RÉGION PINÉALE DES SAURIENS
la cavité du cerveau intermédiaire un organe irrégulièrement plissé, qui se prolongea sa partie supérieure par un filament nerveux dirigé en avant ; celui-ci se dilate à son extrémité en une sphère creuse, contenue dans une cavité du crâne, dont le trou pariétal est l’orifice extérieur ; une couche conjonctive, transparente, entoure cette sphère terminale. Il y a ici trois parties distinctes de l’appareil pinéal : l’épiphyse; la tige nerveuse qui la continue; la sphère creuse enfin dont la structure est exactement
vo, vésicule optique, extrémité distale de l’épiphyse. — pe, pédicule de cette vésicule ou tige proximale de l’épipliyse .
vo, vésicule optique, extrémité distale de l’épiphyse. — pn, pédicule de cette vésicule transformé en un nerf . — ■ ep, épiphyse proprement dite. — v, vaisseau. — p, p, pigment. — pa, pa, os pariétal.
celle d’un œil, et dont la paroi est différenciée, comme nous allons le voir, en un cristallin et une rétine.
Ces deux extrêmes sont reliés par de nombreuses formes intermédiaires décrites par Spencer. Chez Cyclodus (fig, 274), on trouve une épiphyse sous la forme d’un pédicule creux (pe), dont la partie distale est renflée en une vésicule (vo) qui offre des traces de différenciation en cristallin et rétine. Chez Calotes , Seps , Leiodora , la partie distale, oculiforme, estbien développée, mais la tige moyenne a avorté. Chez Chamœleo et Lyriocephalus, une nouvelle dispo-
sition est réalisée (fig. 275); il y a bien, comme chez Hatteria , trois parties; Tune, proximale, est creuse et représente une épiphyse (ep); la partie moyenne est différenciée en une tige nerveuse (pn); mais la portion distale, l’œil (ao), est demeurée dans un état très primitif. Chez Varanus bengalensis , la tige nerveuse ne s’est pas différenciée, et l’épiphyse vient s’appuyer contre la sphère oculaire.
Fig. 276. — Coupe de l’œil pinéal d’ Hatteria punctata (d’après Spencer).
C, cornée. — Or, cristallin. — R, rétine. — G, groupe de cellules ganglionnaires. — N, nerf pinéal. —
v, vaisseaux sanguins.
Les différences dans la structure de rorganeoculaire ne sont pas moins grandes, comme nousl apprend la comparaison histologique des genres Hatteria, Pseudopus , Anguis, Lacerta , Chamœleo , Phrynosoma, etc., étudiés à ce point de vue par Leydig, de Graaf, B. Spencer, C.-K. Hoffmann, Ostroumoff, Ritter, Sorensen.
Hatteria et Pseudopus nous offrent le type le plus complexe. La vésicule oculaire d'1 Hatteria (fig. 276) est piriforme, à grosse extrémité périphérique. Elle se compose de trois parties : le cristallin, la rétine et une sorte de corps vitré remplissant la cavité de la vésicule.