amia, ne diffère pas beaucoup de celle des Poissons précédents.

Sa partie proximale, en forme de tige creuse, est logée, selon Goronowitsch, dans une gouttière qui lui est fournie par une annexe de la voûte membraneuse du cerveau intermédiaire ; sa partie distale, renflée mais pleine, est enfoncée dans une niche du crâne cartilagineux. On retrouve ici, d’après le même auteur, l’asymétrie des ganglions de l’habenulaet des faisceaux de Meynert, que nous avaient offerte lesCyclostomes; il en serait de même chez l’embryon des Téléostéens, tandis que chez l’adulte, comme on le sait, ces formations sont développées également.

L’état adulte de la région pinéale des Dipnoï n’est pas encore complètement déterminé.

Burckhardt, qui a étudié le plus récemment le cerveau de ces Poissons, affirme qu’avant lui Owen, Huxley, Serres, Beauregard ont désigné sous le nom d’épiphyse un corps vésiculeux qui n’était qu’une partie des plexus choroïdes, tandis que Wiedersheim et Fulliquet ont appelé épiphyse ou glande pinéale les ganglions de l’habenula (voir fig. 197, gp). Selon lui, l’épiphyse comprend chez le Protoptère (Protopterus annectens) un pédicule tourné en avant, portant à son extrémité un sac glanduleux, sans analogie avec un œil, qui est la vésicule pinéale. Chez Ceratodus, cette vésicule n’a pas non plus de ressemblance avec un œil (Sanders).

Hill chez Amia (Ganoïde), Kupffer chez l’Esturgeon, Burckhardt chez le Protoptère ont signalé en avant du vélum transversum l’existence d’un cæcum du toit membraneux, dirigé en haut, qu’ils ont appelé paraphyse, conarium ou « nodule choroïdien », en le

comparant aux organes décrits ailleurs sous ces noms par Selenka et par Gœtte.

B. — Nos connaissances sur le développement de la région pinéale dans ces divers groupes sont dues : pour les Poissons osseux à Hoffmann, Rabl-Rückhard, Goronowitsch, Holt, Owsjannikow, Hill, Studnicka ; pour les Sélaciens à Balfour, Ehlers, Van Wijhe, Purvis et Locy ; pour les Ganoïdes à Balfour et Parker (Lépidostée), Goronowitsch ( Acipenser, Amia), Kupffer ( Acipenser ), Hill (Amia) ; pour les Dipnoï à Burckhardt (Protoptère) et Sanders (' Ceratodus ).

Les faits les plus intéressants relativement au développement de l’appareil pinéal dans ces divers groupes nous ont été révélés par Locy, Holt et Hill.

Locy, qui a étudié des embryons de Sélaciens très jeunes, pré-

Fig. 269. — Embryon de Squalus acanthias,long de 3 millim. 5, et possédant 19 somites (d’après Locy).

L’embryon est vu de profil. La gouttière médullaire encore ouverte est placée de façon qu’elle offre la vue extérieure des vésicules optiques, et en même temps, de l’autre côté de la gouttière, la vue interne des vésicules. En op, vésicules optiques principales. — opa1, opa 2, vésicules optiques accessoires.

tend être allé au delà de la constatation devenue banale de la production d’un diverticule épiphysaire aux dépens de la voûte du thalamencéphale et avoir retrouvé la trace des, premiers développements de la région pinéale. Pour lui, l’épiphyse des Sélaciens ne se forme pas au moment où elle apparaît dans le plan médian, sur une coupe sagittale et médiane de la tête de l’embryon. Il décrit en effet (fig. 269) dans un stade très précoce où la gouttière médullaire est encore ouverte, en arrière des vésicules optiques, deux paires de « vésicules optiques accessoires » (opa1, opa2), qu’il nomme ainsi à cause de leur mode de production et de leur conformation, qui sont les mêmes que pour les vésicules optiques principales. Il

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