‹ Eléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés (volume 2)Chapitre 48 sur 284 · BRANCHIES POST -BRANCHIALES, PRÉBRANCHIALES ET INTERCALAIRES · texte numérisé non relu

BRANCHIES POST -BRANCHIALES, PRÉBRANCHIALES ET INTERCALAIRES

mérie céphalique, énoncée au chapitre II (p. 60), qui repose ellemême sur des faits bien établis. Les fentes branchiales donc, de même que le font d’autres organes de la tête et du cou des Vertébrés, se répéteraient par paires métamériquement, le long de la partie antérieure du corps, d’une façon ininterrompue depuis l’extrémité de la tête. Il y aurait en somme une mêtamérie branchiale une branchiomérie , beaucoup plus étendue autrefois. La branchiomérie est avant tout une endomérie ou endodermérie ; car c’est le diverticule entodermique de l’intestin, le sillon branchial

Fig. 57. — Mêtamérie branchiale chez la larve de l’Axolotl (combinaison et modification des reconstitutions, de coupes sagittales et transversales figurées par Houssay).

n, fente nasale (préorale). — Chy, fente cristallo-hypophysaire (préorale). — 6, boucbe (fente orale). — sp,hm, H, a, 3B-4B, fentes postorales. — sp, fente spiraculaire ou évent. — hm, fente hyo-mandibulaire. — II, fente hyoïdienne ou hyo-branchiale. — 1B-4B, fefftes branchiales proprement dites. — a, fente auriculaire, en voie de régression. — o, ganglion olfactif. — t, ganglion du trijumeau. — /, /’ f” ganglion facial subdivisé. — gp, ganglion glosso- pharyngien, — v, ganglion du vague subdivisé.

De chaque ganglion partent un ou plusieurs rameaux nerveux post-branchiaux pour les branchies correspondantes.

Le mésoderme, segmenté en somites, est représenté par la teinte grise moyennement foncée.

Les fentes ou plutôt les diverticules entodermiques post-branchiaux (pbr) ont été représentés en partie d’une façon schématique ; les nerfs et les somites correspondants ont été négligés.

interne, qui est le plus caractéristique et le plus constant dans la formation branchiale.

La branchiomérie était autrefois beaucoup plus étendue que celle qui se manifeste aujourd’hui par la succession régulière des fentes branchiales les unes derrières les autres. Mais la plus grande

DÉVELOPPEMENT DE L’iNTESTIN RESPlEiATOl HE

partie des métamères branchiaux a disparu, en particulier tous les métamères postérieurs, il en est resté parfois des vestiges insignifiants quoique très significatifs, tels que les diverticules entodermiques très effacés que Houssay a constatés le long du tube digestif de la larve d’Axolotl (fig. 57, pbr). La fonction respiratoire s’est alors localisée sur les branchies de la région antérieure. Mais parmi ces branchies à leur tour, les plus antérieures et les plus postérieures et quelques-unes aussi interposées aux autres se sont de très bonne heure modifiées profondément d’une manière adaptationnelle et sont devenues des organes très divers, tels que les organes olfactif et auditif.

L’idée d’une parenté d’origine des branchies et de ces organes repose d’ailleurs sur un fait d’observation. En effet les connexions entre épiderme et nerfs qui caractérisent certains organes des sens se retrouvent au niveau des fentes branchiales, où il existe des organes des sens branchiaux très simplement constitués. On a pu fonder ainsi la doctrine des organes des sens branchiaux (Beard) inséparable de celle du changement de fonction des branchies, et d’après laquelle toutes les branchies ayant possédé au début des organes sensoriels très simples, ceux-ci se seraient conservés et compliqués dans les branchies les plus antérieures en même temps qu’elles perdaient leur fonction respiratoire.

Enfin, l’hypothèse de fentes branchiales précédant et suivant celles qui existent actuellement est encore justifiée par ce fait que nous allons constater, qu’en allant des Vertébrés inférieurs, des Sélaciens par exemple, aux Vertébrés les plus élevés tels que les Mammifères, il se fait une*réduction dans le nombre des fentes branchiales ébauchées même chez l’embryon, de sorte que ce nombre est moindre chez un embryon de Mammifère que chez un Sélacien adulte. Si donc le nombre des fentes se trouve diminué des Sélaciens aux Vertébrés supérieurs, il est infiniment probable que les Sélaciens nous présentent un diminutif de ce qui existait chez des Vertébrés plus anciens.

Chez les Batraciens et les Beptiles le nombre des fentes branchiales tombe à cinq. Chez les Oiseaux et les Mammifères il n’est plus que de quatre. Chez le Poulet, il apparaît dès la fin du 2H jour de l’incubation trois paires de sillons branchiaux ; à la fin

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