ÉBAUCHE DES GLANDES SALIVAIRES
Quant à la parotide, elle se montre avant la glande sublinguale. C’est un bourgeon plein (fîg. 49 gp)f qui dérive du sillon profond qui sépare la mâchoire supérieure et la mâchoire inférieure.
Les données de Chiewitz ne diffèrent de celles deHis que sur des points de détail. Chez l’Homme et chez le Porc, cet auteur a montré que l’orifice du canal de Wharton se déplace avec l’âge en avant, tandis que la glande parotide et l’orifice de son canal excréteur se trouvent graduellement reportés en arrière.
Chiewitz a ajouté à la description de l’origine des ébauches des glandes salivaires quelques renseignements sur le développement ultérieur de ces ébauches. Pleines d’abord, les ébauches salivaires se creusent ensuite d’une lumière et poussent de nouveaux bourgeons pleins qui ne deviennent creux que plus tard. Les rameaux ainsi constitués sont séparés jusqu’à la naissance par de larges tractus conjonctifs. A partir du moment où sont différenciés les alvéoles terminaux et les « pièces intermédiaires » des canaux excréteurs il ne se fait plus de nouveaux bourgeons, et l’accroissement général de la glande doit être attribué à l’augmentation du volume de ses parties constitutives déjà existantes.
§3. — Formation de l’anus et du proctodaeum. L’anus cloacal et l’anus définitif. — Nous avons indiqué plus haut (p. 71) comment l’endroit du futur anus est marqué par la membrane anale qui n’est autre que la partie antérieure de la région postérieure de la ligne primitive. Nous avons fait comprendre aussi comment il se forme un intestin post-anal (fîg. 43, B, ipa), qui ne mérite ce nom que par la situation apparente qu’il prend secondairement par rapport à l’anus, tandis que réellement et primitivement il représente une région préanale de l’intestin postérieur. Ajoutons que l’intestin post-anal a reçu aussi la dénomination d 'intestin caudal, parce qu’il s’enfonce en cul-de-sac dans la région antérieure de la ligne primitive, laquelle proémine en une protubérance caudale. Mais ce n’est pas tout; car l’on a vu (ch. 1er de ce tome, et tome Ier, p. 343) que, derrière la région delà membrane anale, l’intestin postérieur forme un diverticule, le diverticule allantoïdien, qui s’enfonce dans l’épaisseur de la partie postérieure de la région postérieure de la ligne primitive située derrière la membrane anale, et qui, d’abord placé en arrière de cette membrane et de l’intestin postérieur proprement dit (fîg. 30, I et II), s’infléchit au-dessous, puis en avant de l’une et de l’autre (III et IV).
84 DÉVELOPPEMENT DE LA BOUCHE ET DE l’aNUS
Enfin, par l'accroissement de l’ébauche caudale, et, par le recour-
Fig. 50. — Développement de l'allantoïde, observé sur des coupes longitudinales de l’extrémité postérieure d’embryons de Poulet de 46 h ., de 48 h., de 52 h., de 72 h., et de 5 jours lj2 (d’après Duvâl, un peu simplifiées).
In, ectoderme. — ex, extoderme. — ip, intestin postérieur. — ic, intestin caudal. — me, membrane cloacale ou anale. — al, diverticule allantoïdien. — se, dépression sous-caudale. — am, amnios. — ma, épaississement mésodermique de l’allantoïde. — cg, cavité générale. — tm, tube médullaire. — o. ouraque. — cw, canal de Wolff.
bernent de toute l’extrémité postérieure de l’embryon en avant et