‹ Eléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés (volume 2)Chapitre 256 sur 284 · CRETE DENTAIRE · texte numérisé non relu

CRETE DENTAIRE

Pravaz, « crête dentaire » ou « crête adamantine » de Schwink, Rose et de la plupart des auteurs). Cette crête dentaire, dont Mareusen et Huxley, puis Kolliker, Waldeyer, Hertz, Kollmann ont les premiers fait connaître l’existence chez différents Mammi-

Fio. 358. — Coupe de la partie antérieure de la plaque ptérygo-palatine d’un ieune Protopterus annecten

récemment éclos (d’après Rose).

pt, partie osseuse basale de la plaque ptérygo-palatine. — et, cartilage ethmoïdal. — pd, pulpe dentaires. — d, dentine. — vd, vitro-dentine. — ge, gaine externe de l’épithélium de l’émail. — gi, gaine interne. — re, restes de l’épithélium de l’émail. — eb, épithélium buccal.

fères et particulièrement chez l’Homme, a été surtout étudiée chez ce dernier par Rose. D’après la description de ce dernier auteur, c’est une lame qui, sur la coupe transversale de la mâchoire, a une forme hémisphérique, et consiste en cellules épithéliales

ÉLÉMENTS D’EMBRYOLOGIE

APPENDICE AU TUBE DIGESTIF

rondes, non encore différenciées. Les rapports de la crête dentaire avec la crête « labiale » on « mur plongeant », de la fissuration de laquelle résulte le vestibule de la bouche, ont été précisés par plusieurs auteurs. Pouchet et Chabry ont les premiers soigneusement distingué entre ces deux formations, et Leche a confirmé, spécialement chez le Hérisson, qu’il s’agissait bien de deux choses indépendantes. Paume au contraire avait fait naître la crête dentaire au voisinage immédiat de la crête labiale et même à ses dépens, et Rose admit même que l’une et l’autre chez l’Homme dérivent d’une ébauche commune.

Pour Rose du reste, si c’est bien réellement la crête dentaire qui est, chez l’Homme et en général tous les Vertébrés supérieurs, l’organe formateur de la dent, elle n’est cependant pas la première manifestation de l’activité odontogène de l’épithélium buccal. En effet, en même temps ou même avant que cette crête dentaire se forme, il paraît, ainsi que nous l’avons déjà vu (p. 183), au niveau même de la crête, un soulèvement de l’épithélium, une papille, qui rappelleabsolument le stade placoïde des Vertébrés inférieurs, et qui doit être considérée comme une crête véritablement primaire.

Quant au « sillon dentaire » que l’on avait cru accompagner la crête dentaire et dont la formation avait été mise en rapport avec la production de cette crête, Pouchet et Chabry, Waldeyer, Kollmann avaient montré déjà qu’il n’avaitrien à faire avec l’odontogenèse, qu’il n’était autre qu’un sillon labial : opinion que confirment les recherches plus récentes de Rose.

La crête dentaire a été retrouvée par Rose même chez les Oiseaux où sa véritable signification avait échappé à Gardiner, à cause de l’état rudimentaire où elle se présente. Elle y est indépendante d’une crête labiale, dont Gardiner a démontré l’existence.

Cette crête dentaire des Oiseaux paraît sans fonctions. En effet, elle n’intervient pas dans la genèse des productions pseudo-dentaires qu’on observe chez les Oiseaux et les autres Sauropsidés. On s’est toujours efforcé, on le sait, de trouver chez les Oiseaux et les Tortues, des rudiments d’un appareil dentaire. Les papilles spéciales du bord des mâchoires qu’Et., Geoffroy Saint-Hilaire avait découvertes chez les Perroquets et où E. Blanchard avait même cru trouver de l’ivoire, ne sont pas des organes

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