DÉVELOPPEMENT DES FIBRES CALLEUSES
Martin a montré que chez le Chat les premières fibres du corps calleux proviennent des piliers postérieurs du trigone, dont elles représentent la partie médiane ; les autres fibres ne se développent qu’ensuite.
D’autre part, Blumenau a étudié l’origine de ces fibres chez l’embryon de Cochon. Les faisceaux fibreux de corps calleux viennent
Fig. 3,31. — Trois coupes sagittales et médianes du cerveau d'embryons de Chat de divers âges pour le développement du corps calleux (d’après Martin).
I, Embryon de 38 millim. — II, Embryon de 5 centim. — III, embryon de 9 centim. — cc, corps calleux. — ca, commissure antérieure rattachée en I au corps calleux par une lame épaisse qui en s’amincissant fournira dans les stades ultérieurs une partie de la' lame terminale. — et, cloison transparente ( septum lucidum). — bo, ge, bourrelet et genou du corps calleux.
de la couche la plus profonde du manteau des hémisphères et s'accroissent vers le plan médian, marqué par la faux cérébrale, en s’approchant de plus en plus de la surface cérébrale. Comme c’est, d’après Blumenau, le corps qui est fermé le premier, c’est donc là que les faisceaux gauche et droit du corps calleux seront le plus rapprochés, tandis qu’aux extrémités ils seront encore
HEMISPHERES CEREBRAUX
très éloignés les uns des antres et du plan médian; on trouvera donc tous les intermédiaires, tous les stades du déplacement vers la ligne médiane si l’on examine des coupes vertico-transversales pratiquées entre le corps et les extrémités (fig. 332). La paroi interne des hémisphères offre ici les mêmes couches qu’ailleurs :
Fia. 332. — Coupes frontales du cerveau antérieur d’un embryon de Porc de 10 centim.de long
(d’après Blumenau).
f.f, faux du cerveau. — cc, faisceau calleux et corps calleux. — vl, ventricule latéral. — 1, 2, 3, 4, les quatre couches de l’écorce cérébrale ; 4’, zone séparée dans la quatrième couche par l’apparition du faisceau calleux.
a) une couche superficielle pauvre en cellules; b) une couche cellulaire compacte; c) une zone blanche fibreuse ; d) une couche cellulaire profonde limitrophe de l’épendyme (fig. 332, L 2, 3, 4). Dans l’épaisseur de cette dernière paraissent des fibres qui, à la hauteur de la moitié de la paroi interne, forment un faisceau